LANIAKEA, une exposition de Manuela Zervudachi à l’Espace Muraille de Genève

espacemuraille.com

Une nouvelle exposition se prépare déjà à l’Espace Muraille de Genève. A compter du 25 mai, Caroline et Eric Freymond accueilleront la sculptrice Manuela Zervudachi dans leur galerie genevoise.

Passionnée par le modelage depuis l’enfance, Manuela Zervudachi n’a pas hésité à parcourir le monde pour perfectionner son art. Après avoir gagné à Londres son premier concours de sculpture à l’âge de douze ans, Manuela Zervudachi poursuit ses études à la prestigieuse Parsons School of Design de New York où elle se concentrera essentiellement sur le travail du métal. Quelques années plus tard, elle fait le choix de s’installer en Toscane, à PietraSanta, lieu par excellence de la sculpture, regroupant pas moins d’une douzaine des meilleures fonderies de bronze du monde. Sous la tutelle de son maître Fiore de Henriquez, elle y découvrira tous les secrets de la cire perdue et du bronze. Trois années plus tard, Manuela Zervudachi finit par s’installer à Paris avec sa famille.

manuelazervudachi.com

L’art de Manuela Zervudachi diffuse sa fascination pour l’état de l’homme dans son environnement. Emerveillée par l’espace et le miracle de la vie, elle sculpte les éléments qui composent l’origine du monde : fer, étain, bronze, laiton, terre, résine, plâtre….

manuelazervudachi.com

Après avoir œuvré autour des thèmes du tarot, du symbolisme du corps, du temps et de la graine, Manuela Zervudachi s’attaque à l’immensité de l’espace. LANIAKEA, l’exposition personnelle qu’elle présentera à l’Espace Muraille, nous promet un véritable voyage sidéral. LANIAKEA ou « horizon céleste immense » en hawaïen est le superamas de galaxies dont fait partie la Voie Lactée. Il représenterait environ 100 000 galaxies. Par ce terme, Manuela Zervudachi aime à nous rappeler que l’homme est minuscule au milieu de ce superamas. Polyèdres en terre cuite, émaillés noirs, nuage en terre cuite patinée…au total, une cinquantaine d’œuvres orneront la galerie genevoise pour une ambiance cosmique.

ArtParis Art Fair fête ses 20 ans

artparis.com

Art Paris Art Fair, le célèbre rendez-vous printanier de l’art moderne et contemporain, fête ses vingt en 2018. Depuis sa création en 1999, cette foire s’est imposée comme l’événement parisien à ne pas manquer. Art Paris Art Fair ce n’est pas moins de 142 galeries, exposant plus de 990 artistes issus de 23 pays du monde entier, qui envahissent le Grand Palais pour présenter toute la richesse de la création contemporaine et moderne. L’Espace Muraille ne dérogera pas à la règle puisque notre célèbre galerie genevoise tenue par Eric et Caroline Freymond participera à Art Paris Art Fair 2018 avec une exposition solo de Philippe Lardy.

Cette année, Art Paris Art Fair se mettra d’ailleurs aux couleurs de la Suisse, pays invité d’honneur de cette édition 2018, en vue de promouvoir la richesse et la diversité de la scène helvète. Dans cette optique, la Suisse présentera les dernières acquisitions de la Collection d’Art Helvetia soit plus de 1700 œuvres de 400 artistes mais également un programme vidéo, quatre compositions murales…

Pour ses 20 ans et en écho à sa vocation d’origine de soutien au marché de l’art français, Art Paris Art Fair a demandé à François Piron, commissaire d’expositions et critique d’art, de sélectionner 20 artistes parmi les galeries participantes. 20 artistes français mettront donc en avant leurs œuvres singulières s’étalant des années 60 à nos jours.

artparis.com

Artgenève: L’édition 2018

priveekollektie.art

Le week-end dernier s’achevait la 7ème édition du salon Artgenève. En ouvrant ses portes du 1er au 4 février, la foire suisse a accueilli près de 20 000 visiteurs en l’espace de quatre jours seulement. Sur la surface de plus de 20 000 mètres carrés du Palexpo où elle a lieu chaque année, ce sont au total des œuvres de plus de 860 artistes qui ont été exposées au public.

rts.ch

Cette année, le salon a été marqué par une montée en gamme des œuvres présentées mais surtout par l’arrivée plutôt remarquable du Design dans le salon. Thomas Hug, directeur d’Artgenève a en effet fait le choix pour ce salon 2018 de consacrer une vraie place au mobilier de collection en décidant d’associer Artgenève à la célèbre Foire Internationale de Design aussi connue sous l’acronyme PAD pour Pavillon des Arts et du Design.

D’après les organisateurs, cette édition d’Artgenève a été un grand succès commercial. Ces derniers ont également salué l’immense soutien reçu de la part des collectionneurs de la région genevoise qui n’ont pas hésité à contribuer activement à Artgenève. Eric Freymond et son épouse Caroline, propriétaires de l’Espace Muraille ont par exemple prêté à Artgenève une sculpture du grand artiste italien Guiseppe Penone. L’arbre sculpture de douze mètres de haut a ainsi pu trôner l’épicentre du Palexpo pendant la durée du salon.

Quand Olafur Eliasson invite à l’exercice des sens à l’Espace Muraille de Genève.

agdmag.com

Artiste marquant de l’histoire de l’art contemporain actuel, Olafur Eliasson vient subjuguer les spectateurs et bouleverser leur perception sensorielle commune à l’Espace Muraille de Genève. Installé dans la galerie d’art de Caroline et Eric Freymond depuis le 23 janvier, l’artiste islandais-danois entraine l’émerveillement des visiteurs à travers une exposition singulière. Elaborée sous la direction de Laurence Dreyfus, historienne d’art et conseillère en art contemporain, « Objets définis par l’activité » présente les travaux personnels d’Olafur Eliasson qui mêlent à la fois corps, mouvements et expérimentations sensorielles. Avec seize œuvres et installations donc sept inédites, pensées exclusivement pour ce lieu unique qu’est l’espace Muraille, l’artiste diplômé de l’Académie royale des arts du Danemark met en action des jeux de lumières, de couleurs et de matières changeantes qui semblent redéfinir notre relation au temps et à l’espace.

agdmag.com

Un visiteur est à la fois spectateur et coproducteur de l’œuvre. Pour Olafur Eliasson, le spectateur est au centre des créations : il l’encourage à se déplacer, à examiner l’œuvre exposée sous tous ses angles afin de stimuler ses sens, désorienter ses perceptions et l’inciter à réfléchir sur la relation qu’il entretient avec le monde et l’environnement.

Les œuvres épurées et immatérielles enferment pourtant une réelle complexité multidisciplinaire de la démarche d’Olafur Eliassson et témoignent des recherches de l’artiste dans les domaines du temps, de la perception, de l’espace, du mouvement et de la relativité du réel.

agdmag.com

Par le biais de trois installations aquatiques, stars de « Objets définis par l’activité », Olafur Eliasson semble par exemple démontrer une certaine capacité à immobiliser l’eau qui est par nature une matière en mouvement perpétuel. En effet, lors de sa visite, le spectateur se laisse surprendre par une salle plongée dans l’obscurité dans laquelle lui sont révélées le temps d’une seconde trois petites fontaines d’eau illuminées par irruption de flashs de lumière stroboscopique. Chaque installation, qui émet un jet d’eau d’une forme différente, est éclairée par des lumières placées au dessus de chacune et qui illuminent les giclées d’eau le temps d’une seconde.

agdmag.com

Entre objets suspendus, formes colorées, jeux de miroirs, arrêts sur image… « Objets définis par l’activité » s’apparente finalement à une captivante promenade sensorielle où l’on ne sait plus très bien ce qui est réel, immobile ou en mouvement.

Lubaina Himid première femme noire et artiste la plus âgée à remporter le prix Turner.

Le prestigieux Prix Turner salue cette année le travail admirable de Lubaina Himid. Native de Zanzibar, elle fait ses études en Angleterre avant devenir artiste mais également commissaire d’exposition, écrivain et professeur d’art contemporain à l’université du Lancashire central.

Tate.org.uk

Lors de la cérémonie de remise qui s’est tenue le 5 décembre dernier à la Ferens Art Galery de Hull dans le Yorkshire, Lubaina Himid s’est vue remettre son prix ainsi qu’un chèque de 25 000 livres, soit 30 000 euros, au détriment des autres finalistes Hurvin Anderson, Andrea Büttner et Rosalind Nashashibi. Les juges de la Tate Britain, ayant basée leur décision sur une triple exposition de peintures, gravures et installations à Oxford, Bristol et Nottingham, ont salué le sérieux des thèmes abordés par la lauréate.

hollybushgardens.org.uk

Figure clé du Black Arts Movement dans les années 80, Lubaina Himid est une artiste engagée. Depuis ses débuts, son art révèle explicitement son questionnement vis-à-vis de l’industrie esclavagiste, du colonialisme mais également de la représentation qui est faite de la diaspora noire dans l’art notamment contemporain. Cette édition 2017 du Prix Turner apparaît comme une double victoire pour l’artiste tanzanienne puisqu’elle devient la première femme noire à remporter le prestigieux prix Turner. A 63 ans, elle est également la doyenne des artistes primés par le Prix Turner puisque le jury avait levé cette année la restriction d’âge plafonnée à jusque là à 50 ans.

 

La « Kimabaya » de Milia Maroun investira l’Espace Muraille de Genève

C’est dans une ambiance agréablement orientale, que l’Espace Muraille de Genève a choisi de clôturer l’année 2017. Après une brève pause, notre galerie favorite vous retrouvera dès le 30 novembre pour le vernissage d’une exposition de Milia Maroun intitulée « Kimabaya ».

Milia Maroun plongera la galerie de la place des Casemates dans une ambiance « route de la soie » à travers une exposition durant laquelle, l’artiste libanaise présentera une version personnelle de la traditionnelle abaya, vêtement typique oriental. C’est de ses multiples voyages et conversations que naît l’idée de la « Kimabaya », un vêtement intemporel fusion entre le kimono traditionnel japonais et l’abaya orientale. Cette réinterprétation du vêtement traditionnel oriental fait suite à une demande du Musée National de Beyrouth qui sollicita la célèbre créatrice en 2003, alors propriétaire de sa propre marque de vêtements « Milia M ».

hayatouki.com

 

Aujourd’hui, ce vêtement qui sied aussi bien aux hommes qu’aux femmes se décline en une multitude de couleurs chatoyantes et de matières nobles.

Une occasion peut-être pour les visiteurs de refaire leur garde robe !!!

44ème édition de la FIAC

sorrywereclosed.com

Dimanche dernier s’achevait la célèbre Foire Internationale de l’Art Contemporain, plus communément connue sous l’acronyme FIAC. Avec 73 910 entrées en seulement cinq jours, soit une hausse de 2.5% par rapport à celle de l’année 2016, la foire parisienne a profité pleinement de sa notoriété pour faire vivre la capitale française à l’heure de l’art contemporain.

Pour cette 44ème édition haute en couleur, on ne compte pas moins de 190 galeries représentant les artistes les plus côtés et les plus émergents. Outre les galeries les plus importantes de la scène artistique internationale, toujours fidèles à ce rendez-vous annuel du marché de l’art, de nouveaux arrivés ont fait leur première apparition à la FIAC. Le Kosovo, la Tunisie et l’Egypte ont en effet fait leur entrée dans cette grande manifestation d’art contemporain de renommée mondiale, portant cette année à 29 le nombre de pays représentés à la FIAC.

fiac.com

Loin de sa première édition ayant eu lieu en 1974 dans la gare désaffectée de la Bastille, la FIAC de Paris a su devenir une des grandes dates du calendrier du marché de l’art. Investissant comme chaque mois d’octobre les différents espaces du Grand Palais et ayant développé encore cette année son programme « Hors les murs » avec des projets extérieurs dans le Jardin des Tuileries, le Petit Palais, la Place Vendôme ou encore le Musée National Eugène-Delacroix, cette édition de la FIAC a su faire exploser les enchères avec la vente notamment d’un Giacometti à 22 millions d’euros.

fiac.com

 

Marc Couturier à l’Espace Muraille de Genève

Voila déjà une semaine que les genevois se font le plaisir d’admirer les œuvres singulières de Marc Couturier à l’Espace Muraille de Genève.

Qui est Marc Couturier ?

Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas encore, Marc Emile Léon Couturier est un célèbre plasticien contemporain français né en 1946 à Mirebeau-sur-Bèze en Côte d’Or. Si aujourd’hui, l’artiste vit et travaille à Paris, ses œuvres sont exposées, on peut le dire, dans le monde entier. Paris, Berlin, Luxembourg, Tokyo… et maintenant Genève ont succombé au caractère unique de l’œuvre du bourguignon.

Caroline Freymond et Marc Couturier

Loin de tout parcours canonique, l’œuvre de Marc Couturier est celle d’un autodidacte venu tardivement à la sculpture. Incarnant la figure devenue rare d’un artiste catholique croyant, Marc Couturier se plaît à traquer une beauté jusqu’alors indécelable pour l’empreindre d’un certain mystère et d’une spiritualité qui touchent un public large voire même anticléricale.

Si l’on ne devait dire que quelques mots sur l’art de cet artiste, on préciserait certainement que ce qui fait la particularité de Marc Couturier c’est le fait de poser un regard poétique et singulier sur le monde qui nous entoure. Connu pour le concept de « redressement » qu’il a forgé dans les années 90, Marc Couturier s’empare d’objets du quotidien, souvent négligés ou abandonnés, afin de leur redonner une seconde vie plus artistique. Acheiropoïète en grec ancien autrement dit non modifiés par l’artiste; tels sont les objets, les matériaux qui inspirent notre sculpteur. Il se les approprie pleinement puis nous les donne à voir sans les modifier, simplement en les inscrivant dans un contexte muséal qui les met en valeur.

A travers son exposition « Voyage, voyage, des aucubas aux dames de nage », le sculpteur et dessinateur français ne déroge pas à sa règle : une barque qui surgit d’un miroir, une feuille d’aucuba qui devient vitrail… l’Espace Muraille est en effet pleinement investit de l’atmosphère de Marc Couturier jusqu’au samedi 26 août 2017.