Energy Observer navigue dans les eaux glaciales arctiques

Parti de Russie, Energy Observer est parvenu à rallier le cercle arctique après plus de 5700 kms parcourus dans des conditions climatiques très rudes et en totale autonomie énergétique. En arrivant aux iles du Spitzberg, dans l’archipel du Svalbard, à l’est du Groenland, l’équipe du Energy Observer a réussi une prouesse mondiale jamais réalisée auparavant.

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Ces conditions extrêmes ont permis au bateau-laboratoire de tester ses équipements dans des froides à 5° et ont amener l’équipage à gérer les dépenses énergétiques pour la vie à bord et la propulsion.

Au-delà de la prouesse technologique qu’elle implique, l’arrivée au Spitzberg constitue une escale symbolique pour Victorien Erussard et son équipe. Le Svalbard est l’épicentre du changement climatique, l’endroit où les dégâts de l’humanité sur le climat et la biodiversité sont les plus apparents. La fonte des glaces y est visible à l’œil nu.

novethic.fr

En ralliant l’Arctique avec ses seules énergies renouvelables, Energy Observer remporte une victoire vers un transport maritime plus propre. Victorien Erussard, à bord de son laboratoire flottant, lance un appel à « coopérer avec la nature intelligemment comme [ils le font] avec [leur] bateau : on produit ce que l’on consomme, on va à la vitesse que le ENR nous permettent d’atteindre ».

Energy Observer en route pour le cercle polaire !

Voilà plus d’un an qu’Energy Observer a été mis à l’eau et déjà plus de 20 000 kilomètres ont été parcourus. L’aventure est encore loin d’être terminée puisque que notre bateau-laboratoire vient de mettre les voiles vers le Nord. Une longue virée au départ de Saint-Malo, son port d’attache, et à destination du cercle polaire qui s’annonce. Sur sa route, le « Solar Impulse des mers » fera escale à Anvers, Amsterdam, Hambourg, en Scandinavie et à Saint-Pétersbourg.

 

Un nouveau périple pour lequel Energy Observer s’équipe de 25m2 de panneaux photovoltaïques supplémentaires, d’une pile à combustible pour transformer l’hydrogène en électricité mais surtout, de nouvelles ailes.

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Un des objectifs majeurs de ce troisième voyage est en effet de booster la performance d’Energy Observer et plus particulièrement de la contribution éolienne à bord. S’il est plutôt très satisfait de la production hydrogène et de l’énergie solaire, Victorien Erussard, notre capitaine de navire, explique que la contribution éolienne est quant à elle très décevante. Alors que la production hydrogène couvre 60% des besoins en énergie du catamaran et que les 40% restants sont comblés par l’apport solaire, l’énergie éolienne produite apparaît comme quasi nulle. L’éolienne installée à bord du catamaran semble clairement inadaptée. C’est pourquoi,lors cette traversée à destination du cercle polaire, Energy Observer se séparera de son éolienne à Amsterdam pour se parer de nouvelles ailes d’un autre genre : les Oceanwings. Ces ailes rigides, encore à l’état de prototype, sont directement inspirées des bateaux de course de la Coupe America. Conçues par VPLP, cabinet d’architecture navale parisien, les Oceanwings sont verticales, de 12 mètres d’envergure et complètement automatisées. Elles devraient permettre de produire de l’hydrogène tout en navigant, ce qui n’était pas possible jusque-là… gros défi à l’horizon !

Energy Observer, la série-télé.

Energy Observer, la série-télé est enfin là…

Tous ceux qui auraient rêvé d’embarquer à bord du navire hydrogène vont pouvoir se consoler avec la série documentaire retraçant les moments forts vécus jusque là par l’équipage d’Energy Observer.

10 000 nautiques, 14 pays et plus de 30 escales racontés dans la série inédite  » Energy Observer, l’Odyssée pour le futur ». 8 épisodes seront ainsi disponibles dès le 10 octobre sur Planète+.

Une série réalisée par le chef d’expédition en personne, Jerome Delafosse.

Les vingt ans du musée national suisse

Ce week-end, le musée national suisse a fêté ses vingt ans au château de Prangins. Un voyage dans le temps qui démarre au 17ème siècle, avec les « Indiennes » à l’honneur, pour finir sa course au début du 20ème siècle.

Pour rapprocher la suisse alémanique et la suisse romande, le musée national de Zurich décide de créer une antenne francophone. C’est en 1973 que la commission fédérale choisit enfin le château de Prangins parmi quinze candidats aussi prestigieux les uns que les autres. Malheureusement, la crise du pétrole et des aléas sur le chantier ralentissent la restauration du château et donc son ouverture.

Ce n’est que 25 ans plus tard, le 18 juin 1998 qu’est inauguré le musée national suisse. 20 ans après son ouverture flamboyante, le musée a conservé toute sa jeunesse. En effet, l’artiste Muma rembarque 10 ans après son « Jardin des Lumières », avec plus de 660 participants pour illuminer le château avec ses « Fleurs de feu ». Le samedi, plus de 50000 bougies ont éclairé le jardin à la tombée de la nuit, s’inspirant des « Indiennes », ces toiles de cotons des 17 et 18ème siècles. Interdites sur le sol français au 17ème siècle pour des raisons économiques par Louis XIV, il faudra attendre 1759 et Louis XV pour lever cet embargo. L’exposition « Indiennes, un tissu révolutionne le monde » est, quant à elle, à voir jusqu’au 14 octobre.

Le dimanche, le « déjeuner sur l’herbe » ainsi qu’un défilé de costumes historiques ont pris place au château. Des stands de restauration à l’ancienne étaient installés pour ceux qui avaient oublié de prendre un pique-nique. Des étudiants de la Haute école d’art et de design de Genève ont eu l’honneur de créer une collection « Indiennes » qui a été présentée au public dans l’après-midi. Pour couronner le tout, cinquante participants, venus parmi les visiteurs pour célébrer l’anniversaire, ont participé au concours de costumes historiques. Cette année, le 18ème siècle n’était plus le seul à l’honneur ; La 10ème édition du « déjeuner sur l’herbe » couvre l’histoire de 1701 à 1920.

Opération réussie pour le château cette année puisque cette édition a réuni près de 9000 visiteurs. En espérant que cet événement était loin d’être le dernier et que le château nous réserve d’autres surprises encore plus époustouflantes.

Le premier robot taxi du monde est en route !

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Nous y sommes, les voitures sans chauffeur arrivent… et c’est Navya qui lance le projet !

Quèsaco ? Le premier robot taxi au monde imaginer et créer par la société Navya nous fait faire un bon dans le futur. Cette ambitieuse startup lyonnaise s’apprête à lancer son offre de robot taxi à Lyon, après plusieurs mois d’essai à Paris.

Navya est une société spécialisée dans la création et la construction de véhicules autonomes, robotisés et électriques. C’est le 7 novembre 2017, à la Cité du Cinéma, que Navya décide de présenter l’ « Autonom Cab ». Ce véhicule, tout droit sorti d’un film de science-fiction, ressemble à un monospace venu du futur. Ce taxi totalement autonome et sans chauffeur est 100% électrique grâce à sa batterie Pack LiFePO4 et présente une autonomie de dix heures pour un temps de charge compris entre cinq et neuf heures.

gims.swiss

La voiture possède dix capteurs lidars (permettant notamment de repérer des obstacles à 200 mètres), six caméras et deux radars. Il peut transporter jusqu’à six passagers se faisant face avec un habitable très spacieux. Le gain de place dû à l’absence de conducteur se fait sentir et résulte très agréable. À bord, ces passagers ont accès à une tablette tactile leur permettant non seulement d’entrer leur destination bien sûr, mais également d’accéder à une connexion internet pour toutes sortes de réservations complémentaires (place de cinéma, de théâtre…) .  Chaque passager peut aussi choisir le montant à payer et ainsi partager la course à plusieurs. La voiture possède également quatre boutons d’arrêt d’urgence en cas de problème.

navya.tech

Le projet est actuellement en test à Paris, ainsi que dans le quartier de Confluence à Lyon, véritable pôle du développement durable. La loi française n’autorisant pas encore ces véhicules à circuler librement sur la voirie, les utilisateurs devront attendre fin 2018 pour envisager monter à bord des premiers « Autonom Cab » en service. Date à laquelle le ministère de la Transition écologique et solidaire chargé des transports devrait autoriser la mise en circulation des véhicules autonomes.

Avec une valeur comprise entre 230.000 et 250.000 euros, l’« Autonom Cab » permettrait de circuler 24h/24 sans se soucier du temps de repos du conducteur ou de sa capacité de concentration. Qui plus est, cette innovation s’inscrit elle aussi dans le cadre du développement durable en promettant un réel désengorgement des centres villes et une nette limitation de la pollution grâce à son fonctionnement 100% électrique.

Un bel espoir d’avenir pour cette startup en pleine expansion qui prend en charge ce projet de la conception à la construction.

Manta, le premier bateau qui va nettoyer l’océan

theseacleaners.org

Contamination des eaux, altération de l’équilibre des écosystèmes, mortalité des organismes marins, impact visuel… les conséquences environnementales, sanitaires et économiques des déchets plastiques sur les animaux et l’environnement sont alarmantes.

Yvan Bourgnon, notre compatriote suisse, alerté par cette dégradation des écosystèmes marins, vient révolutionner le monde maritime en dévoilant récemment le prototype de son navire hauturier qui promet de nettoyer la mer des ses millions de déchets plastiques.

skippers.ch

Aussi large et muni d’une bouche aussi imposante que la raie Manta, le voilier d’Yvan Bourgnon est une véritable usine navigante. Et pour cause, les déchets seront non seulement ramassés en mer, ils seront en plus triés et recyclés avant même d’atteindre la côte. Dans un premier temps, les déchets seront piégés entre les coques du bateau pour être remontés par des tapis roulants. Ils seront ensuite pris en charge sur place par des opérateurs qui trieront ces derniers.

eskif.com

D’une part, les déchets organiques qui seront rejetés immédiatement en mer et d’autre part, les déchets plastiques. Les déchets plastiques seront à leur tour partagés en deux. Les plastiques recyclables seront compactés et stockés à l’intérieur du Manta. Quant aux autres, ils seront mis dans des fours pyrolyses pour être cuits à basse température et donc sans dégagement de CO2 afin de produire du carburant qui servira au bateau.

Large de 49 mètres, le voilier hauturier est bien entendu lui-même propre. Pas question pour Yvan Bourgnon d’utiliser des énergies fossiles pour nettoyer la mer. C’est pourquoi le Manta utilisera lui aussi les énergies renouvelables : la voile, le vent, les éoliennes propulseront ce bateau.

 

Energy Observer, le « Solar Impulse des Mers » se lance en Méditerranée

francetvinfo.fr

Mercredi 28 mars, Energy Observer levait l’ancre pour la deuxième étape de son tour du monde aux énergies renouvelables. Parti de Marseille pour la Corse, le catamaran futuriste comptabilise déjà plus de 4000 milles parcourus lors d’un premier tour de France reliant Saint-Malo à Monaco.

corsematin.com

Une fois arrivé en Corse, les écoliers de Bonifacio ont eu le privilège de monter à bord d’Energy Observer pour une visite des plus instructives. Lors de cette action pédagogique, l’équipe de Victorien Erussard a pu sensibiliser la génération de demain aux énergies renouvelables, à la protection de l’environnement et au développement durable.

Après la Corse, notre « Calypso des temps modernes » se dirigera vers l’Italie puis la Tunisie, Israël, l’Egypte et bien d’autres pays encore. Pour ceux qui n’auront pas eu la chance d’embarquer à son bord, rassurez-vous ! Une série de documentaires tournés tout au long de l’aventure sera diffusée sur le petit écran et les réseaux sociaux.

André Borschberg sur la route de l’aviation de demain

andreborschberg.ch

Après le succès fulgurant de leur tour du monde à bord d’un monoplace ne fonctionnant qu’a l’énergie solaire, André Borschberg et Bertrand Piccard s’attache à pérenniser l’héritage de Solar Impulse. Pendant que Bertrand Piccard continue de porter le message de leur aventure historique, André Borschberg continue son engagement pour des avions plus propres et moins bruyant.

Alors que vous êtes encore fascinés par la vision de voitures électriques dans le parc automobile, André Borschberg, envisage déjà de faire basculer l’aviation dans l’ère de l’électrique. Non cet article ne se classe pas dans la catégorie science-fiction mais bien dans la réalité ! En avril 2017, André Borschberg fonde sa propre start-up, H55, dans les locaux de l’école polytechnique de Lausanne, afin de matérialiser son projet d’électrification des avions.

En s’appuyant sur les savoir-faire acquis avec Solar Impulse, H55 s’attache à démocratiser la propulsion électrique dans le domaine de l’aviation. Pas question encore de faire fonctionner tous les avions essentiellement à l’énergie solaire, mais plutôt de travailler sur la propulsion des avions : source d’énergie, batteries, hélices… peu importe l’origine de l’électricité créée.

greenunivers.com

L’ambition de la start-up n’est donc pas de créer des avions. Son but est d’œuvrer sur la chaine complète de propulsion, conception des moteurs, des batteries et des systèmes de contrôle.

H55 fait déjà voler un avion électrique de démonstration, cet avion d’acrobatie électrique nommé aEro1 effectue des tests depuis plusieurs mois et on peut déjà avancer qu’en une heure il ne dépense que 2 à 3 francs d’énergie. Bientôt les avions pourront décoller verticalement, puis voler sans bruit ni pollution, annonce André Borschberg. La propulsion électrique apparaît comme l’avenir d’une aviation moins cher, propre et durable.

 

La Fondation Solar Impulse lance l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes

Son nom ne vous est assurément plus inconnu. Bertrand Piccard qui fait désormais de la promotion des énergies propres son cheval de bataille fonde l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes. A la suite du Projet Impulse, qui engagea en 2006 un premier tour du monde réussi en avion solaire, le pilote suisse lance aujourd’hui un appel à projet. Son but, promouvoir les technologies propres.

presse.ademe.fr

Sous l’égide de la fondation Solar Impulse, l’Alliance de Bertrand Piccard invite les start-up, entreprises, institutions, organisations mais aussi les individus à proposer des idées et solutions efficientes pour soutenir les technologies propres à travers le monde. Les 1000 solutions les plus efficaces et rentables seront ensuite présentées lors de la COP24 fin 2018 à Katowice en Pologne.

Pour Bertrand Piccard, l’heure n’est plus au constat mais à l’action. Il est temps maintenant de « travailler sur les solutions, pas sur les problèmes » affirme t-il. Si l’écologie à longtemps été considérée comme peu rentable voire difficile à mettre en pratique, l’Alliance mondiale a pour objectif de donner la preuve aux gouvernements que des solutions existent et qu’elles sont rentables. Qui plus est, il n’est pas ici question de sacrifices. Protéger l’environnement ne doit pas se traduire par un recul du niveau de vie, du confort ou encore de la rentabilité. Des solutions concrètes et profitables ont été trouvées et elles permettront même d’augmenter le cadre de vie.

wsp-pb.com

En effet, de nombreux dossiers de qualité ont déjà été reçus. Du remplacement de chauffages archaïques à celui des réseaux de distribution inefficaces en passant par les processus industriels démodés et les ampoules à incandescence, les résolutions ne manquent pas. Peuvent participer à l’Alliance tous ceux qui signent une charte éthique et respectent les objectifs du développement durable de l’ONU. Tous unis contre un même combat.

Innovation horlogère : La très attendue Dominique Renaud DR01 Twelve First enfin dévoilée

L’événement s’est voulu privé et sur réservation, il aura pourtant été d’importance général puisqu’il a permis d’accueillir par la grande porte, la fameuse DR01 Twelve First dans le monde de l’horlogerie certes mais aussi dans le monde de l’innovation.

A l’instar d’une œuvre d’art, la première montre éponyme du célèbre Dominique Renaud a bénéficié de sa propre exposition dans la galerie d’art d’Eric et Caroline Freymond, Espace Muraille pour sa sortie. Eric Freymond qui invite à considérer la DR01 d’une part comme une pièce d’art mais aussi comme une véritable prouesse a lui-même participé au projet en se faisant l’acquéreur de la toute première DR01 de cette série révolutionnaire. Cette dernière sera déclinée en douze prototypes uniques avec finitions au gré de l’acheteur/collectionneur.

Retour sur la naissance du projet.

A l’origine de cette révolution : un homme, Dominique Renaud. Très connu dans le domaine de la haute horlogerie, il est le cofondateur en 1986 de la manufacture Renaud&Papi qui, ayant fait les beaux jours des plus grandes marques comme Franck Muller, IWC, Jaeger Lecoultre et devenue incontournable, sera rachetée par Audemars Piguet en 1992.

Jusque là motoriste des plus grands horlogers, Dominique Renaud décide de se retirer pour une paisible préretraite dans le sud de la France, près de Montpellier où il semble s’éloigner de l’horlogerie et s’adonner à des activités immobilières. Rien ne semble donc annoncer la venue d’une telle révolution en matière d’horlogerie.

Pourtant, lors de cette retraite anticipée, Dominique Renaud en profite pour s’attaquer aux fondamentaux de la tradition horlogère. Il finit par revenir en Suisse en 2012 la tête pleine d’idées extraordinaires. Une lui tient particulièrement à cœur. Son idée : revisiter les fondamentaux de l’horlogerie et s’attaquer au cœur même de la montre, son organe régulateur qui repose sur le même principe depuis plus de trois siècles. Le système développé sera fondé sur une alternative au spiral, le ressort qui sert d’organe régulateur, et sur l’adaptation de l’échappement, le mécanisme de liaison au rouage. Le nouveau cœur est un oscillateur sans spiral, un « résonateur à couteau », en guise de balancier. L’aiguille de secondes se transforme en une roue en relief.

Pour matérialiser son idée, il fonde alors une nouvelle start-up, la Dominique Renaud SA, en collaboration avec Luiggino Torrigianni. Après trois années de gestation dans ce véritable laboratoire d’innovation horlogère, Dominique Renaud s’annonce prêt à commercialiser la première montre de la marque éponyme. Dominique Renaud et Luiggino Torrigianni sont clairs, commercialiser une nouvelle marque de montres d’exception n’est bel et bien pas le but ultime de leur aventure. Il est en réalité question de lancer un projet innovant qui devrait entrainer de fantastiques progrès dans l’industrie horlogère et pourra même à termes servir à d’autres domaines de pointe tels que le secteur biomédical.