Prix Turner 2019 : « Un pour tous, tous pour un »

Et le prix Turner 2019 est décerné à… (roulement de tambour) … Tous les artistes nominés !

Une fois n’est pas coutume, cette année ce n’est pas un mais les quatre artistes nominés qui ont été récompensés par le célèbre Prix Turner. Le 3 décembre dernier à Margate, dans le sud de l’Angleterre, le jury a fait le choix exceptionnel de décerner le Prix Turner aux quatre lauréats en lice pour le prestigieux prix d’Art contemporain britannique. Oscar Murillo, Tai Shani, Helen Cammock et Lawrence Abu Hamdan avaient eux-mêmes fait cette demande par courrier auprès du jury. Au nom de la solidarité et en faveur de la cohésion, en ces temps de crises, notamment celles qui divisent la Grand-Bretagne actuellement, les quatre nominés ont adressé une lettre inhabituelle aux organisateurs du prix demandant à ce que le prix leur soit attribué conjointement en tant que collectif. La requête fut acceptée à l’unanimité. Une décision bien fidèle à la réputation anticonformiste du prix Turner.

Photo de l’installation d’Abu hamdan

Cet acte symbolique vient d’ailleurs couronner l’atmosphère particulièrement politique de cette édition 2019 du Prix Turner. Alors que Tai Shii nous plonge dans un monde de science-fiction féministe, Laurence Abu Hamdan nous exporte au cœur d’une prison syrienne. A travers des sons enregistrés à l’intérieur de la prison de Saydanya, l’artiste jordanien dénonce les conditions de détention du régime syrien. L’artiste colombien Oscar Murillo se concentre quant à lui sur la situation actuelle du Royaume-Uni en présentant 23 personnages en papier mâché qui regardent symboliquement vers l’horizon fermé du pays. Pour finir, Helen Cammock revient sur le rôle des femmes dans le mouvement des droits civiques en Irlande du Nord à travers un film d’environ 1h40. Les œuvres des lauréats sont visibles à la galerie Turner Contemporary de Margate jusqu’au 12 janvier 2020

FIAC 2019 : Plus de 74 500 entrées en cinq jours

art-agenda.com

Citrouille à pois noirs, machines à barbes à papa géantes…non ce sujet ne traitera pas de la prochaine fête d’Halloween mais bien de la Foire Internationale d’Art Contemporain.

Life of Pumpkin Recites, Yayoi Kusama (lefigaro.fr)

Œuvre insolite de la place Vendôme: une sculpture gonflable en forme de citrouille de dix mètres de haut sur dix mètres de diamètre. Cette installation d’envergure ornée de pois noirs et exposée par l’avant-gardiste japonaise de 90 ans, Yayoi Kusama, montre son attachement à ce légume qu’elle considère mal-aimé à tort. Une sculpture qui a su faire beaucoup parler d’elle. En revanche peu nombreux sont ceux qui pourront se vanter d’avoir fait face à cette citrouille géante, puisqu’en raison de la pluie, elle dû être retirée dès le 17 octobre. Autre œuvre très attractive de cette 46ème édition de FIAC, les cinq grandes machines à barbes à papa de Vivien Roubaud. Installée devant le Grand Palais, cette œuvre comestible a su faire la joie des gourmands et des curieux.

Sucre Cristal n°3, Vivien Roubaud (francebleu.fr)

Cette année encore la FIAC a su surprendre et attirer de nombreux visiteurs venus du monde entier. Avec une hausse de la fréquentation de 2,87% par rapport à 2018, ce ne sont pas moins de 74 580 entrées qui se sont écoulées en cinq jours.

Du 17 au 20 octobre,  la FIAC 2019 a accueilli 199 galeries issues de 29 pays. Comme dans les éditions précédentes, six lieux qui ont été investis pour cette grande foire incontournable de l’agenda parisien : le Jardin des Tuileries, la place de la Concorde, la Place Vendôme, le musée Delacroix, le Petit Palais et l’Avenue Winston Churchill.

Art en Vieille Ville vous accueille pour ses vernissages communs d’automne 2019

insgain.com

Nous y voilà ! L’automne s’installe progressivement sur la ville de Genève. Le ciel succombe peu à peu aux différentes nuances de gris tandis que les feuilles se parent de mille couleurs flamboyantes. Un contraste de couleurs qui plante le décor parfait pour accueillir les vernissages communs d’automne organisés chaque année par l’association Art en Vieille Ville. Ce jeudi 26 septembre, l’ouverture de la 26èmeédition de ce rendez-vous culturel genevois, offrira une fois encore au public l’occasion de découvrir de grandes expositions tout en se promenant dans la vieille ville de Genève.

Chaque galerie membre de l’association AVV dévoilera ses plus belles œuvres dans le cadre d’expositions thématiques ou monographiques. L’Espace Muraille qui a rejoint cette année les rangs d’AVV, nous invitera à découvrir l’artiste céramiste japonais Masamichi Yoshikawa autour d’une exposition intitulée Sola Tobu Izumi (Printemps volant dans le ciel)

S’ensuivra une journée portes ouvertes le samedi 28 septembre, durant laquelle les galeries membres accueilleront les visiteurs de 11H à 17h. Et pour ne rien manquer, laissez-vous entrainer par une visite commentée des expositions en compagnie de Paula Rey, historienne de l’Art, le long d’un parcours artistique convivial.

Masamichi Yoshikawa, le céramiste japonais contemporain expose à l’Espace Muraille

Aujourd’hui célèbre pour ses pièces architecturées en porcelaine couverte d’une céladon bleu pâle, Masamichi Yoshikawa a pourtant commencé par étudier le design à l’institut de Design du Japon. Il exercera le métier de designer quelques années pour finalement s’installer à Tokoname, ville qui abrite l’un des six anciens fours du Japon. A Tokoname, les vastes gisements d’argile rouge aux alentours ont permis la floraison de nombreux ateliers fabriquant des grès non émaillés cuits à haute température. Mais Masamichi Yoshikawa , lui, n’est pas attiré par l’argile rouge et il nous explique pourquoi :

« Ici, à Tokoname, la terre utilisée est rouge (shudei), cuite à haute température, elle donne un très beau grès, les yakishime. Pendant des siècles, les potiers d’ici ont fait principalement des objets utilitaires, de la vaisselle et des matériaux de construction. Quand je me suis installé́ à Tokoname City en 1970, j’avais 24 ans et un diplôme de designer en poche, c’était pour concevoir des objets destinés à la Scandinavie. J’ai continué cette activité quelques années, puis j’ai rejoint l’atelier de Yoshan Yamada, un céramiste influent de la ville.

Les années 1970 ont été, ici comme dans beaucoup d’endroits du monde, une période d’intense interrogation sur l’esthétique. Je ne crois pas que les artistes japonais soient des intellectuels comme en Occident, notre quête n’est pas conceptuelle. En revanche, nous nous sommes posés beaucoup de questions sur la qualité des formes dans l’espace. Finalement la création céramique s’est imposée à moi, parce qu’elle me permettait de laisser libre cours à tous mes sens, à la participation de mon corps tout entier conjuguée à celle de mon esprit.

Je suis né en 1946 à Furasato dans le district de Chigasaki, non loin de Tokyo. Je me souviens avec plaisir de mon enfance et des expériences que j’ai vécues. Petit, j’aimais jouer dans les bois et les odeurs de la terre et de la nature me reviennent instantanément quand j’y repense. J’attrapais des poissons dans les rivières, courais le long des sentiers, m’asseyais sur les rochers, regardais les rizières, avec déjà l’impression d’appartenir intégralement à un tout, et sans en avoir vraiment conscience, j’utilisais mes cinq sens pour découvrir et comprendre le monde qui m’accueillait. Je m’enivrais de la nature ou plutôt de ma propre existence au sein de celle-ci. Aujourd’hui parfois, je me pose la question de savoir pourquoi j’ai choisi cette matière ou cette forme, c’est ma perception et mes sensations qui me l’ont dicté. {…} Je mets beaucoup de moi-même dans mes réalisations. J’y pense sans cesse, chaque chose m’inspire: un paysage, une œuvre d’art ancienne, un monument {…} Le bleu, ce fut comme une illumination. Dans cette région, tout le monde fabrique des grès en cuisson yashikime. J’ai commencé à travailler le grès rouge avec Yoshan Yamada, mais cette terre ne me plaisait pas vraiment, alors j’ai préféré opter pour le blanc de la porcelaine qui, comme la feuille de papier, permet le décor. Le hakuji (blanc), le sei hakuji (blanc bleuté) me convenaient mieux. Les pièces chinoises des Song du Nord exercent sur moi une évidente fascination, elles sont considérées à raison comme le sommet, l’apogée de la céramique chinoise. Elles se sont imposées d’elles-mêmes, ainsi que les pièces coréennes de la dynastie des Yi, comme l’exemple qu’il me fallait suivre. C’était ça et rien d’autre que je voulais faire.»

Extrait de La revue de la céramique et du verre, N°162 septembre-octobre 2008, pp 31-32

Retrouvez Masamichi Yoshikawa à l’Espace Muraille de Caroline et Eric Freymond du 20 septembre au 23 novembre pour une exposition intitulée Sola Tobu Izumi (Printemps volant dans le ciel).

Petit tour du côté de Gstaad. Les Menus plaisirs de Caroline Freymond

Si la curiosité est, semble-t-il, un vilain défaut un peu partout dans le monde, elle est au contraire très appréciée chez Menus Plaisirs. Cette petite enseigne d’objets d’art insolites, rares et pleins de charme fait en effet le bonheur des curieux et des chineurs depuis près de vingt ans. Devenue adresse incontournable du petit village touristique de Gstaad, la petite boutique d’art Menus Plaisirs ouverte en 2002 par Caroline Freymond, est passée du stade de petite caverne d’Ali baba à véritable galerie au fil des années. L’épouse d’Eric Freymond a déniché au cours de ses voyages dans le monde entier de jolis objets décoratifs et tous autres curiosités qu’elle a pris le soin de réunir au sein de Menus plaisirs. En 2013, Caroline Freymond fait le choix d’agrandir et réaménager sa boutique avec l’aide de deux décorateurs parisiens Michael Coorengel et Jean-Pierre Calvagrac. Deux sections naissent alors de cette collaboration.

Un espace boutique proposant à la vente diverses créations de décoration contemporaine ainsi que les objets anciens, uniques et d’exception que Caroline Freymond se plaît à chiner au gré de ses voyages et rencontres.

Un espace galerie d’art dont le décor change sans cesse pour accueillir les différents artistes invités à investir les lieux ponctuellement. Dans cette section galerie, meubles et objets de design contemporain sont chaleureusement associés à des tableaux pour proposer de plaisantes mises en scène.

Manifesta 13 : la prochaine édition de la biennale itinérante prend forme.

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Manifesta 13 prend forme. Les acteurs de cette 13ème édition de la biennale itinérante d’art contemporain se sont réunis aujourd’hui au Conservatoire Nationale de Marseille, autour de leur directrice Hedwij Fijen, afin d’en dévoiler les grandes lignes.

Manifesta 2020 prendra place dans Marseille et sa région du 7 juin au 13 novembre 2020 sous le titre « Traits d’union ». Une façon de rappeler que la biennale explorera les traits d’union entre Marseille et le reste du monde, entre les différentes réalités sociales et ce à travers les pratiques artistiques.

Pour sa première édition en France, Manifesta 13 a réuni une équipe interdisciplinaire composée d’architectes, d’urbanistes, d’artistes et de commissaires d’exposition afin d’intégrer une série de projets artistiques au sein de son territoire d’accueil. Une des ambitions de Manifesta 13 étant d’intégrer véritablement les dynamiques sociales, culturelles et politiques dela cité phocéenne et de laisser une trace durable de son passage à Marseille.

manifesta13.org

Comme pour chaque édition précédente, Manifesta 2020 a également pour vocation de créer une synergie entre le programme officiel de la biennale et les évènements parallèles réunis sous le programme « Les parallèles du Sud ». Un appel à candidature a donc été lancé dans le but d’inviter les professionnels et organisations locales et internationales à y participer.Les projets, qui seront sélectionnés par un jury de professionnels locaux et internationaux, devront s’auto organiser et s’autofinancer mais pourront bénéficier de la notoriété et de tout le marketing lié à Manifesta 13 Marseille.

L’équipe Manifesta a également pu dévoiler ce jour son nouveau logo réalisé en collaboration avec le groupe d’artistes et designers marseillais Super Terrain. L’identité visuelle de cette édition marseillaise arbore un graphique formé de deux lettres M qui se regardent, se reflètent mutuellement. Inutile de vous dire que ces deux M ne sont autres que ceux de Marseille et Manifesta, qui, à l’instar de leur image graphique, se regardent mutuellement dans le but d’apprendre l’un de l’autre.

 

 

Quand la maison de famille se met au diapason

 

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L’immeuble est situé dans la rue Beauregard. Construit en 1774 au pied des remparts de la ville de Genève, Éric Freymond l’a hérité de sa mère. L’édifice de style Louis XVI est dans la famille depuis deux siècles. Pourtant, une porte rouge plutôt vif interpelle. Elle nous rappelle que l’immeuble familial, aussi ancien qu’il puisse paraître, abrite aujourd’hui un espace dédié aux arts moderne et contemporain.Sa première restauration a lieu en 1960, à l’initiative de la mère d’Eric Freymond. Quelques dizaines d’années plus tard, Eric Freymond à l’idée d’élargir l’usage/l’utilité de cette belle maison de famille. Regardant la cave en pierre s’étalant sur deux étages, Eric Freymond et son épouse Caroline imaginent un espace dédié exclusivement à l’art, un lieu d’accueil et d’exposition d’un genre nouveau. Quelques travaux plus tard, l’Espace Muraille était né dans l’entresol de cette ancienne maison de famille.

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Et l’aventure continue pour ce bâtiment familial de la rue Beauregard. Caroline et Eric Freymond nous présente aujourd’hui la touche personnelle apportée au bel étage de ce dernier. En effet, après cinq années de rénovations qui s’achèvent enfin, le couple de collectionneurs nous laisse découvrir l’étage noble qu’ils viennent de restaurer. Couleurs et lumières sont les maitres-mots de la nouvelle jeunesse offerte au premier niveau élevé de la maison de famille. Eric Freymond explique qu’ils ont d’abord pris le soin de retrouver l’état d’origine de l’édifice. Débarrasser les différentes pièces, restaurer les boiseries et panneaux sculptés au-dessus des portes…etc. Une fois cette mission accomplie, il ne restait plus qu’à aménager l’ensemble. Pour l’occasion, Eric et Caroline Freymond ont installé une partie de leur collection privée dans leurs quartiers. Des œuvres d’artistes qu’ils ont exposés à l’Espace Muraille tels que Michal Rovner, Edmund de Waal… ou encore d’autres œuvres modernes aussi atypiques qu’originales qui se mêlent volontiers aux antiquités françaises et boiseries du XVIIIe siècle.

Résultat, un étage d’Hôtel particulier façonné à l’image de leur passion commune actuelle.

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Espace Muraille rejoint les rangs d’Art en Vieille Ville

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Art en Vielle-Ville, ou AVV pour les intimes, est une association culturelle de référence établie à Genève dans le but de faire de la pittoresque Vielle-Ville de Genève un centre d’attraction dans le domaine de l’Art. Crée en 2007, elleregroupe une quinzaine de galeries d’art et d’antiquité de prestige, toutes situées en Vieille-Ville de Genève, ainsi que trois institutions culturelles de renom : le Musée Barbier-Mueller, le Musée d’art et d’histoire et la Fondation Baur.

hotsta.org

Depuis 13 ans maintenant, l’association réunit ses membres chaque printemps et chaque automne afin de proposer aux genevois une sélection d’œuvres de haute qualité. Lors de ces vernissages communs, chaque galerie dévoile ses plus belles œuvres dans le cadre d’expositions thématiques ou monographiques. L’occasion pour les amateurs et passionnés d’art de vagabonder à travers un parcours inédit dans les rues du centre historique de Genève.

Cette année, Espace Muraille rejoint les rangs de l’association genevoise et participera ainsi à la 25èmeédition de ses vernissages simultanés. Pour ce cru de printemps 2019 qui aura lieu le jeudi 2 mai, Espace Muraille marquera son arrivée avec l’exposition Michal Rovner.

 

Jules César à Genève !

Le célèbre buste présumé de Jules César, découvert dans le Rhône en 2007 suite à de longues fouilles subaquatiques est à Genève. Ayant fait le voyage depuis Arles, il a été accueilli précieusement par les conservateurs du MAH.

Mais que fait donc Jules César à Genève !

Serait-ce une première ? Pas tellement nous répond Béatrice Blandin, conservatrice au MAH, en rappelant que le grand César avait déjà rendu visite à nos amis genevois en 58 avant JC. A cette époque, Genève n’est autre qu’un « petit bourg » mais Jules César s’y précipite afin d’empêcher l’émigration des helvètes alors attirés par la rive romaine du Rhône. Arrivé à Genève, il détruit le pont traversé par le Rhône et construit des fortifications sur la rive Sud, empêchant ainsi les helvètes d’emprunter la voie la plus rapide. Par chance, l’eau a coulé sous les ponts depuis et 2077 ans plus tard, les helvètes accueille chaleureusement le retour de César à Genève.

Le musée d’Art et d’Histoire de Genève, a fait le pari de plonger les genevois dans l’histoire de l’empire romain le temps d’une exposition. « César et le Rhône, chefs d’œuvre antiques d’Arles », cette exposition exceptionnelle et inédite à Genève revient sur les liens qu’ont pu entretenir Arles et Genève dans l’Antiquité. Alors qu’a priori rien ne semble les unir, ces deux villes furent en réalité reliées par leur localisation stratégique aux abords du Rhône, axe fluvial majeur du commerce méditerranéen.

lesgenevoises.com

Si la collaboration et la contribution du Musée départemental Arles Antique reste majeure (pas moins de 320 pièces prêtées au MAH de Genève), au total ce sont sept institutions qui ont participé à enrichir l’exposition genevoise. L’occasion pour les genevois de découvrir toute une série de chefs d’œuvres en seul et même lieu !

Parmi les vedettes de l’exposition, le buste présumé de Jules César vous l’aurez compris mais pas que. La « Vénus d’Arles », confiée par le Louvre au MAH pour l’occasion, attire-t-elle aussi tous les regards. Pour la petite histoire, nous apprenons que cette Venus fut découverte à Arles en 1651. Informé de la beauté de la statue, Louis XIV s’en éprend et informe les arlésiens qu’il serait ravi de la recevoir en présent. Un cadeau à Louis XIV ne se refusant pas, les arlésiens ne purent qu’honorer la requête de leur roi. Et c’est ainsi que, contre leur gré, la Vénus d’Arles pris le chemin du château de Versailles. La Venus d’Arles est aujourd’hui installée et gardée précieusement au Louvre. Elle ne voyage que très peu et son séjour à Genève sera d’ailleurs sa troisième sortie. Quel privilège pour les genevois !

 

 

Caroline et Éric Freymond rendent hommage à Pierre Lesieur

Caroline et Éric Freymond ont fait le choix, en collaboration avec Andreas Siegfried, de rendre hommage à l’artiste français Pierre Lesieur (1922-2011) à travers une exposition intitulée « Le ravissement des couleurs ». Pierre Lesieur, Caroline et Éric Freymond l’ont connu par le biais de leur amie Isabelle Borchgrave. Alors qu’il décide de lui rendre visite dans son atelier, le couple Freymond tombe littéralement amoureux du travail de l’artiste français. Aujourd’hui Caroline et Éric Freymond possèdent environ 120 toiles signées Pierre Lesieur.

L’exposition regroupera une sélection d’œuvres tardives du peintre, créées pour la plupart entre 1998 et 2009. Au total, ce sont quarante peintures qui seront exposées à la mémoire de l’artiste du 10 février au 3 mars 2019 entre le Chalet Farb de Gstaad et le chalet Mittelgaessli de Saanen.

Né en 1922 à Paris, Pierre Lesieur est très tôt attiré par la peinture et commence par intégrer l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. L’enseignement trop rigoureux de cette dernière ne l’intéressant pas, il quitte rapidement les Beaux-arts et fait le choix de se former seul. Il participe pour cela à de nombreux ateliers libres notamment au sein de l’Académie de Montmartre. Ce qui l’intéresse le plus ce sont les couleurs et la lumière. Autodidacte et loin des préoccupations artistiques majeures de son époque, il se concentre plutôt sur les sujets intimistes. Plus tard il voyagera beaucoup et entamera notamment avec son épouse un long périple autour du monde qui influencera considérablement son œuvre. Son goût pour la couleur se retrouve mixé à toutes les inspirations culturelles des nombreux pays qu’il a parcourus. De Paris au Japon, ce sont tous ces séjours qui font de l’œuvre de Pierre Lesieur une œuvre qui semble venir de partout et nulle part en même temps!