La Suisse inaugure la première usine au monde de capture de CO2

sciencesetavenir.fr

Bonne nouvelle pour l’environnement ! Voilà déjà plus d’un mois qu’une usine d’un tout nouveau genre a vu le jour dans la ville de Hinwill, à quelques kilomètres seulement de Zurich. Climeworks, cette entreprise suisse spécialisée dans les énergies renouvelables, a mis au point un étonnant ventilateur permettant de capturer puis transformer le dioxyde de carbone directement présent dans l’air. Cette entreprise entend participer activement à la construction d’un avenir meilleur par la capture du CO2 émis par les activités humaines responsable notamment du réchauffement climatique. L’installation en question est d’apparence plutôt simple et repose sur une technologie dite de « capture d’air directe ». Quèsaco ?

Située sur le toit de l’incinérateur de Hinwill, l’installation mesurant douze mètres de hauteur et constituée d’un empilement de dix-huit ventilateurs aspire l’air ambiant. Le CO2 contenu dans l’atmosphère (traverse les turbines) se trouve alors piégé dans des filtres tapissant chaque unité et qui agissent comme des éponges.

hortipoint.nl

Les particules de CO2 récupérées sont ensuite chauffées à une température de 100°C afin de rendre ce dioxyde de carbone solide. A partir de là, une partie du CO2 récupéré est stocké sous terre et le reste est revendu à des industriels ainsi qu’aux exploitations agricoles voisines qui l’utilisent comme fertilisant. Résultat : une augmentation de 20% sur la croissance des laitues et autres légumes.

Et ce n’est pas fini ! L’installation ouverte le 31 mai dernier doit permettre de capturer neuf cents tonnes de CO2 par an soit l’équivalent des émissions de deux cents voitures. Il s’agit là d’un procédé mille fois plus efficace que la photosynthèse des végétaux… De quoi donner un sérieux coup de pouce aux plantes !

SolarStratos ou quand les suisses lancent un nouveau défi à l’aviation solaire!

 

SolarStratos. (techno-science.net)

Après l’exploit de Solar impulse, le premier monoplace à effectuer un tour du monde sans aucune goutte de carburant et uniquement à l’énergie solaire, place maintenant à SolarStratos, le premier avion solaire, lui aussi, mais qui a pour mission d’atteindre cette fois la stratosphère.

 

Raphael Domjan. (20minutes.ch)

Raphael Domjan, pilote neufchâtelois initiateur du projet SolarStratos est décidé à démontrer tout le potentiel de l’énergie solaire. Dans la lignée de Bertrand Piccard et André Borschberg, cet aventurier décide de tenter une nouvelle première mondiale en envoyant un avion solaire dans la stratosphère pour la première fois de l’histoire de l’aviation. Aucun avion à hélice n’a jamais réalisé cet exploit. Son but : aller encore plus loin, voire même dépasser ce qui avait été réalisé jusqu’ici avec des énergies fossiles.

 

Solarstratos. (oùmagazine.ch)

En effet, par un vol record stratosphérique prévu pour 2018, Raphael Domjam et son équipe envisagent d’atteindre plus de 80 000 soit 25 000 mètres d’altitude à bord d’un avion solaire biplace. Dans cet engin de plus 8,5 mètres de long pour 24,8 mètres d’envergure et recouvert de 22 m2 de panneaux solaires, le pilote suisse sera le premier à pénétrer dans la stratosphère à l’énergie solaire. L’avion construit par Calin Gologan a une autonomie de plus de 24 heures et pèse plus de 450 kilos. Pour des raisons de poids, SolarStratos ne sera donc pas pressurisé, Raphaël Domjan devra par conséquent porter une combinaison d’astronaute pressurisée. Celle dernière fonctionnera, elle aussi, exclusivement à l’énergie solaire, encore une première mondiale! Les pilotes suisses n’ont décidemment pas froid aux yeux lorsqu’il s’agit d’aviation solaire !

Un premier vol test de SolarStratos a eu lieu le 5 mai dernier à Payerne. Ce baptême de l’air a suscité l’intérêt de bon nombre de passionnés et amateurs. Par chance, contrairement au monoplace Solar Impulse, SolarStratos propose deux places en tandem. Raphaël Domjan a donc la possibilité d’emmener un passager avec lui dans les étoiles…pardon dans la stratosphère. Il aurait très rapidement pensé à Bertrand Piccard qui est, semble t-il, très intéressé.

Marc Couturier à l’Espace Muraille de Genève

Voila déjà une semaine que les genevois se font le plaisir d’admirer les œuvres singulières de Marc Couturier à l’Espace Muraille de Genève.

Qui est Marc Couturier ?

Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas encore, Marc Emile Léon Couturier est un célèbre plasticien contemporain français né en 1946 à Mirebeau-sur-Bèze en Côte d’Or. Si aujourd’hui, l’artiste vit et travaille à Paris, ses œuvres sont exposées, on peut le dire, dans le monde entier. Paris, Berlin, Luxembourg, Tokyo… et maintenant Genève ont succombé au caractère unique de l’œuvre du bourguignon.

Caroline Freymond et Marc Couturier

Loin de tout parcours canonique, l’œuvre de Marc Couturier est celle d’un autodidacte venu tardivement à la sculpture. Incarnant la figure devenue rare d’un artiste catholique croyant, Marc Couturier se plaît à traquer une beauté jusqu’alors indécelable pour l’empreindre d’un certain mystère et d’une spiritualité qui touchent un public large voire même anticléricale.

Si l’on ne devait dire que quelques mots sur l’art de cet artiste, on préciserait certainement que ce qui fait la particularité de Marc Couturier c’est le fait de poser un regard poétique et singulier sur le monde qui nous entoure. Connu pour le concept de « redressement » qu’il a forgé dans les années 90, Marc Couturier s’empare d’objets du quotidien, souvent négligés ou abandonnés, afin de leur redonner une seconde vie plus artistique. Acheiropoïète en grec ancien autrement dit non modifiés par l’artiste; tels sont les objets, les matériaux qui inspirent notre sculpteur. Il se les approprie pleinement puis nous les donne à voir sans les modifier, simplement en les inscrivant dans un contexte muséal qui les met en valeur.

A travers son exposition « Voyage, voyage, des aucubas aux dames de nage », le sculpteur et dessinateur français ne déroge pas à sa règle : une barque qui surgit d’un miroir, une feuille d’aucuba qui devient vitrail… l’Espace Muraille est en effet pleinement investit de l’atmosphère de Marc Couturier jusqu’au samedi 26 août 2017.

Solar Impulse, le livre

objectif soleil

Après avoir partagé leurs prouesses au travers d’un film documentaire, c’est à présent par l’intermédiaire d’un livre que les deux pilotes suisses, Bertrand Piccard et André Borchsberg, grands héros de la victoire Solar Impulse, nous font part de leur expérience. Ils revêtissent la casquette d’auteur afin de nous livrer les détails les plus personnels de leur aventure à l’énergie solaire. Au delà de l’aspect technique et écologique du projet, les deux aventuriers suisses révèlent à travers cette coécriture tout le coté humain d’une telle aventure. Comme le dit si bien Bertrand Piccard, ce livre c’est « l’histoire de la réalisation d’un rêve ». On apprend d’ailleurs très vite que Solar Impulse n’est pas seulement une prouesse sur le plan technique et écologique, c’est également une expérience humaine profonde de plus de treize années, impliquant toute une équipe de collaborateurs avec, au devant de la scène, deux hommes pour un seul et même avion. Rien n’est passé sous silence: désaccords, conflits et même les jalousies qui les ont opposés nous sont dévoilés. André Borschberg reproche par exemple à son équipier de prendre toute la lumière. Il rappelle que si c’est Bertrand Piccard qui s’est chargé de populariser le projet et de démarcher les sponsors au devant de l’espace médiatique, ce n’est pas moins lui qui a animé les équipes et construit l’avion. Une gloire à partager qui n’aurait sans doute pas poser de problème si l’avion n’avait pas eu qu’un seul siège! Qui allait piloter? Un dilemme que les deux co-auteurs abordent et racontent en toute sincérité.

Très vite, les deux aventuriers ont du apprendre à partager les péripéties, les caprices météorologiques, les complications douanières et administratives, les tracasseries techniques mais aussi et surtout, apprendre à partager le succès. C’est d’ailleurs en surmontant toutes leurs rivalités que Bertrand Piccard et André Borschberg ont fini par nouer une amitié qu’ils jugent aujourd’hui indéfectible.

Je vous laisse avec ces quelques lignes extraites de la quatrième de couverture d’ Objectif Soleil. C’est très peu je vous le concède, mais juste assez pour vous mettre en l’eau à la bouche.

 » On les avait crus fous quand ils ont parlé de leur projet, et pourtant ils ont réussi l’impossible : accomplir le premier tour du monde en avion solaire. Suivis par des millions de supporters, Bertrand Piccard et André Borschberg ont parcouru 43 000 km sans une goutte de carburant. En treize ans d’espoirs et de doutes, de succès et de revers, ils n’ont jamais cessé de croire à la force de leur rêve.
Ce livre est leur histoire, une ode à l’esprit pionnier. Le destin de deux hommes très différents, leur amitié et leur rivalité. Comme il n’y avait qu’un seul siège dans l’avion, ils ont dû apprendre à partager – les vols, les efforts, les larmes et la gloire.
L’énergie solaire les a portés. L’aventure humaine emportera le lecteur dans les émotions d’un rêve à la Jules Verne au service d’une meilleure qualité de vie sur cette planète.
Lorsque Solar Impulse achève son tour du monde à Abou Dhabi, le 26 juillet 2016, Bertrand Piccard et André Borschberg entrent dans la légende
. »

 

Energy Observer, le « Solar Impulse des mers » est à l’eau

Energy-observer-tirée de Paris-match.com
Energy-observer-tirée de Paris-match.com

Vendredi dernier, le 14 avril 2017, Energy observer, le premier catamaran autonome en énergie a été mis à l’eau sous le regard émerveillé d’une foule de spectateurs présents à Saint-Malo. Amarré dans le bassin Duguay-Trouin, près de la frégate Etoile du Roy de vendredi à lundi, pour être visible du public, il a été déplacé mardi vers un autre bassin du port afin de jouir d’ultimes finitions.

Si je m’étais amusé à comparer l’aventure Solar Impulse avec le roman de Jules Vernes, Le tour du Monde en 80 jours , autant dire que Energy Observer n’échappera pas non plus à une amicale comparaison avec l’œuvre du célèbre auteur. Après Le tour du monde en 25 jours de Solar Impulse, place à 20000 lieues sur les mers aec Energy Observer. Et je dis bien « sur » les mers et non pas « sous » comme dans le célèbre roman de Jules Vernes. Car il n’est pas question dans cette aventure d’un sous-marin qui promet un remarquable tour du monde des profondeurs, mais bien d’un catamaran à moteur qui naviguera bientôt sur les eaux du monde entier.

energyobserver.org
energyobserver.org

A bord de ce Nautilus des temps modernes, ne vous attendez pas biensûr à un moteur diesel. A l’instar de Solar Impulse qui achevait son tour monde à l’énergie solaire un an plus tôt, Energy Observer lance un nouveau challenge dans la promotion des énergies renouvelables. Aucune énergie fossile. Pour avancer, ce catamaran électrique d’un nouveau genre combine trois types d’énergies. Non seulement il produit son propre hydrogène à partir d’eau de mer dessalinisée mais il est également équipé de panneaux solaires et d’une éolienne afin de s’alimenter en énergies solaire et éolienne. Un incroyable bateau alliant soleil, vent et eau!

Après le succès rencontré par son « prédécesseur » Solar Impulse, l’aventure Energy Observer s’annonce tout aussi impressionnante.

Jonathan Nott fait renaître l’Orchestre de la Suisse Romande

A la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) depuis début janvier 2017, Jonathan Nott compte déjà à son actif des résultats très prometteurs. De la réorganisation de la disposition des musiciens à une tournée de dix jours en Espagne très enthousiasmante, Jonathan Nott est bel et bien décidé à faire renaître l’OSR. Composée de cent douze musiciens, l’OSR assure depuis toujours ses concerts d’abonnés à la salle du Victoria Hall de Genève et au Palais de Beaulieu à Lausanne mais offre également des tournées régulières en Europe, Amérique du Nord et Extrême-Orient qui le conduisent dans les salles les plus prestigieuse du monde entier.

tirée de letemps.ch
tirée de letemps.ch

Pourtant, cette grande institution classique de renommée internationale fondée en 1918 par Ernest Ansermet, a en effet connu une année 2016 plus que houleuse.Suite au départ prématuré de leur précédant directeur Henk Swinnen, les musiciens de l’OSR ont été confrontés à une année sans chef, durant laquelle régnait une atmosphère conflictuelle et pleine de doutes. Fort heureusement, l’arrivée de Jonathan Nott à la tête de l’orchestre finit par mettre tout le monde d’accord. Les musiciens plus qu’heureux de travailler en osmose avec leur nouveau directeur musical, ne manquent pas d’éloges à son sujet et savourent pleinement l’installation de leur chef britannique.

Salon de l’auto 2017, Genève

salon-de-geneveLa journée d’hier marquait la  fin de la 87ème édition du très célèbre salon international de l’automobile de Genève. Après une affluence de 687 000 visiteurs en 2016, le salon de l’auto confirme encore une fois son succès toujours grandissant. C’est en effet plus 690 000 entrées qui ont été enregistrées cette année en seulement 10 jours. Pour l’occasion, 10000 journalistes et 180 exposants ont répondu présents à ce rendez-vous incontournable de l’automobile. Au total, pas moins de 175 nouveaux modèles et concept cars ont été présentés soit plus de 900 voitures. De quoi ravir les curieux, amateurs, passionnés ou encore professionnels de l’automobile venus découvrir les dernières nouveautés et appréhender la splendeur des prototypes de recherche les plus avancés.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, en charge de l’inauguration du Salon cette année, n’est lui-même pas resté insensible au charme de ces bolides et voitures de luxe.  En témoigne son Tweet plutôt enthousiaste :

« Fascination de la technologie, défi de la numérisation, joies de la conduite au 87e salon de l’automobile de Genève @GimsSwiss Heureux! JSA » 

https://www.google.fr/search?q=renault+alpine+2017&source=lnms&tbm=isch&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwjqkKmF9-PSAhWEOxQKHadkBEYQ_AUIBigB&biw=1366&bih=651#tbm=isch&q=renault+alpine+salon+de+l'auto+geneve+2017&*&imgrc=Tw_5IEC4swREkM:&spf=1102

Joie totalement justifiée car après les dernières années de crise, on peut dire que  l’industrie automobile fête son retour en force au Palexpo de Genève. Porsche, Audi, Ferrari, BMW, Italdesign… aucun grand nom ne manque à l’appel. Les constructeurs mondiaux ont tous fait preuve d’une grande inspiration à ce salon. Mais cette année, la grande vedette est française!

Nouvelle star de la production française, la tant attendue Renault Alpine A110 n’a pas manqué à ses promesses et fait l’unanimité à ce salon 2017. A travers cette biplace d’à peine 1100kg, Renault signe le retour d’une vraie sportive française et par la même occasion la renaissance de la marque Alpine.

http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/03/07/les-plus-belles-voitures-du-salon-de-l-automobile-de-geneve
http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/03/07/les-plus-belles-voitures-du-salon-de-l-automobile-de-geneve

Toujours sur la liste des vedettes, mais d’un tout autre genre on note la sensationnelle Pop.Up, voiture volante de chez Airbus et Italdesign. Conçue pour désencombrer la circulation des grosses mégapoles, cette charmante petite voiture, digne des plus grands films de science-fiction, se transforme au bon vouloir soit en voiture de ville classique soit en espèce de drone volant. De quoi rêver à une nouvelle ère de l’automobile !

On vous l’a dit, l’industrie a bel et bien fait son retour en forme !!!!

Solar Impulse, le film

photo extraite de pagejaunemonaco.fr
photo extraite de pagejaunemonaco.fr

Près de sept mois après la fin de leur incroyable exploit, nos célèbres pilotes du Solar Impulse André Borschberg et Bertrand Piccard étaient de retour à Monaco, lieu-clé de leur tour du monde à l’énergie solaire.

 

Dès le départ du projet, le Gouvernement Princier de Monaco, en collaboration avec La fondation

photo extraite de fpa2.org
photo extraite de fpa2.org

Prince Albert II, avait décidé de soutenir l’initiative Solar Impulse en accueillant le Centre de Contrôle des opérations à Monaco et ce durant l’intégralité du tour du monde. C’est donc tout naturellement qu’à l’issue de cette aventure historique, nos deux pionniers de l’aviation solaire ont choisis de se rendre sur le territoire monégasque afin de présenter leur documentaire. « Solar impulse, l’impossible tour du monde a en effet été projeté ce lundi à l’auditorium Rainier II.

Le long-métrage, réalisé par Mathieu Czernichow et Éric Beaufils, a plongé les spectateurs au cœur de l’aventure Solar impulse. Le film offre un retour sur les grandes étapes de ce parcours tumultueux, relatant l’essentiel de ce tour du monde de quinze mois, cumulant plus de cinq cents heures de vols aux commandes du monoplace Solar Impluse, propulsé exclusivement à l’énergie solaire. Le public a pu revivre les moments forts vécus par André Borschberg et Bertrand Piccard tout au long du périple Solar Impulse, partageant les joies, les réussites mais également les craintes et les embuches rencontrées par nos deux pionniers suisses.

photo extraite du site Franceinfo
photo extraite du site Franceinfo

A l’issue de la projection, André Borschberg et Bertrand Piccard se sont également prêtés avec engouement à un jeu de questions-réponses avec leur public. Une séance qui n’a pas manqué de saluer la mémorable prouesse et l’incroyable performance des pilotes.

 

Edmund de Waal: La céramique anglaise s’invite à l’Espace Muraille de Genève

edmund de waal

S’il est bien présent à Genève en tant qu’artiste céramiste, Edmund de Waal nous rappelle, par l’intitulé de son exposition, qu’il est aussi écrivain. « Lettres de Londres », qui a investi les murs de l’Espace Muraille depuis le 20 janvier et ce jusqu’au 31 avril 2017, est en effet un clin d’œil à Voltaire qui vécut ses dernières années près de Genève, dans la ville aujourd’hui appelée Ferney-Voltaire. A l’instar de cette exposition inspirée du recueil d’écrits de ce célèbre philosophe des lumières, Edmund de Waal n’a de cesse de puiser son inspiration dans la littérature, la philosophie ou encore la musique.

Black_milkS’il est à la fois céramiste et écrivain, notre artiste anglais met en avant sa passion pour la céramique avant toute chose. Né en 1964 à Nottingham au Royaume-Uni, il se met à créer des pots dès l’âge de 5 ans. Alors que toute sa famille s’inscrit dans une tradition littéraire, il se démarque en fabriquant des pots. Dès son plus jeune âge, il ressent le besoin de créer quelque chose de ses mains puisque, selon lui, tout ne peut pas être dit à travers des mots. L’ironie du sort voudra pourtant que ce soit en tant qu’écrivain qu’il devienne célèbre et même qu’il finisse par être l’écrivain le plus connu de toute sa famille. Sa renommée mondiale en tant que céramiste suivra de peu. Et pour cause, formé dans un premier temps à la King’s School de Canterbury par le potier d’art Geoffrey Whiting, disciple de Bernard Leach que l’on considère comme le père de la céramique anglaise, il poursuivra par la suite ses études au Japon. Tout comme son prédécesseur Bernard Leach, Edmund de Waal a beaucoup d’affinités avec le Japon, pays qui accueillit sa famille alors qu’elle fuyait le nazisme. Mais Edmund de Wall choisira d’emblée de se détacher de Leach. edmundA son retour au Royaume-Uni après de multiples voyages au Japon, libéré de l’influence de Leach, il fait de la porcelaine sa passion et se distingue notamment par son travail du céladon. La majeure partie de son œuvre en tant que céramiste est en effet constituée de pots de porcelaine cylindriques recouverts de céladon. Le céladon apparaissant comme un choix permettant de matérialiser au sein d’un même objet l’union entre l’orient et l’occident.

Avec de multiples expositions dans les musées du monde entier à son actif, Edmund de Waal reste surtout connu pour ses impressionnantes installations d’objets en porcelaine qui, bien sûr, ne manqueront pas à l’appel genevois de l’Espace Muraille. « Lettres de Londres » s’annonce comme une exposition aux fortes influences musicales. J.S Bach, Terry Riley, musique chorale… autant de références à la musique dans des œuvres qui promettent l’émerveillement de tous les sens.

ArtGenève 2017, le salon d’art qui n’a rien à envier aux grandes foires!

artgeneve_2017_logo-1024 http://galerieleminotaure.net/fr/exposition/art-geneve-2017/x725

Au programme en cette fin de mois de janvier, la 6ème édition du tant attendu salon ArtGenève au Palexpo. Volontairement nommé salon plutôt que foire, ce rendez-vous genevois devenu incontournable a pour maître mot la convivialité. Et pour cause, le but premier du directeur Thomas HUG est avant tout de « gagner en qualité ».  En effet, les organisateurs d’ ArtGenève s’accordent sur la fait que leur intention n’est autre que « d’établir en Suisse Romande une plateforme de premier plan pour l’art contemporain, l’art moderne et le design contemporain, afin de faire honneur aux exigences de nombreux collectionneurs et amateurs de l’arc lémanique ». exposants artgeneveAprès déjà cinq édition et bientôt une sixième, on peut dire que le pari est plutôt réussi. Lors de ce salon annuel, se côtoient aussi bien galeries internationales, collections institutionnelles ou privées et  amateurs. Les visiteurs y apprécient l’ambiance fort sympathique autour de laquelle les marchands, loin des pressions habituellement connues de ces types d’événements, prennent le temps de discuter avec les collectionneurs et même avec les simples curieux. Un évènement à taille humaine, agréable et convivial où galeristes, artistes, passionnés, amateurs et touristes de passage se retrouvent pour acheter, cela va sans dire, mais aussi simplement pour parler d’art. A ajouter à ce cocktail presque parfait, le petit plus organisé en collaboration avec  la Ville de Genève. Il s’agit d’ArtGenève/Sculpture, une exposition qui, se tenant en dehors des murs du Palexpo, offre aux visiteurs la possibilité de déambuler dans la ville et plus particulièrement au bord du lac Léman pour continuer d’admirer des œuvres d’art.

Autant d’ingrédients favorables qui ne font que rendre évident le succès grandissant de ce salon ArtGenève  confirmé par l’augmentation constante du nombre de visiteurs chaque année.

Il ne vous reste plus qu’à aller jeter un œil au programme ArtGenève 2017 déjà en ligne sur le site du Palexpo, en attendant le début du salon qui aura lieu cette année du 25 au 29 janvier 2017.