Manta, le premier bateau qui va nettoyer l’océan

theseacleaners.org

Contamination des eaux, altération de l’équilibre des écosystèmes, mortalité des organismes marins, impact visuel… les conséquences environnementales, sanitaires et économiques des déchets plastiques sur les animaux et l’environnement sont alarmantes.

Yvan Bourgnon, notre compatriote suisse, alerté par cette dégradation des écosystèmes marins, vient révolutionner le monde maritime en dévoilant récemment le prototype de son navire hauturier qui promet de nettoyer la mer des ses millions de déchets plastiques.

skippers.ch

Aussi large et muni d’une bouche aussi imposante que la raie Manta, le voilier d’Yvan Bourgnon est une véritable usine navigante. Et pour cause, les déchets seront non seulement ramassés en mer, ils seront en plus triés et recyclés avant même d’atteindre la côte. Dans un premier temps, les déchets seront piégés entre les coques du bateau pour être remontés par des tapis roulants. Ils seront ensuite pris en charge sur place par des opérateurs qui trieront ces derniers.

eskif.com

D’une part, les déchets organiques qui seront rejetés immédiatement en mer et d’autre part, les déchets plastiques. Les déchets plastiques seront à leur tour partagés en deux. Les plastiques recyclables seront compactés et stockés à l’intérieur du Manta. Quant aux autres, ils seront mis dans des fours pyrolyses pour être cuits à basse température et donc sans dégagement de CO2 afin de produire du carburant qui servira au bateau.

Large de 49 mètres, le voilier hauturier est bien entendu lui-même propre. Pas question pour Yvan Bourgnon d’utiliser des énergies fossiles pour nettoyer la mer. C’est pourquoi le Manta utilisera lui aussi les énergies renouvelables : la voile, le vent, les éoliennes propulseront ce bateau.

 

Energy Observer, le « Solar Impulse des Mers » se lance en Méditerranée

francetvinfo.fr

Mercredi 28 mars, Energy Observer levait l’ancre pour la deuxième étape de son tour du monde aux énergies renouvelables. Parti de Marseille pour la Corse, le catamaran futuriste comptabilise déjà plus de 4000 milles parcourus lors d’un premier tour de France reliant Saint-Malo à Monaco.

corsematin.com

Une fois arrivé en Corse, les écoliers de Bonifacio ont eu le privilège de monter à bord d’Energy Observer pour une visite des plus instructives. Lors de cette action pédagogique, l’équipe de Victorien Erussard a pu sensibiliser la génération de demain aux énergies renouvelables, à la protection de l’environnement et au développement durable.

Après la Corse, notre « Calypso des temps modernes » se dirigera vers l’Italie puis la Tunisie, Israël, l’Egypte et bien d’autres pays encore. Pour ceux qui n’auront pas eu la chance d’embarquer à son bord, rassurez-vous ! Une série de documentaires tournés tout au long de l’aventure sera diffusée sur le petit écran et les réseaux sociaux.

André Borschberg sur la route de l’aviation de demain

andreborschberg.ch

Après le succès fulgurant de leur tour du monde à bord d’un monoplace ne fonctionnant qu’a l’énergie solaire, André Borschberg et Bertrand Piccard s’attache à pérenniser l’héritage de Solar Impulse. Pendant que Bertrand Piccard continue de porter le message de leur aventure historique, André Borschberg continue son engagement pour des avions plus propres et moins bruyant.

Alors que vous êtes encore fascinés par la vision de voitures électriques dans le parc automobile, André Borschberg, envisage déjà de faire basculer l’aviation dans l’ère de l’électrique. Non cet article ne se classe pas dans la catégorie science-fiction mais bien dans la réalité ! En avril 2017, André Borschberg fonde sa propre start-up, H55, dans les locaux de l’école polytechnique de Lausanne, afin de matérialiser son projet d’électrification des avions.

En s’appuyant sur les savoir-faire acquis avec Solar Impulse, H55 s’attache à démocratiser la propulsion électrique dans le domaine de l’aviation. Pas question encore de faire fonctionner tous les avions essentiellement à l’énergie solaire, mais plutôt de travailler sur la propulsion des avions : source d’énergie, batteries, hélices… peu importe l’origine de l’électricité créée.

greenunivers.com

L’ambition de la start-up n’est donc pas de créer des avions. Son but est d’œuvrer sur la chaine complète de propulsion, conception des moteurs, des batteries et des systèmes de contrôle.

H55 fait déjà voler un avion électrique de démonstration, cet avion d’acrobatie électrique nommé aEro1 effectue des tests depuis plusieurs mois et on peut déjà avancer qu’en une heure il ne dépense que 2 à 3 francs d’énergie. Bientôt les avions pourront décoller verticalement, puis voler sans bruit ni pollution, annonce André Borschberg. La propulsion électrique apparaît comme l’avenir d’une aviation moins cher, propre et durable.

 

La Fondation Solar Impulse lance l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes

Son nom ne vous est assurément plus inconnu. Bertrand Piccard qui fait désormais de la promotion des énergies propres son cheval de bataille fonde l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes. A la suite du Projet Impulse, qui engagea en 2006 un premier tour du monde réussi en avion solaire, le pilote suisse lance aujourd’hui un appel à projet. Son but, promouvoir les technologies propres.

presse.ademe.fr

Sous l’égide de la fondation Solar Impulse, l’Alliance de Bertrand Piccard invite les start-up, entreprises, institutions, organisations mais aussi les individus à proposer des idées et solutions efficientes pour soutenir les technologies propres à travers le monde. Les 1000 solutions les plus efficaces et rentables seront ensuite présentées lors de la COP24 fin 2018 à Katowice en Pologne.

Pour Bertrand Piccard, l’heure n’est plus au constat mais à l’action. Il est temps maintenant de « travailler sur les solutions, pas sur les problèmes » affirme t-il. Si l’écologie à longtemps été considérée comme peu rentable voire difficile à mettre en pratique, l’Alliance mondiale a pour objectif de donner la preuve aux gouvernements que des solutions existent et qu’elles sont rentables. Qui plus est, il n’est pas ici question de sacrifices. Protéger l’environnement ne doit pas se traduire par un recul du niveau de vie, du confort ou encore de la rentabilité. Des solutions concrètes et profitables ont été trouvées et elles permettront même d’augmenter le cadre de vie.

wsp-pb.com

En effet, de nombreux dossiers de qualité ont déjà été reçus. Du remplacement de chauffages archaïques à celui des réseaux de distribution inefficaces en passant par les processus industriels démodés et les ampoules à incandescence, les résolutions ne manquent pas. Peuvent participer à l’Alliance tous ceux qui signent une charte éthique et respectent les objectifs du développement durable de l’ONU. Tous unis contre un même combat.

Innovation horlogère : La très attendue Dominique Renaud DR01 Twelve First enfin dévoilée

L’événement s’est voulu privé et sur réservation, il aura pourtant été d’importance général puisqu’il a permis d’accueillir par la grande porte, la fameuse DR01 Twelve First dans le monde de l’horlogerie certes mais aussi dans le monde de l’innovation.

A l’instar d’une œuvre d’art, la première montre éponyme du célèbre Dominique Renaud a bénéficié de sa propre exposition dans la galerie d’art d’Eric et Caroline Freymond, Espace Muraille pour sa sortie. Eric Freymond qui invite à considérer la DR01 d’une part comme une pièce d’art mais aussi comme une véritable prouesse a lui-même participé au projet en se faisant l’acquéreur de la toute première DR01 de cette série révolutionnaire. Cette dernière sera déclinée en douze prototypes uniques avec finitions au gré de l’acheteur/collectionneur.

Retour sur la naissance du projet.

A l’origine de cette révolution : un homme, Dominique Renaud. Très connu dans le domaine de la haute horlogerie, il est le cofondateur en 1986 de la manufacture Renaud&Papi qui, ayant fait les beaux jours des plus grandes marques comme Franck Muller, IWC, Jaeger Lecoultre et devenue incontournable, sera rachetée par Audemars Piguet en 1992.

Jusque là motoriste des plus grands horlogers, Dominique Renaud décide de se retirer pour une paisible préretraite dans le sud de la France, près de Montpellier où il semble s’éloigner de l’horlogerie et s’adonner à des activités immobilières. Rien ne semble donc annoncer la venue d’une telle révolution en matière d’horlogerie.

Pourtant, lors de cette retraite anticipée, Dominique Renaud en profite pour s’attaquer aux fondamentaux de la tradition horlogère. Il finit par revenir en Suisse en 2012 la tête pleine d’idées extraordinaires. Une lui tient particulièrement à cœur. Son idée : revisiter les fondamentaux de l’horlogerie et s’attaquer au cœur même de la montre, son organe régulateur qui repose sur le même principe depuis plus de trois siècles. Le système développé sera fondé sur une alternative au spiral, le ressort qui sert d’organe régulateur, et sur l’adaptation de l’échappement, le mécanisme de liaison au rouage. Le nouveau cœur est un oscillateur sans spiral, un « résonateur à couteau », en guise de balancier. L’aiguille de secondes se transforme en une roue en relief.

Pour matérialiser son idée, il fonde alors une nouvelle start-up, la Dominique Renaud SA, en collaboration avec Luiggino Torrigianni. Après trois années de gestation dans ce véritable laboratoire d’innovation horlogère, Dominique Renaud s’annonce prêt à commercialiser la première montre de la marque éponyme. Dominique Renaud et Luiggino Torrigianni sont clairs, commercialiser une nouvelle marque de montres d’exception n’est bel et bien pas le but ultime de leur aventure. Il est en réalité question de lancer un projet innovant qui devrait entrainer de fantastiques progrès dans l’industrie horlogère et pourra même à termes servir à d’autres domaines de pointe tels que le secteur biomédical.

Energy Observer a franchi le détroit de Gibraltar

futura-sciences.com

Mis à l’eau dans le port de Saint-Malo en avril 2017, Energy Observer, a depuis lors continué sa route lentement et surement jusqu’à franchir le mois précédent un cap historique : le détroit de Gibraltar.

Unique passage séparant l’Océan Atlantique de la Mer Méditerranée, cet espace maritime est aussi connu pour son unicité que pour la dangerosité de ses vents forts et des courants marins opposés qui s’y rencontrent violemment et rendent la navigation dangereuse.

energy-observer.org

Pour ces raisons ainsi que pour bénéficier de conditions de navigation optimales, l’équipage d’Energy Observer a préféré s’autoriser une halte préalable à Cadix avant le périlleux passage.

C’est finalement aux alentours de 8h30, le 30 octobre dernier que notre « Solar Impulse des mers » traversait le fameux détroit de Gibraltar et faisait son entrée officielle dans l’Histoire en devenant le premier navire à hydrogène et énergies renouvelables à franchir le détroit de Gibraltar.

energy-observer.org

Pas le temps de se reposer sur ses lauriers pour autant, puisque cette étape-clé amorçait également les premiers pas d’Energy Oserver en Mer Méditerranée, une mer aussi calme que capricieuse.

Affaire à suivre…

La Suisse inaugure la première usine au monde de capture de CO2

sciencesetavenir.fr

Bonne nouvelle pour l’environnement ! Voilà déjà plus d’un mois qu’une usine d’un tout nouveau genre a vu le jour dans la ville de Hinwill, à quelques kilomètres seulement de Zurich. Climeworks, cette entreprise suisse spécialisée dans les énergies renouvelables, a mis au point un étonnant ventilateur permettant de capturer puis transformer le dioxyde de carbone directement présent dans l’air. Cette entreprise entend participer activement à la construction d’un avenir meilleur par la capture du CO2 émis par les activités humaines responsable notamment du réchauffement climatique. L’installation en question est d’apparence plutôt simple et repose sur une technologie dite de « capture d’air directe ». Quèsaco ?

Située sur le toit de l’incinérateur de Hinwill, l’installation mesurant douze mètres de hauteur et constituée d’un empilement de dix-huit ventilateurs aspire l’air ambiant. Le CO2 contenu dans l’atmosphère (traverse les turbines) se trouve alors piégé dans des filtres tapissant chaque unité et qui agissent comme des éponges.

hortipoint.nl

Les particules de CO2 récupérées sont ensuite chauffées à une température de 100°C afin de rendre ce dioxyde de carbone solide. A partir de là, une partie du CO2 récupéré est stocké sous terre et le reste est revendu à des industriels ainsi qu’aux exploitations agricoles voisines qui l’utilisent comme fertilisant. Résultat : une augmentation de 20% sur la croissance des laitues et autres légumes.

Et ce n’est pas fini ! L’installation ouverte le 31 mai dernier doit permettre de capturer neuf cents tonnes de CO2 par an soit l’équivalent des émissions de deux cents voitures. Il s’agit là d’un procédé mille fois plus efficace que la photosynthèse des végétaux… De quoi donner un sérieux coup de pouce aux plantes !

SolarStratos ou quand les suisses lancent un nouveau défi à l’aviation solaire!

 

SolarStratos. (techno-science.net)

Après l’exploit de Solar impulse, le premier monoplace à effectuer un tour du monde sans aucune goutte de carburant et uniquement à l’énergie solaire, place maintenant à SolarStratos, le premier avion solaire, lui aussi, mais qui a pour mission d’atteindre cette fois la stratosphère.

 

Raphael Domjan. (20minutes.ch)

Raphael Domjan, pilote neufchâtelois initiateur du projet SolarStratos est décidé à démontrer tout le potentiel de l’énergie solaire. Dans la lignée de Bertrand Piccard et André Borschberg, cet aventurier décide de tenter une nouvelle première mondiale en envoyant un avion solaire dans la stratosphère pour la première fois de l’histoire de l’aviation. Aucun avion à hélice n’a jamais réalisé cet exploit. Son but : aller encore plus loin, voire même dépasser ce qui avait été réalisé jusqu’ici avec des énergies fossiles.

 

Solarstratos. (oùmagazine.ch)

En effet, par un vol record stratosphérique prévu pour 2018, Raphael Domjam et son équipe envisagent d’atteindre plus de 80 000 soit 25 000 mètres d’altitude à bord d’un avion solaire biplace. Dans cet engin de plus 8,5 mètres de long pour 24,8 mètres d’envergure et recouvert de 22 m2 de panneaux solaires, le pilote suisse sera le premier à pénétrer dans la stratosphère à l’énergie solaire. L’avion construit par Calin Gologan a une autonomie de plus de 24 heures et pèse plus de 450 kilos. Pour des raisons de poids, SolarStratos ne sera donc pas pressurisé, Raphaël Domjan devra par conséquent porter une combinaison d’astronaute pressurisée. Celle dernière fonctionnera, elle aussi, exclusivement à l’énergie solaire, encore une première mondiale! Les pilotes suisses n’ont décidemment pas froid aux yeux lorsqu’il s’agit d’aviation solaire !

Un premier vol test de SolarStratos a eu lieu le 5 mai dernier à Payerne. Ce baptême de l’air a suscité l’intérêt de bon nombre de passionnés et amateurs. Par chance, contrairement au monoplace Solar Impulse, SolarStratos propose deux places en tandem. Raphaël Domjan a donc la possibilité d’emmener un passager avec lui dans les étoiles…pardon dans la stratosphère. Il aurait très rapidement pensé à Bertrand Piccard qui est, semble t-il, très intéressé.

Solar Impulse, le livre

objectif soleil

Après avoir partagé leurs prouesses au travers d’un film documentaire, c’est à présent par l’intermédiaire d’un livre que les deux pilotes suisses, Bertrand Piccard et André Borchsberg, grands héros de la victoire Solar Impulse, nous font part de leur expérience. Ils revêtissent la casquette d’auteur afin de nous livrer les détails les plus personnels de leur aventure à l’énergie solaire. Au delà de l’aspect technique et écologique du projet, les deux aventuriers suisses révèlent à travers cette coécriture tout le coté humain d’une telle aventure. Comme le dit si bien Bertrand Piccard, ce livre c’est « l’histoire de la réalisation d’un rêve ». On apprend d’ailleurs très vite que Solar Impulse n’est pas seulement une prouesse sur le plan technique et écologique, c’est également une expérience humaine profonde de plus de treize années, impliquant toute une équipe de collaborateurs avec, au devant de la scène, deux hommes pour un seul et même avion. Rien n’est passé sous silence: désaccords, conflits et même les jalousies qui les ont opposés nous sont dévoilés. André Borschberg reproche par exemple à son équipier de prendre toute la lumière. Il rappelle que si c’est Bertrand Piccard qui s’est chargé de populariser le projet et de démarcher les sponsors au devant de l’espace médiatique, ce n’est pas moins lui qui a animé les équipes et construit l’avion. Une gloire à partager qui n’aurait sans doute pas poser de problème si l’avion n’avait pas eu qu’un seul siège! Qui allait piloter? Un dilemme que les deux co-auteurs abordent et racontent en toute sincérité.

Très vite, les deux aventuriers ont du apprendre à partager les péripéties, les caprices météorologiques, les complications douanières et administratives, les tracasseries techniques mais aussi et surtout, apprendre à partager le succès. C’est d’ailleurs en surmontant toutes leurs rivalités que Bertrand Piccard et André Borschberg ont fini par nouer une amitié qu’ils jugent aujourd’hui indéfectible.

Je vous laisse avec ces quelques lignes extraites de la quatrième de couverture d’ Objectif Soleil. C’est très peu je vous le concède, mais juste assez pour vous mettre en l’eau à la bouche.

 » On les avait crus fous quand ils ont parlé de leur projet, et pourtant ils ont réussi l’impossible : accomplir le premier tour du monde en avion solaire. Suivis par des millions de supporters, Bertrand Piccard et André Borschberg ont parcouru 43 000 km sans une goutte de carburant. En treize ans d’espoirs et de doutes, de succès et de revers, ils n’ont jamais cessé de croire à la force de leur rêve.
Ce livre est leur histoire, une ode à l’esprit pionnier. Le destin de deux hommes très différents, leur amitié et leur rivalité. Comme il n’y avait qu’un seul siège dans l’avion, ils ont dû apprendre à partager – les vols, les efforts, les larmes et la gloire.
L’énergie solaire les a portés. L’aventure humaine emportera le lecteur dans les émotions d’un rêve à la Jules Verne au service d’une meilleure qualité de vie sur cette planète.
Lorsque Solar Impulse achève son tour du monde à Abou Dhabi, le 26 juillet 2016, Bertrand Piccard et André Borschberg entrent dans la légende
. »

 

Energy Observer, le « Solar Impulse des mers » est à l’eau

Energy-observer-tirée de Paris-match.com
Energy-observer-tirée de Paris-match.com

Vendredi dernier, le 14 avril 2017, Energy observer, le premier catamaran autonome en énergie a été mis à l’eau sous le regard émerveillé d’une foule de spectateurs présents à Saint-Malo. Amarré dans le bassin Duguay-Trouin, près de la frégate Etoile du Roy de vendredi à lundi, pour être visible du public, il a été déplacé mardi vers un autre bassin du port afin de jouir d’ultimes finitions.

Si je m’étais amusé à comparer l’aventure Solar Impulse avec le roman de Jules Vernes, Le tour du Monde en 80 jours , autant dire que Energy Observer n’échappera pas non plus à une amicale comparaison avec l’œuvre du célèbre auteur. Après Le tour du monde en 25 jours de Solar Impulse, place à 20000 lieues sur les mers aec Energy Observer. Et je dis bien « sur » les mers et non pas « sous » comme dans le célèbre roman de Jules Vernes. Car il n’est pas question dans cette aventure d’un sous-marin qui promet un remarquable tour du monde des profondeurs, mais bien d’un catamaran à moteur qui naviguera bientôt sur les eaux du monde entier.

energyobserver.org
energyobserver.org

A bord de ce Nautilus des temps modernes, ne vous attendez pas biensûr à un moteur diesel. A l’instar de Solar Impulse qui achevait son tour monde à l’énergie solaire un an plus tôt, Energy Observer lance un nouveau challenge dans la promotion des énergies renouvelables. Aucune énergie fossile. Pour avancer, ce catamaran électrique d’un nouveau genre combine trois types d’énergies. Non seulement il produit son propre hydrogène à partir d’eau de mer dessalinisée mais il est également équipé de panneaux solaires et d’une éolienne afin de s’alimenter en énergies solaire et éolienne. Un incroyable bateau alliant soleil, vent et eau!

Après le succès rencontré par son « prédécesseur » Solar Impulse, l’aventure Energy Observer s’annonce tout aussi impressionnante.