Michal ROVNER ouvrira la saison 2019 de l’Espace Muraille de Genève

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Avec un vernissage prévu le 31 janvier dès 18h, Michal Rovner sera l’artiste qui ouvrira l’année 2019 de l’Espace Muraille. Pendant plus de trois mois, la galerie de la place des Casemates à Genève, vivra au rythme des vidéos abstraites et intemporelles qui ont fait la renommée de l’artiste.

Née à Tel-Aviv en 1957, Michal Rovner s’oriente d’abord vers la danse avant de se destiner aux arts visuels. Avec son mari, elle fonde Camera Obscura à Tel Aviv, une école consacrée entièrement à la photo, la vidéo et au cinéma. Par la suite, en 1981, elle se forme au métier de photographe à l’Académie Bezalel de Jérusalem. Sept ans plus tard, elle rejoint New-York où elle travaillera dès le début des années 90 pour le photographe et cinéaste Robert Frank en tant qu’assistante. Elle décide alors d’installer son atelier dans la Grosse Pomme mais continuera à vivre et à travailler entre New-York et Israël, son pays d’origine dans lequel elle puise son inspiration.

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Aujourd’hui, artiste de renommée internationale, Michal Rovner tourne et expose ses vidéos dans le monde entier. Installations, œuvres in situ…l’artiste israélienne se plait à projeter ses vidéos picturales sur des murs, des tables, des pierres du désert, les pages d’un livre… et l’invisibilité des procédés est telle que souvent, il devient difficile de distinguer ce qui fait partie intégrante de l’objet « écran » et ce qui relève de l’image projetée. Un doute d’autant plus accentué par l’utilisation innovante que Michal Rovner fait de l’image.

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Au fil de ses vidéos, par des procédés de répétition et de montage en boucle, naissent des scènes animées par la prolifération mouvante de petits signes. Pourtant aucune progression narrative n’est à attendre de ses œuvres. Les évènements semblent se dérouler à l’infini, sans début ni fin.

« Dislocation », son exposition genevoise, prendra place à l’Espace Muraille du 1er février au 4 mai 2019.

L’art contemporain au coin de la rue

Depuis les années soixante, les villes de Madrid et de Barcelone ont vu naître des endroits insolites en matière d’art contemporain. C’est sur ces modèles qu’accueille la ville culturelle de Soleure en Suisse, sa 19èmeédition du Supermarché d’art contemporain.

Le vernissage de cet événement a eu lieu le 8 novembre 2018 à 11h et accueille 116 artistes originaires de 12 pays. Les différentes salles d’exposition sont ouvertes au public tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi de 14h à 20h et le samedi et dimanche de 11h à 17h. Dans ce supermarché, les visiteurs et les potentiels acheteurs ont la possibilité de découvrir 7000 œuvres d’art, essentiellement des tableaux. Pour des raisons logistiques et de place, l’endroit ne peut accueillir des œuvres telles que des sculptures par exemple.

Cet événement a été mis en place par l’éditeur Peter-Lukas Meyer et la maison d’édition Rothus. Leur but principal était au départ d’attirer les personnes qui ne fréquentent habituellement pas les galeries d’art. De cette façon, l’art devient accessible à tous dans la mesure où les allées sont en accès libre au public, qui peut venir flâner dans les allées de ce supermarché d’un genre nouveau. Qui plus est, ces sont de véritables œuvres d’art que les visiteurs viennent découvrir, des tableaux authentiques, voués à être ordinairement exposés dans des musées ou des galeries d’art contemporain.

Les artistes participant sont triés parmi une multitude de candidatures envoyées au tout début de l’année. Les organisateurs, soutenus par un jury d’experts en art, accordent une importance primordiale à la qualité du travail envoyé par les peintres. Ils sélectionnent alors 80 artistes au maximum, qui dévoileront 40 œuvres chacun lors de l’événement. Parmi ces chanceux sélectionnés, des échanges sont effectués avec les supermarchés de Francfort et de Berlin. Ainsi, des artistes suisses ont la possibilité de faire découvrir leur travail à une échelle internationale, et d’autres en provenance d’autres pays européens viennent dans la ville de Soleure pour présenter leurs œuvres.

En contrepartie, les artistes sont sollicités financièrement dans la mesure où leur travail est consigné. Ils participent donc pour moitié au résultat de la vente de leurs tableaux. Au bénéfice financier vient s’ajouter un effet de publicité non négligeable car ce super marché est une voie royale pour accéder à une notoriété naissante dans le milieu artistique.

Pendant, les huit semaines d’ouverture des salles d’exposition, cette année du 9 novembre 2018 au 6 janvier 2019, les amateurs friands d’art peuvent acquérir sur place l’ensemble des œuvres originales de façon immédiate. Aucune copie n’est vendue sur place et aucun délai de commande n’est à prévoir. C’est l’occasion pour le public de faire de nombreuses découvertes car les exposants sont présents ou présentés dans une brève biographie affichée près des créations mises en vente.

Le principe et le marketing sont les mêmes que si on allait faire ses courses au supermarché du coin.

Toutes les œuvres sont préemballées dans un film plastique et mises à disposition dans des bacs de façon attractive. Chaque visiteur peut les toucher et faire son choix. Les tableaux sont à la libre disposition des acheteurs qui peuvent d’ailleurs bénéficier des conseils d’un personnel avisé et expérimenté pour les guider dans leurs achats.

De plus, les prix sont affichés clairement aux prix de 99,199, 399 ou 599 CHF. Ce qui rend l’ambiance supermarché d’autant plus présente.

Cet événement est parfois apprécié, parfois contesté, mais il ne laisse personne indifférent…

Le week-end Genève Art Contemporain approche!

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Comme chaque année en novembre, le temps d’un week-end,  l’art contemporain s’empare de la ville de Genève. Samedi 17 et dimanche 18,  les galeries et institutions genevoises, membres de l’Association Genève Art Contemporain et en collaboration avec le Quartier des Bains, ouvriront leurs portes au grand public.

Rencontres, vernissages, finissages, animations… une programmation riche attendra amateurs et passionnés lors de ce rendez-vous de découvertes artistiques qui réunira pas moins de 31 institutions.

Journées portes ouvertes des galeries d’art, l’Espace Muraille rejoindra le mouvement en ouvrant ses portes dès 14h en visite libre. L’occasion pour tous les visiteurs de découvrir l’univers innovant d’Anton Alvarez qui expose en ce moment dans la galerie de la place des Casemates.

Un dépliant contenant la programmation détaillée des tous les événements du week-end sera remis au public dans chacun des lieux participants. En attendant, toutes les informations sont disponibles sur http://www.geneve-art-contemporain.ch

 

Anton Alvarez à l’Espace Muraille de Genève

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Designer, sculpteur, céramiste, artisan… Anton Alvarez est un artiste qui revêt bien des casquettes ! Diplômé d’ébénisterie au Royal College of Art de Londres, il se passionne très vite pour les sculptures faites de bois recouvert de fils colorés. Ses œuvres à la croisée de la sculpture et du mobilier sont aussi intéressantes par leur présence que par leurs procédés de création puisqu’Anton Alvarez crée non seulement ses œuvres mais également ses propres outils.

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Dès ses débuts, alors qu’il a en tête de créer une sculpture par jour, Anton Alvarez est attiré par l’efficacité de l’emballage par le fil. Très vite, il se concentre sur l’idée de simplifier et donc d’automatiser son processus de création. Un an plus tard, la « Thread Wrapping Machine » était née. L’engin innovant dont il est à l’origine est composé d’un cylindre tournant qui lui permet de recouvrir toute la surface de ses sculptures de fil enduit de colle.

Installé à l’Espace Muraille de Genève depuis le 12 octobre, Anton Alvarez expose ses productions sous le titre de « Visual vertigo ». Cette exposition qui durera jusqu’au 15 décembre réunit pour la première fois les deux pans du travail d’Anton Alvarez : le bois et la céramique.

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L’artiste suedo-chilien également formé à l’architecture d’intérieur et au design à Konstfack se fait connaître aussi pour ses créations en céramique. Anton Alvarez, expert en la matière, remet ses compétences de concepteur de machines au service de la céramique. Ce dernier a fait le choix de ne pas façonner ses sculptures en terre cuite de ses mains mais plutôt de les faire naître d’une extrudeuse géante.

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De son travail émerge l’idée d’une nouvelle ère de création artistique. Une ère centrée sur l’automatisation des productions. Dans son art, pas de préconception. Dans ces œuvres qui prennent vie au gré de ses manipulations à travers ses drôles d’engins, c’est même l’accident, l’inattendue qui fait le charme.

Quand l’art devient un jeu d’enfant !

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Et si l’art était un jeu d’enfant ? Voilà une réflexion pour laquelle Nathan Sawaya n’a aucun doute.

Ce sculpteur américain de 46 ans a très vite abandonné sa carrière d’avocat en droit des affaires pour faire de sa passion des LEGO©, un art. Un pari certes plutôt risqué mais plus que réussi aujourd’hui pour notre artiste à l’origine de l’exposition mondialement connue, « The art of bricks ».

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Dans ses ateliers, point de céramique, de bois, de bronze ou encore de pierre. Nathan Sawaya a troqué ces matériaux traditionnels contre des petites briques de LEGO©. Ayant commencé à jouer à l’âge de 5 ans, il s’est attaché à ce jouet connu de tous jusqu’à l’emmener dans le monde de l’Art. Nathan Sawaya participe à la fois à une élévation du jeu LEGO© ainsi qu’à une démocratisation de l’art. D’après lui, grâce à ce médium sortant des sentiers battus, tout le monde peut comprendre ses oeuvres. Ses références aux grands classiques tels que La Vénus de Milo, Le penseur de Rodin, Les époux Arnolfini de Jan Van Eyck sont d’ailleurs une manière originale de faire découvrir les grands chefs-d’œuvre aux spectateurs les plus jeunes. Ses expositions réunissent ainsi tous les âges. Petits et grands, de 0 à 99 ans, tous autant captivés par un « remake » de La Joconde que par un Superman grandeur nature.

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Après avoir parcouru les États-Unis, Londres, Rome et dernièrement Paris, « The art of bricks » s’installe à Genève du 4 octobre au 6 janvier 2019. Au programme, grandes œuvres détournées, sculptures magistrales de super-héros mais aussi un petit clin d’œil aux helvètes avec une vraie montre spécialement conçue pour ce passage en Suisse. Au total, pas moins d’un million de briques colorées se retrouveront à Palexpo Genève pour ce rendez-vous d’automne. Un travail de longue haleine pour Nathan Sawaya qui invite à retomber dans l’enfance le temps d’une exposition. Et parce qu’à l’issue d’une telle visite, vous aurez certainement envie de vous adonner à la construction de LEGO©, un espace créatif mettant des milliers de briques colorées à disposition des visiteurs sera installé.

Lorsqu’un village entier se transforme en musée d’art contemporain

C’est en hommage à la rue Campagne-Première du 14ème arrondissement de Paris que cette manifestation tire son nom. Une rue historique où une ribambelle d’artistes d’art se sont succédés pour ainsi dire depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, c’est avec ce nom, Campagne Première, que la commune de Revonnas va célébrer l’art contemporain. Ce petit village de 900 habitants au cœur du Revermont, a accueilli les 7 et 8 juillet 2018 la première édition de ce weekend d’art contemporain.

C’est une habitante du village, Fanny Robin, qui est la directrice artistique du projet. Commissaire des expositions de la fondation Bullukian, place Bellecour à Lyon, Mme Robin est également présidente de l’association 2AR. L’association artistique de Revonnas (2AR) a été créée en janvier 2018 pour permettre l’organisation d’événements culturels (rencontres avec des artistes, expositions d’art, etc) dans la région du Revermont.

Art et Patrimoine n’en sont pas à leur première alliance et ils font toujours aussi bon ménage. Mais c’est une première dans ce petit village de l’Ain. Deux expositions sont mises à l’honneur :  « L’esprit des lieux » et  « Maison Forte ».

La première exposition nous présente notamment des artistes de la région Rhône-Alpes Auvergne qui ont pu renouer avec leur terre natale à travers cette exposition. C’est ainsi qu’au détour d’une ruelle vous pouviez tomber sur un cerf de Joël Paubel, ou encore découvrir une aquarelle florale de Christian Lhopital en entrant dans une ancienne grange, ou un assemblage de Gaëlle Foray. Puis, finir par trouver une pièce des archives du désastre de Jérémy Liron en entrant dans une cave ou aux abords d’un jardin.

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La seconde exposition, quant à elle organisée par Marie-Puck Broodthaers et Alexandre Igor Everard de Harzir, a su regrouper 23 artistes du monde entier. C’est dans la maison Villefranche et sa tour du 15ème siècle que naissait l’émerveillement. Une exposition d’art contemporain, moderne et ancien lors de laquelle se mêlaient sculptures, tirages photos, huiles sur toile ainsi qu’une multitude de techniques utilisées sur des supports très variés. Un méli-mélo d’œuvres signées Serge Anton, Marcel Broodthaers, Lucia Bru, Balthasar Burkhard, Giorgio De Chirico, Mai-Thu Perret, et bien d’autres encore…

Le château de Voltaire à Ferney

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Depuis le 1er juin 2018, l’un des lieux de pèlerinage intellectuel les plus prisés du 18è siècle a rouvert ses portes, après plus de deux ans de rénovation.

 Le chantier colossal a été supervisé par l’un des plus grands talents français actuels : François Chatillon. Et pour cause, la bâtisse et son domaine sont classés monuments historiques depuis 1958. Les entrailles du domaine renferment également les appartements de Madame Denis, nièce et gouvernante du philosophe.

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Une œuvre de rénovation qui prend en compte des générations de propriétaires

 Ces travaux ont permis de raviver son extérieur (des façades à la toiture, en passant par la charpente) comme l’intérieur, qui recèle de trésors, avec près de 460 objets d’époques (dorures, toiles, lustres etc.) qui ont eu, eux aussi, droit à une cure de Jouvence. L’avancée rapide des travaux a principalement été possible grâce à des documents retrouvés à Saint-Pétersbourg en Russie. C’est là-bas que vivait Catherine II de Russie, correspondante du philosophe, et qui, à sa mort, racheta la totalité de ses manuscrits.

 Si Voltaire a occupé pendant près de deux décennies la bâtisse, au fil des siècles, les propriétaires qui s’y sont succédé ont eux aussi ajouté des pages à l’histoire de la demeure. Le Centre des Monuments Nationaux a tenu à conserver les vestiges de ce passé riche en culture… Un parti pris qui permet aux visiteurs de constater l’évolution de la propriété au fil des siècles, et accessoirement, au domaine séculaire de ne pas être violenté par une rénovation qui aurait pu le dénaturer.

 La conservation d’une histoire sociale et culturelle

Selon les niveaux, les méthodes d’intervention ont été différentes. Il a d’abord fallu effectuer un travail important sur l’extérieur du bâtiment, pour en assurer l’étanchéité et la durabilité. A l’intérieur, la tâche fut toute autre : l’expertise de l’équipe de Chatillon, ajoutée aux précieux documents que Catherine II de Russie a fait conserver à Saint-Pétersbourg, a permis de rhabiller les lieux avec un mobilier d’époque, afin de rester fidèle au style intimiste qui définit avec précision l’époque du Ferney de Voltaire.

 Le mobilier d’intérieur et la véranda (elle aussi, rénovée) sont aussi là pour nous rappeler qu’à la fin du 18è siècle, Ferney était un lieu mondain et culturel. Près de deux siècles et demi plus tard, et grâce à cette régénération fidèle, le château de Voltaire conserve ce titre avec justesse, et attend assurément de nombreux visiteurs, pour les années à venir.

MANIFESTA, l’art contemporain itinérant

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Cette année s’est ouverte la douzième édition de la Manifesta à Palerme, en Italie.

La Manifesta est une biennale itinérante d’art contemporain qui se déroule chaque fois dans une ville européenne différente. Ainsi, depuis 1996 et tous les deux ans, l’organisation à but non lucratif hollandaise Manifesta Amsterdam a pour objectif de mettre en place un événement qui a pour ambition de mettre en avant des pratiques et des formes d’art contemporain différents, et ce pour chaque édition. Cette biennale est l’occasion de souligner le travail de jeunes artistes et de spécialistes de l’art issus de quarante pays. En 10 expositions, elle a réuni plus de deux millions et demi de visiteurs ces 20 dernières années.   Cela fait de la Manifesta la principale manifestation d’art mondiale.

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La dernière en date a pris place à Zurich en Suisse, du 11 juin au 18 septembre 2016, et a succédé à une série de villes européennes telles que Rotterdam, Ljubljana, Genk, ou encore Saint Pétersbourg entre autres.

Lors de cette biennale, de nombreux échanges culturels permettent d’explorer l’art européen d’un point de vue psychologique et régional. De cette façon est mise en lumière la particularité de cet événement européen, à savoir une ouverture vers le monde en allant simplement voir pour découvrir et comprendre les différentes visions de l’art contemporain à l’échelle européenne.

Chaque Manifesta est présentée dans différents lieux des villes hôtesses, que ce soient des musées, des galeries d’art ou tout simplement des lieux publics. Cela permet déjà à Manifesta de s’étendre géographiquement, donnant ainsi la possibilité aux différents lieux qui l’accueillent d’avoir le privilège d’être mis en lumière à travers cet événement mondialement reconnu.

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Par ailleurs, les visiteurs ont l’occasion de contempler les œuvres dans des contextes divers et variés, parfois même complètement inattendus, comme par exemple lors de la 11ème édition à Zurich durant laquelle les personnes collaborant avec  les artistes ont pu voir certaines œuvres exposées sur leurs lieux de travail. A cette occasion, les citoyens avaient en effet pu avoir la chance de participer activement à Manifesta 11, en travaillant en collaboration avec des artistes contemporains sur un sujet particulier.

C’est un concept curatorial qui permet de faire découvrir l’art à un public élargi dans la mesure où les habitants viennent interagir avec les artistes autour d’une question de société. Les plus jeunes ont d’ailleurs pu être confrontés à des œuvres historiques ; de quoi susciter chez eux un intérêt. Qu’ils aiment ou non, les questions ne les laissent de façon certaine, pas indifférents.

Une ouverture culturelle indispensable dans un monde où les frontières européennes se font de plus en plus discrètes, mais dans lequel les spécificités régionales en matière d’art ont toujours leur place.La Manifesta a réussi le pari de réunir des personnes d’âges, de cultures et d’horizons vraiment diversifiés dans un domaine aussi subjectif que l’art contemporain.

 

Clip de Jay-Z et Beyoncé: Quand chefs-d’oeuvre d’art classique et musique de culture urbaine se rencontrent!

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Les célèbres Monsieur et Madame Carter, chanteurs américains mondialement connus sous les pseudonymes respectifs de Jay-Z et Beyoncé, ont secrètement investi les murs du plus célèbre musée au monde le temps du tournage de leur nouveau clip « Apeshit ». Depuis la révélation de ce dernier tourné dans l’enceinte même du Louvre, toutes les plumes sont déliées et des centaines d’articles sur le sujet fusent.

Une fois n’est pas coutume ! Cet article porte donc sur un thème peu habituel à ce blog qui a trait à l’univers éclectique de Monsieur Eric Freymond mais difficile de passer à coté de ce sujet qui a envahi la toile cette dernière semaine.

Fan de hip-hop ou non, telle n’est pas la question ! Car si les qualités musicales de « Apeshit » tendent à être remises en question, son clip qui a élu domicile au Louvre est une première dans l’histoire de la musique et ne peut donc pas laisser indifférent. 

Loin des références habituelles présentes dans les clips de rap et de R’n’B, Beyoncé et JayZ déambulent en maîtres des lieux dans les couloirs du  Louvre et se mettent en scène devant les plus grands chefs d’œuvre classiques. Le couple Carter a en effet décidé de prendre appui sur les plus beaux tableaux et les plus belles sculptures du plus grand musée du monde afin d’illustrer les messages qu’il souhaite faire passer.

Ce choix, artistique ou commercial, apparaît presque comme leur revanche sur le monde. En posant devant « Le Radeau de la Méduse » ou « Le Portrait d’une négresse », les Carter appuient leur combat contre l’esclavagisme et le racisme anti-noirs. Telle La muse de Marie-Guillemine Benoist dont elle adopte les attitudes, Beyoncé n’hésite pas à mettre en avant toute la beauté et le charme des femmes noires.

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La Diva et son mari semblent également se réapproprier les tableaux pour conter leur histoire personnelle. Devant Le Sacre de Napoléon Bonaparte mettant en scène l’empereur qui, refusant de se faire couronner par le pape, se couronne lui-même puis couronne son épouse Joséphine, Beyoncé et Jay-Z relatent leur propre histoire : celle d’un couple qui arrive aux sommets par ses propres moyens, celle de deux artistes amoureux qui ne doivent leur succès planétaire qu’à eux-mêmes : l’histoire des self-made people.

Pour clôturer l’effusion d’œuvres d’art classiques dans ce clip de culture urbaine, les deux artistes vont même jusqu’à défier la très célèbre Mona Lisa. Ainsi, telle La Joconde, le couple règne sur le Louvre et se place dans le monde des grandes œuvres artistiques, s’auto proclamant par la même occasion chef-d’œuvre mondial.