Quand la maison de famille se met au diapason

 

pointdevue.fr
pointdevue.fr

L’immeuble est situé dans la rue Beauregard. Construit en 1774 au pied des remparts de la ville de Genève, Éric Freymond l’a hérité de sa mère. L’édifice de style Louis XVI est dans la famille depuis deux siècles. Pourtant, une porte rouge plutôt vif interpelle. Elle nous rappelle que l’immeuble familial, aussi ancien qu’il puisse paraître, abrite aujourd’hui un espace dédié aux arts moderne et contemporain.Sa première restauration a lieu en 1960, à l’initiative de la mère d’Eric Freymond. Quelques dizaines d’années plus tard, Eric Freymond à l’idée d’élargir l’usage/l’utilité de cette belle maison de famille. Regardant la cave en pierre s’étalant sur deux étages, Eric Freymond et son épouse Caroline imaginent un espace dédié exclusivement à l’art, un lieu d’accueil et d’exposition d’un genre nouveau. Quelques travaux plus tard, l’Espace Muraille était né dans l’entresol de cette ancienne maison de famille.

pressreader.com

Et l’aventure continue pour ce bâtiment familial de la rue Beauregard. Caroline et Eric Freymond nous présente aujourd’hui la touche personnelle apportée au bel étage de ce dernier. En effet, après cinq années de rénovations qui s’achèvent enfin, le couple de collectionneurs nous laisse découvrir l’étage noble qu’ils viennent de restaurer. Couleurs et lumières sont les maitres-mots de la nouvelle jeunesse offerte au premier niveau élevé de la maison de famille. Eric Freymond explique qu’ils ont d’abord pris le soin de retrouver l’état d’origine de l’édifice. Débarrasser les différentes pièces, restaurer les boiseries et panneaux sculptés au-dessus des portes…etc. Une fois cette mission accomplie, il ne restait plus qu’à aménager l’ensemble. Pour l’occasion, Eric et Caroline Freymond ont installé une partie de leur collection privée dans leurs quartiers. Des œuvres d’artistes qu’ils ont exposés à l’Espace Muraille tels que Michal Rovner, Edmund de Waal… ou encore d’autres œuvres modernes aussi atypiques qu’originales qui se mêlent volontiers aux antiquités françaises et boiseries du XVIIIe siècle.

Résultat, un étage d’Hôtel particulier façonné à l’image de leur passion commune actuelle.

pointdevue.fr

Espace Muraille rejoint les rangs d’Art en Vieille Ville

guidle.com

Art en Vielle-Ville, ou AVV pour les intimes, est une association culturelle de référence établie à Genève dans le but de faire de la pittoresque Vielle-Ville de Genève un centre d’attraction dans le domaine de l’Art. Crée en 2007, elleregroupe une quinzaine de galeries d’art et d’antiquité de prestige, toutes situées en Vieille-Ville de Genève, ainsi que trois institutions culturelles de renom : le Musée Barbier-Mueller, le Musée d’art et d’histoire et la Fondation Baur.

hotsta.org

Depuis 13 ans maintenant, l’association réunit ses membres chaque printemps et chaque automne afin de proposer aux genevois une sélection d’œuvres de haute qualité. Lors de ces vernissages communs, chaque galerie dévoile ses plus belles œuvres dans le cadre d’expositions thématiques ou monographiques. L’occasion pour les amateurs et passionnés d’art de vagabonder à travers un parcours inédit dans les rues du centre historique de Genève.

Cette année, Espace Muraille rejoint les rangs de l’association genevoise et participera ainsi à la 25èmeédition de ses vernissages simultanés. Pour ce cru de printemps 2019 qui aura lieu le jeudi 2 mai, Espace Muraille marquera son arrivée avec l’exposition Michal Rovner.

 

Energy Observer en route pour le cercle polaire !

Voilà plus d’un an qu’Energy Observer a été mis à l’eau et déjà plus de 20 000 kilomètres ont été parcourus. L’aventure est encore loin d’être terminée puisque que notre bateau-laboratoire vient de mettre les voiles vers le Nord. Une longue virée au départ de Saint-Malo, son port d’attache, et à destination du cercle polaire qui s’annonce. Sur sa route, le « Solar Impulse des mers » fera escale à Anvers, Amsterdam, Hambourg, en Scandinavie et à Saint-Pétersbourg.

Un nouveau périple pour lequel Energy Observer s’équipe de 25m2 de panneaux photovoltaïques supplémentaires, d’une pile à combustible pour transformer l’hydrogène en électricité mais surtout, de nouvelles ailes.

Lepetitjournal.com

Un des objectifs majeurs de ce troisième voyage est en effet de booster la performance d’Energy Observer et plus particulièrement de la contribution éolienne à bord. S’il est plutôt très satisfait de la production hydrogène et de l’énergie solaire, Victorien Erussard, notre capitaine de navire, explique que la contribution éolienne est quant à elle très décevante. Alors que la production hydrogène couvre 60% des besoins en énergie du catamaran et que les 40% restants sont comblés par l’apport solaire, l’énergie éolienne produite apparaît comme quasi nulle. L’éolienne installée à bord du catamaran semble clairement inadaptée. C’est pourquoi,lors cette traversée à destination du cercle polaire, Energy Observer se séparera de son éolienne à Amsterdam pour se parer de nouvelles ailes d’un autre genre : les Oceanwings. Ces ailes rigides, encore à l’état de prototype, sont directement inspirées des bateaux de course de la Coupe America. Conçues par VPLP, cabinet d’architecture navale parisien, les Oceanwings sont verticales, de 12 mètres d’envergure et complètement automatisées. Elles devraient permettre de produire de l’hydrogène tout en navigant, ce qui n’était pas possible jusque-là… gros défi à l’horizon !

Jules César à Genève !

Le célèbre buste présumé de Jules César, découvert dans le Rhône en 2007 suite à de longues fouilles subaquatiques est à Genève. Ayant fait le voyage depuis Arles, il a été accueilli précieusement par les conservateurs du MAH.

Mais que fait donc Jules César à Genève !

Serait-ce une première ? Pas tellement nous répond Béatrice Blandin, conservatrice au MAH, en rappelant que le grand César avait déjà rendu visite à nos amis genevois en 58 avant JC. A cette époque, Genève n’est autre qu’un « petit bourg » mais Jules César s’y précipite afin d’empêcher l’émigration des helvètes alors attirés par la rive romaine du Rhône. Arrivé à Genève, il détruit le pont traversé par le Rhône et construit des fortifications sur la rive Sud, empêchant ainsi les helvètes d’emprunter la voie la plus rapide. Par chance, l’eau a coulé sous les ponts depuis et 2077 ans plus tard, les helvètes accueille chaleureusement le retour de César à Genève.

Le musée d’Art et d’Histoire de Genève, a fait le pari de plonger les genevois dans l’histoire de l’empire romain le temps d’une exposition. « César et le Rhône, chefs d’œuvre antiques d’Arles », cette exposition exceptionnelle et inédite à Genève revient sur les liens qu’ont pu entretenir Arles et Genève dans l’Antiquité. Alors qu’a priori rien ne semble les unir, ces deux villes furent en réalité reliées par leur localisation stratégique aux abords du Rhône, axe fluvial majeur du commerce méditerranéen.

lesgenevoises.com

Si la collaboration et la contribution du Musée départemental Arles Antique reste majeure (pas moins de 320 pièces prêtées au MAH de Genève), au total ce sont sept institutions qui ont participé à enrichir l’exposition genevoise. L’occasion pour les genevois de découvrir toute une série de chefs d’œuvres en seul et même lieu !

Parmi les vedettes de l’exposition, le buste présumé de Jules César vous l’aurez compris mais pas que. La « Vénus d’Arles », confiée par le Louvre au MAH pour l’occasion, attire-t-elle aussi tous les regards. Pour la petite histoire, nous apprenons que cette Venus fut découverte à Arles en 1651. Informé de la beauté de la statue, Louis XIV s’en éprend et informe les arlésiens qu’il serait ravi de la recevoir en présent. Un cadeau à Louis XIV ne se refusant pas, les arlésiens ne purent qu’honorer la requête de leur roi. Et c’est ainsi que, contre leur gré, la Vénus d’Arles pris le chemin du château de Versailles. La Venus d’Arles est aujourd’hui installée et gardée précieusement au Louvre. Elle ne voyage que très peu et son séjour à Genève sera d’ailleurs sa troisième sortie. Quel privilège pour les genevois !

 

 

Kigali, ville la plus propre du continent africain

drapeau du  Rwanda

La capitale du Rwanda, tristement célèbre depuis la fin du génocide en 1994, a su renverser la vapeur et ainsi devenir aujourd’hui une mégalopole de plus d’un million d’habitants où le bien-être et la modernité sont devenus les maîtres-mots.

ktpress.rw

Cité bâtie uniquement sur des collines, Kigali a fait de la propreté son principal objectif, ce qui lui vaut aujourd’hui le titre de « ville la plus propre d’Afrique » par l’ONU Habitat en 2016. « Figure d’exemple », « capitale modèle en termes de propreté et d’innovation », les éloges ne tarissent et l’on comprend assez facilement pourquoi !

lefilrouge.media

Dans les rues kigaliennes, pas l’ombre d’un déchet par terre, des parcs parfaitement entretenus et plus aucun sac ou emballage non réutilisable depuis plus de dix ans déjà. Kigali semble réussir son pari, à savoir l’impossible. La recette : une discipline de fer. Dans la ville, nettoyages collectifs, journées totales sans voiture sont le quotidien des Rwandais, qui sont nombreux à s’unir et à se mobiliser autour de cette mission et contribuer ainsi à l’essor de la ville, devenue la vitrine du Rwanda et la référence de l’Afrique.

Michal ROVNER ouvrira la saison 2019 de l’Espace Muraille de Genève

espacemuraille.com

Avec un vernissage prévu le 31 janvier dès 18h, Michal Rovner sera l’artiste qui ouvrira l’année 2019 de l’Espace Muraille. Pendant plus de trois mois, la galerie de la place des Casemates à Genève, vivra au rythme des vidéos abstraites et intemporelles qui ont fait la renommée de l’artiste.

Née à Tel-Aviv en 1957, Michal Rovner s’oriente d’abord vers la danse avant de se destiner aux arts visuels. Avec son mari, elle fonde Camera Obscura à Tel Aviv, une école consacrée entièrement à la photo, la vidéo et au cinéma. Par la suite, en 1981, elle se forme au métier de photographe à l’Académie Bezalel de Jérusalem. Sept ans plus tard, elle rejoint New-York où elle travaillera dès le début des années 90 pour le photographe et cinéaste Robert Frank en tant qu’assistante. Elle décide alors d’installer son atelier dans la Grosse Pomme mais continuera à vivre et à travailler entre New-York et Israël, son pays d’origine dans lequel elle puise son inspiration.

voir.ca

Aujourd’hui, artiste de renommée internationale, Michal Rovner tourne et expose ses vidéos dans le monde entier. Installations, œuvres in situ…l’artiste israélienne se plait à projeter ses vidéos picturales sur des murs, des tables, des pierres du désert, les pages d’un livre… et l’invisibilité des procédés est telle que souvent, il devient difficile de distinguer ce qui fait partie intégrante de l’objet « écran » et ce qui relève de l’image projetée. Un doute d’autant plus accentué par l’utilisation innovante que Michal Rovner fait de l’image.

jeudepaume.org

Au fil de ses vidéos, par des procédés de répétition et de montage en boucle, naissent des scènes animées par la prolifération mouvante de petits signes. Pourtant aucune progression narrative n’est à attendre de ses œuvres. Les évènements semblent se dérouler à l’infini, sans début ni fin.

« Dislocation », son exposition genevoise, prendra place à l’Espace Muraille du 1er février au 4 mai 2019.

ArtGenève édition 2019

lejournaldesarts.com

Pour la 8èmeannée consécutive, ArtGeneve s’installera à Palexpo pour le plus grand plaisir des amateurs, passionnés et professionnels d’art contemporain et d’art moderne. Cette année encore, Thomas Hug renouvelle sa collaboration avec le PAD (Pavillon des Arts et du Design). Les visiteurs pourront ainsi apprécier des arts décoratifs, du design historique, de la joaillerie et des arts premiers, en plus du vaste monde de l’Art contemporain. ArtGeneve 2019 ouvrira ses portes du 31 janvier au 3 février et réunira les œuvres de plus de 700 artistes issuesde 89 galeries locales et internationales. De nouvelles régions feront leur entrée. La Chine, l’Iran, la Corée rejoindront en effet le salon d’art genevois pour cette édition 2019.

 ArtGenève 2019, Caroline Freymond nous en parle :

« Je connais bien le directeur, Thomas Hug, qui par son excellent travail, a porté ArtGenève à un niveau très apprécié des galeristes, collectionneurs, amateurs d’art et du public. La participation croissante de nouvelles galeries venant de Suisse et de l’étranger le prouve de manière concrète depuis 2011. Cette visibilité que crée ArtGenève pour les différents acteurs de l’art moderne et contemporain est un atout majeur. Ce salon, de taille humaine, rend possible les rencontres, les échanges, les découvertes, positionnant Genève sur la carte européenne et sans doute mondiale de l’art. En tant que collectionneurs, ce salon nous permet de visiter nos galeries « amies » et de découvrir à chaque nouvelle édition un (e) artiste, une œuvre « coup de foudre ».

artgeneve.com
artgeneve.com

« 40Foot Stepped Skyscraper (2011) de Chris Burden sera exposé dans la section artgenève/estates, d’artgenève 2019, qui présente chaque année une oeuvre monumentale d’un artiste de renom.

40 Foot Stepped Skycraper témoigne de la maîtrise par l’artiste de principes d’ingénierie toujours plus complexes. L’œuvre fut construite en s’inspirant de la forme d’une ziggurat où les escaliers tournent en spirale en se soustrayant du périmètre jusqu’au sommet de la sculpture » artgeneve.com

 

L’art contemporain au coin de la rue

Depuis les années soixante, les villes de Madrid et de Barcelone ont vu naître des endroits insolites en matière d’art contemporain. C’est sur ces modèles qu’accueille la ville culturelle de Soleure en Suisse, sa 19èmeédition du Supermarché d’art contemporain.

Le vernissage de cet événement a eu lieu le 8 novembre 2018 à 11h et accueille 116 artistes originaires de 12 pays. Les différentes salles d’exposition sont ouvertes au public tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi de 14h à 20h et le samedi et dimanche de 11h à 17h. Dans ce supermarché, les visiteurs et les potentiels acheteurs ont la possibilité de découvrir 7000 œuvres d’art, essentiellement des tableaux. Pour des raisons logistiques et de place, l’endroit ne peut accueillir des œuvres telles que des sculptures par exemple.

Cet événement a été mis en place par l’éditeur Peter-Lukas Meyer et la maison d’édition Rothus. Leur but principal était au départ d’attirer les personnes qui ne fréquentent habituellement pas les galeries d’art. De cette façon, l’art devient accessible à tous dans la mesure où les allées sont en accès libre au public, qui peut venir flâner dans les allées de ce supermarché d’un genre nouveau. Qui plus est, ces sont de véritables œuvres d’art que les visiteurs viennent découvrir, des tableaux authentiques, voués à être ordinairement exposés dans des musées ou des galeries d’art contemporain.

Les artistes participant sont triés parmi une multitude de candidatures envoyées au tout début de l’année. Les organisateurs, soutenus par un jury d’experts en art, accordent une importance primordiale à la qualité du travail envoyé par les peintres. Ils sélectionnent alors 80 artistes au maximum, qui dévoileront 40 œuvres chacun lors de l’événement. Parmi ces chanceux sélectionnés, des échanges sont effectués avec les supermarchés de Francfort et de Berlin. Ainsi, des artistes suisses ont la possibilité de faire découvrir leur travail à une échelle internationale, et d’autres en provenance d’autres pays européens viennent dans la ville de Soleure pour présenter leurs œuvres.

En contrepartie, les artistes sont sollicités financièrement dans la mesure où leur travail est consigné. Ils participent donc pour moitié au résultat de la vente de leurs tableaux. Au bénéfice financier vient s’ajouter un effet de publicité non négligeable car ce super marché est une voie royale pour accéder à une notoriété naissante dans le milieu artistique.

Pendant, les huit semaines d’ouverture des salles d’exposition, cette année du 9 novembre 2018 au 6 janvier 2019, les amateurs friands d’art peuvent acquérir sur place l’ensemble des œuvres originales de façon immédiate. Aucune copie n’est vendue sur place et aucun délai de commande n’est à prévoir. C’est l’occasion pour le public de faire de nombreuses découvertes car les exposants sont présents ou présentés dans une brève biographie affichée près des créations mises en vente.

Le principe et le marketing sont les mêmes que si on allait faire ses courses au supermarché du coin.

Toutes les œuvres sont préemballées dans un film plastique et mises à disposition dans des bacs de façon attractive. Chaque visiteur peut les toucher et faire son choix. Les tableaux sont à la libre disposition des acheteurs qui peuvent d’ailleurs bénéficier des conseils d’un personnel avisé et expérimenté pour les guider dans leurs achats.

De plus, les prix sont affichés clairement aux prix de 99,199, 399 ou 599 CHF. Ce qui rend l’ambiance supermarché d’autant plus présente.

Cet événement est parfois apprécié, parfois contesté, mais il ne laisse personne indifférent…