Energy Observer a traversé l’Atlantique !

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C’est avec une immense joie que l’équipage du Energy Observer a pu annoncer son arrivée à Fort-de-France ce mercredi 22 avril sur sa page Facebook.

Après plus de 30 jours de navigation sans mettre pied à terre, soit 9000 km parcourus et 0 émission de CO2 ou de particules fines, l’équipage du Energy Observer a pu accomplir sa mission avec succès et en totale autonomie énergétique. Une aventure rendue d’autant plus mémorable en ce contexte particulier d’épidémie de coronavirus.

Pour mener à bien sa mission, l’équipage a dû s’armer de patience. Il lui a fallu s’adapter continuellement aux directives sanitaires et trouver des solutions pour vivre en autonomie et toujours en harmonie avec la nature. Se confiner, naviguer sans connaître le lieu du prochain arrêt, s’alimenter avec les moyens du bord offerts par la nature, produire de l’eau potable à partir de l’eau de mer… autant dire que l’expérience scientifique et environnementale de nos navigateurs du futur aura été riche en émotions et découvertes. Une occasion de rappeler qu’Energy Observer « est non seulement la démonstration d’un nouveau modèle énergétique et technologique mais aussi un laboratoire d’idées, basé sur l’autonomie et la résilience qui trouve d’autant plus de sens dans le contexte actuel ».

Coronavirus, confinement… où en est Energy Observer ?

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Comme pour tout le monde cette année, l’épidémie de coronavirus aura aussi mis à l’épreuve toute l’équipe Energy Observer. Face à la menace grandissante du Covid 19, des doutes ont pris place à bord du navire à hydrogène. Comment s’organiser face au confinement ? Continuer l’aventure ou se mettre à l’arrêt comme le reste du monde ?

Pour tout l’équipage, la réponse à cette dernière question est OUI. En ces temps d’isolement, il est plus que jamais nécessaire de montrer comment Energy Observer peut vivre non seulement en totale autonomie mais surtout en harmonie complète avec la nature. À l’heure où cette pandémie invite au questionnement sur le monde d’après, Energy Observer se doit de proposer des solutions pour le futur, solutions fondées sur le respect de la nature.

C’est donc plein de doutes mais avec la certitude de l’utilité de sa mission, qu’Energy Observer a décidé de poursuivre sa navigation malgré les complications attendues.

Pour continuer l’aventure, notre navire du futur doit s’adapter quotidiennement aux directives sanitaires liées au coronavirus. Confinement, quarantaine, trajets modifiés, interdiction de débarquer, escales annulées ou encore ravitaillement difficile…. Après son départ de Loctudy, Energy observer a navigué durant 12 jours non-stop avant de pouvoir s’arrêter au port de Tenerife aux Canaries. L’équipage n’a pas eu le droit de débarquer et a dû rester confiné à bord mais a pu recevoir des provisions à quai, sans aucun contact avec les habitants bien entendu. Un arrêt court, juste 48h, mais suffisant pour reprendre haleine et se ravitailler avant d’entreprendre la grande traversée de l’Atlantique.

Energy Observer est en route pour le Pacifique

Il est près de 9h30, mercredi 4 mars 2020, quand Energy Observer passe l’écluse et se lance enfin dans sa grande aventure à travers le Pacifique. Après plus de deux semaines d’attente, les yeux rivés sur les prévisions météorologiques, le catamaran du futur a pu mettre le cap sur l’autre bout du monde et se lancer dans son odyssée 2020.

Durant sa trêve hivernale, 4 axes d’amélioration de l’Energy Observer ont pu être travaillés :

  • L’amélioration des ailes OceanWings
  • Les hélices, rendues plus performantes en termes d’hydrogénération.
  • L’ajout de 36,8 m2 de panneaux solaires supplémentaires portant à 202 m2 la surface photovoltaïque.
  • L’installation d’une nouvelle pile à combustible d’origine automobile fabriquée par Toyota pour transformer l’hydrogène issu de l’eau en électricité et a fortiori pour augmenter la puissance et l’efficacité du navire.

C’est donc à bord de ce navire toujours aussi « propre », sans émission de particules fines et encore plus performant que l’équipage du Energy Observer a pris le large.Fiers de relancer la tradition des grandes expéditions maritimes, Victorien Erussard et Jérôme Delafosse prévoient de parcourir pas moins de 20 000 miles nautiques cette année, soit l’équivalent d’un tour de la terre. Une escale très attendue au Japon pour l’ouverture des Jeux Olympiques rythmera le début de cette aventure. Victorien Érussard et Jérôme Delafosse doivent en effet porter la flamme des Jeux Olympiques cet été à Tokyo, une deadline à ne pas manquer ! Et pour cause, la flamme olympique sera alimentée à l’hydrogène pour la première fois de l’histoire des JO. En espérant que ces derniers ne soient pas annulés ou reportés à cause de l’épidémie du coronavirus Covid 19 qui perturbe le monde actuellement.

Avant cela, un obstacle majeur les attend. Si la suite de la traversée se présente plutôt sereinement, le passage du Golfe de Gascogne permettant de rallier l’Espagne et réputé par tous les marins pour être un endroit dangereux, s’annonce difficile. Les conditions météorologiques entraînant des vents forts et beaucoup de houle ont amené l’ Energy Observer à faire escale à Loctudy dans le Finistère sud en attente d’une bonne fenêtre météorologique pour s’engager dans le golfe.

 

Après Solar Impulse, Bertrand Piccard continue son combat pour des technologies plus propres!

 

Bertrand Piccard continue son combat pour des technologies propres. Après son tour du monde à bord de l’avion à énergie solaire Solar Impulse, notre célèbre pilote suisse bat cette fois le record du monde de la plus grande distance parcourue avec un véhicule à hydrogène.

Parti de Sarreguemines lundi 25 novembre 2019 à bord d’une Hyundai Nexo à hydrogène, il réussit à parcourir 778 kilomètres avec une seule recharge d’hydrogène de 6 kilos et arriver au Bourget le lendemain avec encore 49 kms de réserve d’hydrogène au compteur !

À bord de son véhicule sans carburant, il explique le principe de la voiture à hydrogène qui est aussi une voiture électrique. L’hydrogène actionne une pile à combustible qui le transforme en électricité et en eau. L’électricité fabriquée actionne quant à elle le moteur électrique. Résultat, aucune émission de gaz à effet de serre car lorsque l’hydrogène brûle, il n’émet que de l’eau.

Le but de Bertrand Piccard est clair : démontrer encore une fois que ces technologies vertes sont une solution d’avenir pour des véhicules plus propres. Avec ce nouveau record, il prouve au monde entier qu’une voiture à hydrogène peut parcourir une longue distance sans la moindre goutte de carburant. Et cette fois, il n’est pas question d’un prototype mais bien d’un véhicule de série déjà vendu dans le commerce !

Energy Observer est de retour à Saint-Malo

De retour ce dimanche 20 octobre 2019 à Saint-Malo, Energy Observer vient clôturer le chapitre européen de son odyssée.

Après sept mois de navigation sans émission de gaz à effet de serre ni de particules fines, une rude mise à l’épreuve du froid dans le Grand Nord, Energy Observer regagne fièrement son port d’attache pour passer l’hiver. Aujourd’hui, les performances remarquables combinées des OceanWings, des panneaux solaires et de la production d’hydrogène ont prouvé que c’est un système qui marche ! D’ailleurs pour Victorien Erussard, capitaine du bateau, Energy Observer n’est bel et bien plus un navire du futur: ces nouvelles technologies peuvent être intégrées dès maintenant.

Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers ! Car si Energy Observer semble avoir acquis une certaine autonomie énergétique, notre fameux catamaran n’est cependant pas encore « fin comme un oiseau » pour autant. Quelques nœuds supplémentaires restent à gagner pour y arriver. Notre navire à hydrogène n’est donc pas prêt d’hiberner cet hiver. Au programme de cette pause malouine : sortie de l’eau, inspection, réparations et biensûr encore de nouvelles technologies. Energy Observer est et demeurera un bateau laboratoire en constante amélioration.

Prochain départ prévu : Février 2020 avec plus de 35 000 kms à parcourir en prévision. Autant dire qu’il reste encore du pain sur la planche. Une chose est sûre, Victorien Erussard et son équipage peuvent être fiers d’y être matelots !

Energy Observer navigue dans les eaux glaciales arctiques

Parti de Russie, Energy Observer est parvenu à rallier le cercle arctique après plus de 5700 kms parcourus dans des conditions climatiques très rudes et en totale autonomie énergétique. En arrivant aux îles du Spitzberg, dans l’archipel du Svalbard, à l’est du Groenland, l’équipe du Energy Observer a réussi une prouesse mondiale jamais réalisée auparavant.

www.futura-sciences.com

Ces conditions extrêmes ont permis au bateau-laboratoire de tester ses équipements dans des eaux froides à 5° et ont amené l’équipage à gérer les dépenses énergétiques pour la vie à bord et pour la propulsion.

Au-delà de la prouesse technologique qu’elle implique, l’arrivée au Spitzberg constitue une escale symbolique pour Victorien Erussard et son équipe. Le Svalbard est l’épicentre du changement climatique, l’endroit où les dégâts de l’humanité sur le climat et la biodiversité sont les plus apparents. La fonte des glaces y est visible à l’œil nu.

novethic.fr

En ralliant l’Arctique avec ses seules énergies renouvelables, Energy Observer remporte une victoire vers un transport maritime plus propre. Victorien Erussard, à bord de son laboratoire flottant, lance un appel à « coopérer avec la nature intelligemment comme [ils le font] avec [leur] bateau : on produit ce que l’on consomme, on va à la vitesse que les ENR nous permettent d’atteindre ».

Energy observer, escale à Saint-Pétersbourg

 

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Par une nuit de pleine lune offrant un éclairage spectaculaire, le pont de l’Annonciation se lève. Energy Observer glisse alors paisiblement sur la Neva. Il est précédé par le célèbre bateau « Voiles écarlates » qui semble lui ouvrir la voie jusqu’au cœur de Saint-Pétersbourg. L’arrivée du catamaran dans l’ancienne capitale impériale est de toute beauté. Après plusieurs jours passés en mer Baltique, le catamaran à énergies renouvelables vient s’amarrer au pied du Palais d’Hiver. L’ambassadrice de France en Russie, Sylvie Berman, et le consul Général, Hughes De Chavagnac ont fait le déplacement jusqu’à Saint-Pétersbourg pour l’occasion.

energy-observer.org

 

Pour cette 41ème escale de son odyssée, Energy Observer prévoit de nombreuses visites et rencontres. Le temps y sera semble-t-il très précieux car pour son investissement dans l’avenir de la planète et son importance majeure en matière d’écologie, la Russie est une étape capitale pour l’équipe Energy Observer. Dès ce soir, une présentation du projet sera faite à l’Institut Français.

Energy Observer en route pour le cercle polaire !

Voilà plus d’un an qu’Energy Observer a été mis à l’eau et déjà plus de 20 000 kilomètres ont été parcourus. L’aventure est encore loin d’être terminée puisque que notre bateau-laboratoire vient de mettre les voiles vers le Nord. Une longue virée au départ de Saint-Malo, son port d’attache, et à destination du cercle polaire qui s’annonce. Sur sa route, le « Solar Impulse des mers » fera escale à Anvers, Amsterdam, Hambourg, en Scandinavie et à Saint-Pétersbourg.

Un nouveau périple pour lequel Energy Observer s’équipe de 25m2 de panneaux photovoltaïques supplémentaires, d’une pile à combustible pour transformer l’hydrogène en électricité mais surtout, de nouvelles ailes.

Lepetitjournal.com

Un des objectifs majeurs de ce troisième voyage est en effet de booster la performance d’Energy Observer et plus particulièrement de la contribution éolienne à bord. S’il est plutôt très satisfait de la production hydrogène et de l’énergie solaire, Victorien Erussard, notre capitaine de navire, explique que la contribution éolienne est quant à elle très décevante. Alors que la production hydrogène couvre 60% des besoins en énergie du catamaran et que les 40% restants sont comblés par l’apport solaire, l’énergie éolienne produite apparaît comme quasi nulle. L’éolienne installée à bord du catamaran semble clairement inadaptée. C’est pourquoi,lors cette traversée à destination du cercle polaire, Energy Observer se séparera de son éolienne à Amsterdam pour se parer de nouvelles ailes d’un autre genre : les Oceanwings. Ces ailes rigides, encore à l’état de prototype, sont directement inspirées des bateaux de course de la Coupe America. Conçues par VPLP, cabinet d’architecture navale parisien, les Oceanwings sont verticales, de 12 mètres d’envergure et complètement automatisées. Elles devraient permettre de produire de l’hydrogène tout en navigant, ce qui n’était pas possible jusque-là… gros défi à l’horizon !

Energy Observer, la série-télé.

Energy Observer, la série-télé est enfin là…

Tous ceux qui auraient rêvé d’embarquer à bord du navire hydrogène vont pouvoir se consoler avec la série documentaire retraçant les moments forts vécus jusque là par l’équipage d’Energy Observer.

10 000 nautiques, 14 pays et plus de 30 escales racontés dans la série inédite  » Energy Observer, l’Odyssée pour le futur ». 8 épisodes seront ainsi disponibles dès le 10 octobre sur Planète+.

Une série réalisée par le chef d’expédition en personne, Jerome Delafosse.