La restauration des appartements privés du Duc et de la Duchesse d’Aumale à Chantilly.

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Situé à une vingtaine de minutes de la tumultueuse Gare du Nord à Paris, le domaine de Chantilly fait partie des plus jolies propriétés du patrimoine français. Cette magnifique demeure est l’œuvre d’un roi, Henri d’Orléans, Duc d’Aumale qui a vécu de 1822 à 1897. Il en a hérité à l’âge de 8 ans en 1830, lorsque son parrain, Louis-Henri-Joseph de Bourbon, dernier prince de Condé est mort.

« Cet écrin de richesse préservée » était un lieu auquel le Duc d’Aumale était très attaché. Ainsi, malgré sa prise de fonction en tant que gouverneur général en Algérie en 1847, il fût impossible pour lui d’oublier le domaine de Chantilly. Il décide alors de faire reconstruire le « Grand château » du domaine, détruit après la Révolution Française en 1799. D’immenses travaux ont alors eu lieu entre 1875 et 1885. Par la suite, après son mariage à Naples avec sa cousine Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, Henri d’Orléans fait appel à Eugène Lami pour la décoration de la somptueuse demeure, et plus spécialement de ses appartements privés. Situés au premier étage du château, les appartements privés de Chantilly étaient le lieu de réception et d’habitation des princes de Bourbon-Condé.

Le Duc était considéré comme le plus grand collectionneur de son temps ; il possédait livres précieux, tableaux et objets d’art qui ont fait de sa demeure un modèle de décoration du XVIIIème siècle. L’ensemble du Grand Château était d’ailleurs réservé à abriter toutes les collections d’art du Duc et de la Duchesse d’Aumale.

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Après avoir perdu son épouse et ses filles, Henri d’Orléans se retrouve seul, il n’a pas de descendant. En 1886, il décide alors de léguer le Domaine de Chantilly à l’institut de France, qui regroupe l’Académie Française, l’Académie des sciences, l’Académie des Beaux-Arts et l’Académie des Sciences Morales et politiques. Le Duc d’Aumale avait tout de même émis la réserve que rien ne devait être changé et qu’aucune œuvre ne devait quitter les collections. Le domaine de Chantilly est alors devenu le plus grand musée de peintures anciennes après le Louvre grâce à Henri d’Orléans. Le domaine est ouvert au public et jusqu’en 2017, seuls quelques petits rafraîchissements avaient été effectués.

Le travail de restauration des appartements privés du domaine de Chantilly a été une rénovation de grande ampleur. En effet, c’est un montant de 2,5 millions d’euros qui aura été nécessaire pour redonner l’éclat et une nouvelle jeunesse aux appartements privés du couple d’Aumale.

À cause des boiseries grisées et des parquets affaissés, il a fallu refaire les lieux des sols aux plafonds. Les meubles et les œuvres d’art ont aussi eu droit à leur cure de Jouvence.

Les travaux ont débuté en 2017. Ce travail colossal était inscrit dans un plan général de restauration, mené par la fondation depuis 2005 pour sauvegarder le domaine de Chantilly qui a fait appel à de nombreux mécènes dont Caroline et Éric Freymond ou encore Friends of the Domaine de Chantilly, Amis du Musée de Condé, Institut de France, ainsi que les entreprises Yves Delorme et Longines… La volonté de conserver la sensation d’intimité n’a pas facilité la tâche d’un point de vue technique dans la mesure où chaque objet a dû retrouver sa place initiale afin de garder l’impression que rien n’avait bougé. Dans la chambre de la Duchesse, un couvre-lit d’époque a été retrouvé dans une réserve et a pu être restauré pour retrouver sa place d’époque. Ces appartements sont le seul exemple d’un intérieur princier d’époque conservé à l’identique de la mode de la Monarchie de Juillet.

D’après Mathieu Deldicque, conservateur au musée de Condé «  les travaux réalisés sont un véritable retour dans le temps. Rien n’a bougé, le porte-brosse à dents de la Duchesse, les objets à pipe du Duc, tout est là. »

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La réouverture des appartements privés en 2019 a également été l’occasion de mettre en lumière le fabuleux travail d’Eugène Lami qui fût le premier décorateur moderne de l’histoire. Il fût aussi le premier à acheter et chiner les meubles pour le Duc d’Aumale, plutôt que de les choisir dans un garde-meuble royal.

Nous retrouvons dans ce travail de restauration une approche humaine de l’art de collectionner, qui ravit l’un des plus grands mécènes concerné par ce travail, Amyn Aga Khan : « chaque fois que j’approche de Chantilly, je suis frappé par le spectacle de cette architecture fantastique. Une fois, à l’intérieur du château, je suis émerveillé par le goût du Duc d’Aumale et ravi de contribuer aujourd’hui à le faire revivre. »

Cela prouve la volonté de ne pas laisser les œuvres d’art et la décoration originale être emportées et modifiées par le temps.

Les visites se font aujourd’hui en petits groupe de 12 personnes maximum et en visite guidée également. De quoi faire un bon de 150 ans en arrière…

Un reconfinement qui sonne la fin de Manifesta 13

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Alors que l’épidémie de coronavirus continue de bouleverser le monde, la France vient d’annoncer un nouveau confinement national à compter de ce vendredi 30 octobre.

Un reconfinement qui sonne la fin de la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta qui avait posé ses valises à Marseille pour sa 13ème édition.

Le calendrier de la biennale européenne s’était déjà vu bouleversé. Compromise par le premier confinement et ses conséquences, Manifesta 13 initialement prévue en juin, avait finalement pu ouvrir ses expositions au public le 28 août et ce en déployant graduellement sa programmation en 3 volets : Traits d’union. s, le programme principal, Le Tiers Programme, volet éducatif et de médiation et Les Parallèles du Sud, programme d’évènements parallèles dans toute la région Sud. Aujourd’hui, après concertation avec la Maire de Marseille Michèle Rubirola, le Ministère de la Culture, la Préfecture et le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Hedwig Fijen annonce officiellement la fin de la 13e édition de Manifesta un mois avant son terme prévu.

Heureusement tout n’est pas encore terminé ! Il vous reste la journée d’aujourd’hui, annoncée totalement gratuite, pour profiter de la magie Manifesta avant le confinement de demain. Et pour ceux qui n’auraient pas pu faire le déplacement, les organisateurs de la biennale vous donne rendez-vous en ligne pour des déclinaisons numériques de certains de ses projets dont les modalités seront annoncées dans les prochains jours.

 

Journée Mondiale de la Mer : « Des transports maritimes durables au service d’une planète durable »

« Homme libre, toujours tu chériras la mer ». En France, la Marine Nationale a décidé d’ouvrir la journée mondiale de la mer sur cet extrait, très à propos, de l’Homme et la Mer.

Puis à nous d’ajouter le second vers de ce célèbre poème de Baudelaire : « La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme » !

À en voir l’état actuel des mers, quelle âme que celle de l’Homme du 21ème siècle me direz-vous !

Heureusement, parmi ces hommes, nombre sont ceux qui ont décidé d’agir pour conserver et protéger les mers et océans.

Le thème de la journée mondiale de la mer cible cette année « des transports maritimes durables au service d’une planète durable ».

Avec une part de plus de 80% du transport de marchandises, l’impact du transport maritime sur la planète est effectivement non négligeable. Améliorer de façon pérenne cet impact est une question essentielle sur laquelle s’est penchée l’ONU à travers son institution spécialisée connue sous le nom d’OMI, Organisation Maritime Internationale. En 2015, l’ONU qui fixait 17 objectifs de développement durable pour 2030, visait en quatorzième position la conservation et l’exploitation de manière durable des mers et océans.

À l’occasion de cette journée de la mer, l’OMI ainsi que des associations et entreprises telles que RespectOcean, Pole Star ou encore l’UNGC ont organisés une série d’événements et conférences afin de maintenir la propreté et la sécurité des mers.

L’industrie du transport maritime s’est quant à elle engagée d’une part à réduire d’ci 2030 ses émissions de gaz à effet de serre, le taux de sulfure des carburants de bateaux, les déchets marins et d’autre part à mettre en œuvre la convention sur la gestion des eaux de ballast, à protéger les pôles nord et sud de la fonte des glaces, à améliorer l’efficacité des échanges électroniques d’informations en mer mais aussi à accroître la participation des femmes dans la communauté maritime.

En somme, disons qu’un grand nettoyage de miroir est en vue !

Les parents d’Éric Freymond dans la célèbre Topolino qui conduisit Nicolas Bouvier et Thierry Vernet

Quelle immense surprise que de découvrir sur la page Facebook de l’Espace Muraille[1] une photo des parents d’Eric Freymond, jeunes mariés, à bord de la célèbre Fiat 500 Topolino qui conduisit Nicolas Bouvier et Thierry Vernet de Genève à l’Afghanistan pour une odyssée de 17 mois. Avant d’embarquer nos deux artistes genevois, cette même Topolino avait d’abord conduit les parents d’Eric Freymond, Monique Vernet et Pierre Freymond en voyage de noces en 1949 soit 3 ans avant le périple Bouvier – Vernet.

D’ailleurs pour la petite histoire, l’hôtel particulier des Freymond qui héberge aujourd’hui l’Espace Muraille avait appartenu jadis à la famille Vernet. Plus d’un demi-siècle plus tard, Caroline et Éric Freymond se préparent à exposer un hommage à Thierry Vernet dans cette fameuse galerie du 8 rue Beauregard… comme une impression de retour aux sources !

 

[1] https://www.facebook.com/espacemuraille

THIERRY VERNET OU LA VISION D’UN PEINTRE VOYAGEUR

Caroline et Éric Freymond rendent hommage à Thierry Vernet à travers une exposition personnelle de peintures, dessins, correspondances et objets de l’artiste. « Dans la lumière et la vision d’un peintre voyageur » exposée à l’Espace Muraille du 24 septembre au 21 novembre 2020 plongera les visiteurs dans un voyage historique, en 1953, lorsque deux jeunes genevois décident de parcourir le monde à bord d’une Fiat Topolino.

ÉTÉ 1953 : Thierry Vernet et Nicolas Bouvier, deux jeunes amis âgés respectivement de 26 et 25 ans décide d’entreprendre un tour du monde par la route des Indes.

JUIN 1953. Genève : Thierry Vernet embarque seul pour la Yougoslavie où il prévoit d’exposer. Il peint sur les routes pour préparer l’exposition yougoslave à Belgrade prévue en août.

JUILLET 1953. Belgrade : Nicolas Bouvier rejoint son fidèle compagnon à bord de la célèbre Fiat Topolino qui les conduira jusqu’au bout du monde.

DE 1953 À 1954 : Long périple de près de deux ans entrainant les deux compères dans un voyage exceptionnel et riche de découvertes durant lequel, chemin faisant, le tandem Vernet-Bouvier apprendra du monde, de leurs rencontres, des gens et de leurs mœurs…

SEPTEMBRE 2020 : Embarquez à votre tour à bord de la Topolino le temps d’une exposition et découvrez l’univers de Thierry Vernet. Des dessins et manuscrits originaux du fameux voyage de l’artiste aux côtés de Nicolas BOUVIER prêtés par la bibliothèque de Genève complèteront le catalogue.

Doug Aitken et sa maison mirage

C’est à Gstaad dans les Alpes Suisses que l’artiste californien Doug Aitken a élu domicile pour sa maison itinérante Mirage Gstaad.

L’artiste américain est artiste multimédia ; il allie différentes technologies et médias pour créer des œuvres qui se veulent à la fois modernes et poétiques.

En 1999, à la biennale de Venise, il a été récompensé pour son œuvre Electric Earth.

La maison Mirage de Doug Aitken est l’illustration du travail de l’artiste. En effet, il aime raconter des histoires via ses œuvres comme tout artiste, mais il a en plus la particularité de mêler différents média et technologies pour créer des environnements plus originaux les uns que les l’autres. Doug Aitken aime faire tomber les barrières entre les différents domaines artistiques, et ne se restreint pas à un aspect de l’art contemporain. Ce qui a alors l’avantage de rendre ses œuvres plus vivantes et donc plus attractives.

Ainsi, le spectateur ou le visiteur devient élément à part entière des différents travaux de l’artiste. C’est le cas pour sa réalisation à New York sur le mur du  MoMa Sleepwalkers de 2007.L’œuvre est interactive dans le sens où elle perçoit le nombre de spectateurs et adapte les sons et images en fonction de l’affluence.

Cette année et pour une durée de deux ans (jusqu’en janvier 2021), la petite maison Mirage de Doug Aitken est installée sur les hauteurs de Gstaad, dans les Alpes suisses, à 1200m d’altitude. Construite sur le modèle des cabanes de l’ouest américain, elle a une ossature en bois et en acier. Des miroirs en aluminium recouvrent l’extérieur de la maison et une grande partie des murs intérieurs.

Cette œuvre permet à des milliers de touristes de découvrir une vision de la maison différente en fonction des jours et des heures de visite. En effet, le Mirage Gstaad est né du désir de créer une œuvre évolutive : la maison n’est jamais la même. Elle change en fonction de différents facteurs : l’heure de la journée, de la lumière, des visiteurs ou de la météo.

La multitude de miroirs permet à la petite maison sur la montagne d’absorber et de refléter le paysage. Mais alors pourquoi maison « mirage » ?… Tout simplement parce que lorsqu’on cherche à la contempler de loin, elle devient invisible.

Le concept de Doug Aitken est en fait de refléter l’environnement dans lequel le Mirage prend place : la première version a été ouverte dans le désert américain à Palm Springs, ensuite l’artiste a installé la deuxième maison mirage dans une ancienne banque à Detroit en prenant soin d’ajuster sa structure et son architecture afin d’obtenir un meilleur rendu en fonction du lieu et de refléter dans les meilleures conditions le paysage pour habiller les murs miroir. C’est dans son troisième lieu en Suisse, sur la montagne Videmanette, que Doug Aitken a voulu installer sa maison kaléidoscopique. Ici, l’artiste a su mettre en avant l’écrin naturel helvétique dans lequel il a installé son Mirage. Il met en évidence le spectacle quotidien de la nature qui est loin de lasser les innombrables visiteurs.

Si le cœur vous en dit, et après une petite randonnée d’un quart d’heure, vous avez la possibilité de visiter la maison, uniquement accessible à pieds, la route y menant ayant été fermée depuis son installation à Gstaad. Elle est ouverte tout au long de l’année à l’adresse suivante ; Löchlistrasse 26 3778 Schönried.

Le transport Suisse passe au vert ! 

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L’hydrogène sera-t-il la matière qui permettra à la Suisse de réduire ses émissions de CO2  et  montrer la voie aux autres pays du monde ?

C’est en tout cas le pari lancé par l’entreprise Hyundai Hydrogen Mobility, joint-venture née en avril 2019 suite au rapprochement entre le géant coréen Hyundai et la startup suisse H2 Energy Ag, qui fait la promesse de mettre à disposition de ses clients un nouveau camion plus propre énergétiquement.

 

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Il s’appelle le Hyundai XCIENT Fuel Cell ou « le camion du futur », un 36 tonne électrique alimenté par un système de pile à combustible doté de sept réservoirs à hydrogène lui permettant une autonomie de 400 km. Il n’a besoin que d’une vingtaine de minutes pour faire le plein.

Sa motorisation remarquablement silencieuse, le rejet d’eau pure, l’absence totale d’émission de CO2 sont autant d’arguments pour faire de ce poids lourd vert LA référence écologique de demain. Alors biensur de l’énergie première il en consomme, mais rassurez-vous,  son hydrogène est fabriqué à partir d’électricité issue de barrages.

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Aujourd’hui, plusieurs camions ont déjà été livrés et sillonnent les routes helvétiques. D’autres XCIENT Fuel Cell devraient les rejoindre pour arriver à 50 d’ici décembre 2020. L’objectif étant d’en déployer 1600 d’ici 2025.

La Suisse sert de marché test avant de s’attaquer aux marchés européens, puis américains et enfin conquérir le reste du monde.

Summer in Gstaad

Des perles, des fleurs, des légumes et des petits insectes… La décoration est fraîche, colorée. Rien n’est laissé au hasard dans la boutique Menus Plaisirs de Caroline Freymond, épouse d’ Éric Freymond. Sous le titre « SUMMER IN GSTAAD », elle partage sur Facebook une série de photos de sa décoration et des objets disponibles actuellement chez Menus Plaisirs. Petit retour en images d’un bel été qui s’annonce à Gstaad.