La Maison Lignereux à l’Espace Muraille de Genève

Rares sont les grandes marques françaises à avoir perduré à travers les années. Il en est une, assez discrète mais pour autant prestigieuse, qui a su se maintenir malgré le temps qui passe. Il s’agit de Lignereux.

Cette entreprise française a été fondée en 1781 par un créateur d’art, Martin-Eloy Lignereux. Il a été l’un des créateurs d’art phare de son époque. On faisait appel à lui pour décorer les plus somptueuses demeures à travers l’Europe. En 1787, il décide de s’associer avec Dominique Daguerre, grand et réputé marchand de luxe de son époque. Celui-ci tient une boutique célèbre Rue Saint-Honoré à Paris. Cela leur permet d’avoir une double implantation européenne à Londres et Paris grâce aux boutiques de luxe de la marque. Cela va bien entendu les différencier des autres créateurs dans le domaine du luxe et Lignereux et Daguerre vont s’affirmer comme les principaux acteurs dans l’art décoratif dans toute l’Europe.

Les deux hommes se complètent : Lignereux par son expérience commerciale dans le marché du luxe et de l’artisanat d’art, et Daguerre par sa réputation et sa clientèle prestigieuse. Il faut dire que Marie-Antoinette l’apprécie bien et fait appel à lui de nombreuses fois pour alimenter sa collection privée de bijoux et objets d’art en tous genres. La maison Lignereux et Daguerre perdurera et saura faire face aux événements historiques même si le marché du luxe aura été fortement compromis. En 1789, pendant la Révolution Française, Marie-Antoinette confiera même sa collection d’art Lignereux. Celui-ci les remettra à la France après la mort de la reine.

C’est, tout au fil des années, une réputation internationale qui continue à se construire. Avant de mourir, Lignereux vend tout son stock d’objets et de meubles à Pierre-Philippe Thomire, l’un des plus remarquable bronzier français de sa génération. On le comptera parmi les témoins du mariage d’Adélaïde-Anne Lignereux, fille unique du fondateur de la marque.

En ce qui concerne les créations Lignereux, elles ont toutes le point commun d’être « au goût du jour ». Les créateurs évitent les vieilleries. Et ce sont le résultat de travail en commun entre différents artistes qui ont pour but de faire dialoguer des matériaux nobles (bronze, marbre, porcelaine, bois précieux) et des cultures de tout horizon. On retrouve aussi des formes emblématiques comme l’octogone, le dragon, la torche entre autres, qui continuent encore aujourd’hui d’inspirer les artistes contemporains de la marque.

Malheureusement, pendant de longues années, la marque est restée sans créations, mais depuis 2015, on assiste à un réveil de la maison grâce au travail collaboratif des différents artistes contemporains choisis par Lignereux.

Le public et les cibles commerciales de nos jours sont les collectionneurs d’art du monde entier. C’est donc tout naturellement que la marque a choisi un lieu connu de tous les amateurs d’art, pour faire son grand retour sur la scène des expositions. Lignereux posera ses objets chez Caroline et Eric Freymond à l’Espace Muraille. Niché au cœur de l’une des plus belles villes européennes, à Genève, ce lieu d’exposition d’artistes contemporains a pour but de mettre en lumière des artistes et artisans contemporains. C’est également un lieu d’accueil pour des événements privés comme des conférences ou des soirées musicales. Ce lieu a été créé dans la demeure familiale des Freymond. Ces derniers ont toujours été entourés d’objets et d’œuvres d’art. Le lieu d’accueil d’art doit son nom aux anciennes murailles de Genève dans lequel il a été creusé. Les artistes s’y installent pour s’approprier les lieux sur 275 m2 répartis sur 2 niveaux. C’est un réel lieu authentique dans lequel chaque pièce d’art trouve un écrin dans lequel se lover.

La maison Lignereux poursuit donc sa renaissance en choisissant d’exposer des œuvres et des objets artistiques au sein de l’Espace Muraille. Après presque deux ans de quasi-absence d’expositions et d’événements culturels à cause de la crise sanitaire, les visiteurs pourront découvrir les collections de la prestigieuse marque du 24 janvier 2022 au 7 mai 2022. Un grand coup de fouet pour cette renaissance ralentie.

Le couple Freymond et l’archéologie : regard sur la fondation Max Van Berchem.

Si Caroline Freymond révèle que son époux, Éric Freymond, et elle ne possèdent pas de pièce archéologique à leur collection, ils n’en demeurent pas moins très intéressés par ce sujet. Et pour cause, Mme Freymond compte dans sa famille, le célèbre archéologue Max van Berchem, historien et épigraphiste suisse, spécialiste de l’épigraphie arabe.

Regard sur Max van Berchem et sa fondation éponyme

Né en 1863 à Genève, M. van Berchem étudie l’Histoire dans les Universités de Genève, Strasbourg et Berlin. Au cours de ses études et ses nombreuses lectures, il est le premier à réellement s’intéresser aux inscriptions et à considérer leur importance pour la reconstitution de l’Histoire.

Égypte (1887-1890), Jérusalem (1888, 1893 et 1914), Syrie (1884 et 1895) … Très vite, Max van Berchem effectue de nombreux voyages scientifiques et se plaît à étudier les inscriptions de toutes natures qui ornent les monuments, les tombes, tombeaux et autres édifices divers.

Il se découvre alors un intérêt particulier pour les inscriptions arabes et entreprend, entre 1895 et 1914, l’écriture d’un inventaire de toutes celles découvertes lors de ses expéditions. Un travail colossal de plusieurs années durant lesquelles M. van Berchem a non seulement rassembler toutes les inscriptions trouvées sur des monuments et bâtiments mais aussi replacer chaque inscription dans son contexte. Chaque texte étant intimement lié au cadre dans lequel on le trouve.

Dans ces écrits, Max van Berchem s’est montré très pointilleux quant au descriptif détaillé de chacune des inscriptions. L’ouvrage dans lequel on retrouve ce travail colossal est le Corpus Inscriptionum Arabicarum. Il utilise la photographie pour illustrer ses propos et ses découvertes et garder des traces de son travail et devient ainsi le fondateur de l’épigraphie arabe en tant que discipline à part entière.

« Les monuments musulmans sont négligés, leurs ruines magnifiques ne seront bientôt plus que des vestiges informes d’un glorieux et artistique passé (…), il faut relever tous les textes gravés sur les mosquées (…), photographier les monuments (…) et publier ces textes systématiquement de façon à faire un commentaire vivant des institutions musulmanes », a déclaré Max van Berchem en 1892 pour expliquer l’intérêt de son travail.

Max van Berchem meure en 1921 à la suite d’une expédition en Égypte mais ses descendants n’abandonne l’œuvre qu’il avait entrepris.

En 1973, sa fille Marguerite prend la décision de créer une fondation en l’honneur de son père, dans le but de financer des fouilles archéologiques à travers le monde arabe, mais également dans des contrées plus occidentalisées (Egypte, Syrie, Jordanie, Espagne, Hongrie, Bulgarie, Turquie, Tunisie, Maroc, Iran, Soudan, Iraq, Turkménistan, Inde). La fondation éponyme a pour vocation de continuer à conserver le travail de Max Van Berchem, mais également de financer des études en art islamique.

Cette fondation a connu deux grandes périodes. La première (1973 à 1984) a été celle de la mise en valeur des archives, avec la publication d’ouvrages en relation avec le travail de Max Van Berchem (des photos, des correspondances ou des articles). La deuxième période court depuis 1984. Elle englobe la présidence par Guy Van Berchem (cousin de la fondatrice). Cette période se traduit par des moyens financiers plus importants grâce aux différents mécènes et parrains de cette fondation. Elle a aujourd’hui pour ambition d’aider des projets bien plus ambitieux qu’à sa création, comme différents travaux de recherches dans différents domaines.

Les différents projets soutenus au sein de la fondation Max Van Berchem sont répartis dans 5 domaines : l’archéologie, épigraphie/calligraphie, l’architecture, l’Histoire et l’Histoire de l’art.

Le Thesaurus d’Epigraphie Islamique est l’un des plus gros projets soutenu et financé par la fondation. Il contient les inscriptions trouvées et répertoriées dans l’Europe de l’Est, au Maghreb, au Moyen Orient, en Asie Centrale, dans des pays africains, en Europe occidentale, dans le Caucase, en Turquie, en Iran, en Iraq, et en Russie. Édité tous les deux ans, il regroupe pas moins de 49 000 fiches épigraphiques et 14 000 photos d’inscriptions. La fondation le met à disposition gratuitement sur internet.

Conseil administratif de la fondation : Costin Van Berchem (Président), Caroline Freymond-Van Berchem (Trésorière), Richard Gautier, Charles Genequand (Président du Conseil Scientifique), et Louise Martin-Van Berchem. Ce sont tous des proches de la famille Van Berchem et des passionnés d’art et d’histoire.

Caroline Freymond et son époux, Éric Freymond, apportent beaucoup de leur temps et de leur soutien à la fondation van Berchem.

La restauration des appartements privés du Duc et de la Duchesse d’Aumale à Chantilly.

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Situé à une vingtaine de minutes de la tumultueuse Gare du Nord à Paris, le domaine de Chantilly fait partie des plus jolies propriétés du patrimoine français. Cette magnifique demeure est l’œuvre d’un roi, Henri d’Orléans, Duc d’Aumale qui a vécu de 1822 à 1897. Il en a hérité à l’âge de 8 ans en 1830, lorsque son parrain, Louis-Henri-Joseph de Bourbon, dernier prince de Condé est mort.

« Cet écrin de richesse préservée » était un lieu auquel le Duc d’Aumale était très attaché. Ainsi, malgré sa prise de fonction en tant que gouverneur général en Algérie en 1847, il fût impossible pour lui d’oublier le domaine de Chantilly. Il décide alors de faire reconstruire le « Grand château » du domaine, détruit après la Révolution Française en 1799. D’immenses travaux ont alors eu lieu entre 1875 et 1885. Par la suite, après son mariage à Naples avec sa cousine Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, Henri d’Orléans fait appel à Eugène Lami pour la décoration de la somptueuse demeure, et plus spécialement de ses appartements privés. Situés au premier étage du château, les appartements privés de Chantilly étaient le lieu de réception et d’habitation des princes de Bourbon-Condé.

Le Duc était considéré comme le plus grand collectionneur de son temps ; il possédait livres précieux, tableaux et objets d’art qui ont fait de sa demeure un modèle de décoration du XVIIIème siècle. L’ensemble du Grand Château était d’ailleurs réservé à abriter toutes les collections d’art du Duc et de la Duchesse d’Aumale.

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Après avoir perdu son épouse et ses filles, Henri d’Orléans se retrouve seul, il n’a pas de descendant. En 1886, il décide alors de léguer le Domaine de Chantilly à l’institut de France, qui regroupe l’Académie Française, l’Académie des sciences, l’Académie des Beaux-Arts et l’Académie des Sciences Morales et politiques. Le Duc d’Aumale avait tout de même émis la réserve que rien ne devait être changé et qu’aucune œuvre ne devait quitter les collections. Le domaine de Chantilly est alors devenu le plus grand musée de peintures anciennes après le Louvre grâce à Henri d’Orléans. Le domaine est ouvert au public et jusqu’en 2017, seuls quelques petits rafraîchissements avaient été effectués.

Le travail de restauration des appartements privés du domaine de Chantilly a été une rénovation de grande ampleur. En effet, c’est un montant de 2,5 millions d’euros qui aura été nécessaire pour redonner l’éclat et une nouvelle jeunesse aux appartements privés du couple d’Aumale.

À cause des boiseries grisées et des parquets affaissés, il a fallu refaire les lieux des sols aux plafonds. Les meubles et les œuvres d’art ont aussi eu droit à leur cure de Jouvence.

Les travaux ont débuté en 2017. Ce travail colossal était inscrit dans un plan général de restauration, mené par la fondation depuis 2005 pour sauvegarder le domaine de Chantilly qui a fait appel à de nombreux mécènes dont Caroline et Éric Freymond ou encore Friends of the Domaine de Chantilly, Amis du Musée de Condé, Institut de France, ainsi que les entreprises Yves Delorme et Longines… La volonté de conserver la sensation d’intimité n’a pas facilité la tâche d’un point de vue technique dans la mesure où chaque objet a dû retrouver sa place initiale afin de garder l’impression que rien n’avait bougé. Dans la chambre de la Duchesse, un couvre-lit d’époque a été retrouvé dans une réserve et a pu être restauré pour retrouver sa place d’époque. Ces appartements sont le seul exemple d’un intérieur princier d’époque conservé à l’identique de la mode de la Monarchie de Juillet.

D’après Mathieu Deldicque, conservateur au musée de Condé «  les travaux réalisés sont un véritable retour dans le temps. Rien n’a bougé, le porte-brosse à dents de la Duchesse, les objets à pipe du Duc, tout est là. »

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La réouverture des appartements privés en 2019 a également été l’occasion de mettre en lumière le fabuleux travail d’Eugène Lami qui fût le premier décorateur moderne de l’histoire. Il fût aussi le premier à acheter et chiner les meubles pour le Duc d’Aumale, plutôt que de les choisir dans un garde-meuble royal.

Nous retrouvons dans ce travail de restauration une approche humaine de l’art de collectionner, qui ravit l’un des plus grands mécènes concerné par ce travail, Amyn Aga Khan : « chaque fois que j’approche de Chantilly, je suis frappé par le spectacle de cette architecture fantastique. Une fois, à l’intérieur du château, je suis émerveillé par le goût du Duc d’Aumale et ravi de contribuer aujourd’hui à le faire revivre. »

Cela prouve la volonté de ne pas laisser les œuvres d’art et la décoration originale être emportées et modifiées par le temps.

Les visites se font aujourd’hui en petits groupe de 12 personnes maximum et en visite guidée également. De quoi faire un bon de 150 ans en arrière…

Un reconfinement qui sonne la fin de Manifesta 13

marseille-tourisme.com

Alors que l’épidémie de coronavirus continue de bouleverser le monde, la France vient d’annoncer un nouveau confinement national à compter de ce vendredi 30 octobre.

Un reconfinement qui sonne la fin de la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta qui avait posé ses valises à Marseille pour sa 13ème édition.

Le calendrier de la biennale européenne s’était déjà vu bouleversé. Compromise par le premier confinement et ses conséquences, Manifesta 13 initialement prévue en juin, avait finalement pu ouvrir ses expositions au public le 28 août et ce en déployant graduellement sa programmation en 3 volets : Traits d’union. s, le programme principal, Le Tiers Programme, volet éducatif et de médiation et Les Parallèles du Sud, programme d’évènements parallèles dans toute la région Sud. Aujourd’hui, après concertation avec la Maire de Marseille Michèle Rubirola, le Ministère de la Culture, la Préfecture et le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Hedwig Fijen annonce officiellement la fin de la 13e édition de Manifesta un mois avant son terme prévu.

Heureusement tout n’est pas encore terminé ! Il vous reste la journée d’aujourd’hui, annoncée totalement gratuite, pour profiter de la magie Manifesta avant le confinement de demain. Et pour ceux qui n’auraient pas pu faire le déplacement, les organisateurs de la biennale vous donne rendez-vous en ligne pour des déclinaisons numériques de certains de ses projets dont les modalités seront annoncées dans les prochains jours.

 

THIERRY VERNET OU LA VISION D’UN PEINTRE VOYAGEUR

Caroline et Éric Freymond rendent hommage à Thierry Vernet à travers une exposition personnelle de peintures, dessins, correspondances et objets de l’artiste. « Dans la lumière et la vision d’un peintre voyageur » exposée à l’Espace Muraille du 24 septembre au 21 novembre 2020 plongera les visiteurs dans un voyage historique, en 1953, lorsque deux jeunes genevois décident de parcourir le monde à bord d’une Fiat Topolino.

ÉTÉ 1953 : Thierry Vernet et Nicolas Bouvier, deux jeunes amis âgés respectivement de 26 et 25 ans décide d’entreprendre un tour du monde par la route des Indes.

JUIN 1953. Genève : Thierry Vernet embarque seul pour la Yougoslavie où il prévoit d’exposer. Il peint sur les routes pour préparer l’exposition yougoslave à Belgrade prévue en août.

JUILLET 1953. Belgrade : Nicolas Bouvier rejoint son fidèle compagnon à bord de la célèbre Fiat Topolino qui les conduira jusqu’au bout du monde.

DE 1953 À 1954 : Long périple de près de deux ans entrainant les deux compères dans un voyage exceptionnel et riche de découvertes durant lequel, chemin faisant, le tandem Vernet-Bouvier apprendra du monde, de leurs rencontres, des gens et de leurs mœurs…

SEPTEMBRE 2020 : Embarquez à votre tour à bord de la Topolino le temps d’une exposition et découvrez l’univers de Thierry Vernet. Des dessins et manuscrits originaux du fameux voyage de l’artiste aux côtés de Nicolas BOUVIER prêtés par la bibliothèque de Genève complèteront le catalogue.

Summer in Gstaad

Des perles, des fleurs, des légumes et des petits insectes… La décoration est fraîche, colorée. Rien n’est laissé au hasard dans la boutique Menus Plaisirs de Caroline Freymond, épouse d’ Éric Freymond. Sous le titre « SUMMER IN GSTAAD », elle partage sur Facebook une série de photos de sa décoration et des objets disponibles actuellement chez Menus Plaisirs. Petit retour en images d’un bel été qui s’annonce à Gstaad.

    

    

    

    

      

Arik Lévy: l’Espace Muraille oscille entre dépendance et indépendance

Arik Lévy est un artiste pluridisciplinaire israélien né à Tel-Aviv en 1963. On peut retrouver sa signature dans le domaine de la photo, la vidéo, le design ou encore de la sculpture. Il arrive à Paris en 1992 et c’est alors qu’il fonde son studio de design. Il travaille également sur les mises en scènes pour différents opéras, comme par exemple Flamma Flamma en Belgique, et dans le domaine de la danse contemporaine pour le Grand Théâtre de Genève. Cet artiste a également été en 1993 concepteur de mobilier pour les accès à la RATP de Paris.

En tant que sculpteur, Arik Lévy s’inspire de formes et de matériaux bruts. Pour lui, « le monde est fait de gens, pas d’objets » et «  la vie est un système de signes et de symboles » « où rien n’est tout à fait ce qu’il paraît être », d’où la place accordée à ses créations. D’ailleurs, ses œuvres ont pour point commun de mettre en relief une certaine stature imposante, une abstraction épurée et la présence de la nature dans le choix des matériaux ; elles sont articulées les unes entre les autres de façon géométrique et minutieuse. On les retrouve à travers le monde dans différentes galeries et musées pour des expositions temporaires, mais également de façon permanente dans certains lieux publics comme c’est le cas à l’Ermitage-Moscou, œuvre la plus visitée et la plus réputée des musées russes.

En janvier 2020, c’est à l’Espace Muraille qu’Arik Lévy a posé ses Œuvres d’art. Son exposition « Indépendance » a démarré le 28 janvier 2020 et elle a été prolongée jusqu’au 27 juin 2020 en raison de la crise sanitaire.

Conçue comme un dialogue avec le lieu qu’est l’Espace Muraille, c’est à travers cette exposition que l’artiste se questionne sur les concepts de dépendance et d’indépendance. Le but de l’homme est la recherche de l’indépendance, de liberté, mais en même temps il part en quête d’une personne avec qui faire sa vie, pour atteindre un but précis, dans un lieu précis. Nous sommes donc indépendants dès lors que nous faisons nos choix, mais par la suite, nous sommes dépendants de ce même choix. C’est comme cela qu’Arik Lévy explique le lien indissoluble entre liberté et dépendance. Ses œuvres expriment ces deux concepts à travers de multiples facettes. Ainsi, l’artiste a exprimé le désir de changer les dimensions de la galerie en jouant sur l’échelle et la proportion des différentes œuvres exposées. A travers cette exposition, Arik Lévy entend élargir le lieu même de l’Espace Muraille et écarter les murs entre lesquels sont installées ses œuvres. C’est une véritable invitation à la découverte de son travail multidimensionnel.

Dernier week-end pour profiter de cette exposition à l’Espace Muraille !

Portes ouvertes Art en Vieille Ville de printemps 2020

À Genève, le retour à la vie artistique après confinement est marqué par les fameuses portes ouvertes Art en Vieille Ville les 11, 12 et 13 juin prochains.

Une publication Facebook aujourd’hui nous annonce déjà la participation de l’Espace Muraille à l’événement avec l’exposition « Independence » d’Arik Lévy, dont le calendrier bouleversé par le confinement affiche un prolongement jusqu’au 27 juin. Une vidéo filmée par l’association Art en Vieille Ville et visible sur la page Facebook de l’Espace Muraille nous offre un avant-goût de cette exposition qui tend à nous faire osciller entre « dépendance » et « indépendance ».

Que restera-t-il du marché de l’art après Coronavirus ?

ecfr.eu

Il est encore difficile à l’heure actuelle de mesurer l’ampleur de l’impact de la pandémie Covid 19 sur le secteur de l’art. Fermeture des musées et galeries, reports, annulations des foires et salons… Une chose est sûre, l’épidémie a frappé de plein fouet le marché de l’art.

Même si musées et galeries se préparent à rouvrir progressivement, il ne reste pas moins difficile de pouvoir imaginer à nouveau de grands salons ou de grandes foires d’art comme on a pu les connaître, avant la Covid 19. L’impact social du coronavirus est en effet indéniable. La propagation mondiale du virus a laissé place à un sentiment de peur ambiant qui a modifié le comportement des clients. La crainte d’une deuxième vague perdure. Combien de temps va persister la méfiance ?

Les clients auront-ils toujours envie de voyager pour se rendre à des évènements bondés de monde pour l’amour de l’art ?

Le marché de l’art doit se réinventer et l’ensemble des professionnels du domaine devront innover, redoubler d’efforts et d’ingéniosité pour survivre. Un beau challenge finalement pour le monde de la créativité !  D’autant que les moyens sont nombreux aujourd’hui.

En 2012, le musée Savina à Séoul avait été le premier à décliner ses expositions en réalité virtuelle. Si cette innovation avait fait hérisser quelques poils à l’époque, elle se présente dans le contexte actuel comme une alternative pas si terrible finalement ! D’ailleurs le nombre de consultation de leur catalogue en ligne a été multiplié par dix depuis le début de la crise Covid 19 et les offres en ligne des musées et galeries ont été prises d’assaut depuis le début de la crise Covid.

Biensûr une exposition virtuelle ne remplacera jamais une exposition traditionnelle et l’image d’une œuvre ne remplacera jamais la rencontre sensorielle avec l’œuvre réelle ou le contact avec l’artiste mais à l’heure des restrictions sanitaires et des quotas d’entrées imposés, l’alternative virtuelle reste un beau lot de consolation. Et on fait biensûr confiance à nos artistes et galeristes pour ne pas tomber dans le catalogue de vente et réfléchir à la façon de présenter leur travail en ligne.