Energy Observer, le « Solar Impulse des mers »

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Quelques mois à peine après l’achèvement du tour du monde à l’énergie solaire du monoplane Solar Impulse, nous apprenons qu’un catamaran à panneaux solaires et éoliennes prépare son entrée sur le chantier naval de Saint-Malo. Surnommé à juste titre le « Solar Impulse des mers », Energy Observer prévoit d’emboiter le pas à Solar Impulse dès février 2017 pour un nouveau tour du monde à l’énergie propre.

img_08971A l’instar de son modèle aérien et toujours dans l’optique de démontrer le potentiel de la mobilité verte et la viabilité des énergies renouvelables, Energy Observer voguera à travers le monde à la rencontre de solutions innovantes pour la planète. Cette prouesse technologique, à travers d’un périple de six années, comptera une centaine escales dans près de cinquante pays. Loin de l’extrême solitude expérimentée par André Borschberg et Bertrand Piccard lors de leurs vols, c’est une équipe de plus de trente personnes composée de chercheurs, scientifiques, ingénieurs, journalistes et artistes qui naviguera à bord de l’Energy Observer. Avec plus de 30 mètres de long et 12.80 mètres de large, autant dire qu’il va en falloir de l’énergie pour déplacer ce navire!

Victorien Erussard et Jérôme Delafosse
Victorien Erussard et Jérôme Delafosse

Heureusement, Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, les deux malouins à l’origine de ce projet, ont eu l’idée innovante de combiner trois énergies pour créer le tout premier bateau écologique propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. Sont ainsi attendus sur le navire, pas moins de 130 m2 de panneaux solaires, deux éoliennes ainsi que deux moteurs réversibles qui serviront à produire et stocker l’hydrogène. Tout cela sans aucune émission de gaz à effet de serre bien entendu.

Et si voyager en jet privé devenait aussi facile que prendre le taxi?

Tel fut le pari entrepris par Corentin Denoeud et Alexandre Azoulay dans le lancement de leur société Wi-Jet en 2009. C’est en effet dans un projet aussi innovant qu’Eric Freymond a participé aux côtés d’autres grands mécènes tels que Bernard Henri Lévy ou encore Xavier Niel, afin de pouvoir proposer mais surtout démocratiser les services de ce qu’on appelle aujourd’hui les « taxi-jets ».

Comment cela est-il rendu possible demanderez-vous?

Si l’innovation de leur entreprise ne réside pas tant dans l’idée même de la location de jet privé, elle n’en demeure pas moins innovante pour autant. Car s’il était déjà possible avant Wi-jet de louer un jet privé pour une durée limité, il est vrai que cela était jusqu’alors réservé à une clientèle essentiellement professionnelle et richissime. Le concept Wi-Jet: rendre l’avion d’affaire aussi accessible que le taxi. Dorénavant plus besoin d’être milliardaire pour s’offrir, le temps d’un vol, un jet totalement privatisé. Corentin Denoeud et Alexandre Azoulay nous offre en effet, une formule innovante basée sur la clarté financière. En l’instauration d’un  tarif à l’heure toutes taxes comprises (TTC) résidera la clé de la réussite de leur projet. Pas de mauvaises surprises, un prix fixe que, ni le nombre de passagers, ni les taxes d’aéroport ni la période ou encore moins les conditions de vol ne viennent modifier. Peu importe la conjoncture, l’heure de vol s’élèvera à 2400€ TTC.

Il ne reste plus qu’à choisir une destination parmi les 1200 aéroports desservis en Europe et Afrique du Nord et se laisser embarquer à bord d’un Cessna Citation Mustang. La flotte de cette première compagnie aérienne française de taxi jet se composant essentiellement de ces petits jets d’affaires, les Cessna Citation Mustang, vous pourrez voyager jusqu’à quatre ou cinq passagers et voler à une vitesse de 630km/h tout en savourant votre repas accompagné de biscuits du célèbre pâtissier français Pierre Hermé. Autant dire qu’il est question d’un vrai service de luxe… avec l’avantage d’être basé sur le modèle du low cost.

Solar Impulse : un défi tant pour l’homme que pour la machine.

 

Samedi dernier, Bertrand Piccard, l’un des deux pilotes de l’aventure Solar Impulse annonçait qu’il préférait repousser le départ du dernier vol, censé venir clôturer le tour du monde à l’énergie solaire de notre aéroplane, pour cause de maladie.

« Je suis malade. Problème d’estomac. Je préfère retarder le décollage de @Solarimpulse. Je ne peux pas voler 48 heures dans cet état », écrivait-il sur son compte Twitter.

Cet événement nous invite à nous pencher sur les conditions de vol particulièrement difficiles dans lesquelles nos deux pionniers de l’aviation solaire ont voyagé depuis le début de l’aventure. Car notons-le, Solar Impulse représente un défi tant pour l’homme que pour la machine. Il est question, à travers ce projet innovant, d’une réelle épreuve à la fois physique et psychique pour laquelle Bertrand Piccard et André Borschberg se sont entrainés longuement avant le début de leur tour du monde. Des instructeurs les ont d’ailleurs initiés à la pratique du yoga et de l’auto hypnose afin de pouvoir évacuer le stress et gérer la fatigue.

André Borschberg à bord de Solar Impulse.
André Borschberg à bord de Solar Impulse.

Pesant environ 1,5 tonne seulement, le faible poids de Solar Impulse 2 le rend très sensible aux turbulences et ne permet de transporter qu’un seul pilote à la fois. Chacun leur tour, B.Piccard et A.Borschberg se relaient dans ce petit habitacle de 3,8m3. Seul à bord, le maître mot est alors vigilance en permanence. C’est pourquoi nos aventuriers ne peuvent se permettre que de brefs cycles de sommeil à raison de dix fois par jour. Ces courtes siestes, d’une durée maximum de vingt minutes, ainsi que toute l’activité lors des vols se déroulent essentiellement dans le cockpit. Très spartiate, il est équipé d’un siège polyvalent tenant lieu à la fois de couchette, de toilettes mais aussi de lieu de sport puisque, l’espace particulièrement restreint ne permettant que très peu de mouvement, les pilotes s’adonnent quotidiennement à la pratique d’une demi-heure d’exercice. Activité indispensable sans laquelle leurs membres risqueraient à terme d’être engourdis voire de ne plus bouger.

Par ailleurs, outre les difficultés liées à la petite taille et au poids de Solar Impulse 2, il est à noter que la cabine du monoplane n’est pas non plus pressurisée. Deux bouteilles d’oxygène permettent au pilote de respirer aisément mais il reste confronté lors des vols à des températures extrêmes allant de -40°C à +40°C. Tout a donc dû être pensé afin de rendre possible des voyages dans de telles conditions. Le cockpit a été pour cela recouvert d’une mousse isolante et les pilotes ont quant à eux été vêtus d’une combinaison en fibre polyamide qui les protège des grandes variations de température. Pour ce qui est de la nourriture, il a également fallu préparer des rations capables de supporter ces conditions climatiques ardues. Ainsi chaque jour, le pilote dispose de 2,4 kilos de nourriture adaptée ainsi que de 2,5 litres d’eau et d’un litre de boisson énergétique. Autant dire que les performances exceptionnelles de nos deux pilotes suisses sont à saluer grandement.

Eric Freymond – Solar Impulse

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L’aventure continue…

24 avril 2016 : C’est avec joie que nous apprenons que la périlleuse étape de la traversée du Pacifique a été surmontée avec succès par Solar Impulse. En effet, après avoir été immobilisé durant près de huit mois à Hawaï à cause d’une panne sur ses batteries, notre monoplace solaire reprenait son tour du monde le 21 avril 2016  pour rallier la côte ouest des Etats-Unis.

Trois jours après son décollage d’Hawaï, Solar Impulse se pose victorieux à San Francisco. Quelle belle symbolique que cet atterrissage en Californie, terre des pionniers, pour ces deux aviateurs suisses, eux même pionniers de l’aviation solaire.

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Solar Impulse :

« Le Jules Vernes des temps modernes ou le tour du monde en 25 jours »

Un tour du monde en avion solaire, tel est le défi lancé par Bertrand PICCARD et André BORSCHBERG, deux aviateurs de l’école polytechnique fédérale de Lausanne.

Le projet innovant des deux pilotes suisses a pour but de faire voler, de jour comme de nuit, un monoplace à moteurs électriques alimentés uniquement par l’énergie solaire. Les premières réflexions sur ce projet datent de 1999 mais ce n’est qu’en 2003, grâce notamment à Eric FREYMOND, premier investisseur et soutien officiel du projet, que le défi voit le jour. C’est un premier vol en juillet 2010 qui annonce le départ de la grande aventure Solar Impulse puisque depuis lors, le monoplace continue, étape par étape, à parcourir le monde à l’énergie solaire.

Face à une telle révolution des transports, difficile de ne pas faire un clin d’œil à la célèbre œuvre de Jules Vernes, le Tour du monde en 80 jours. Sauf qu’ici nos protagonistes visent quant à eux un tour du monde en 25 jours de vol effectifs. Le héros aventurier de Jules Vernes n’a qu’à bien se tenir!

 

Eric_Freymonf_photo_avec_Bertrand_Piccard_et_ André_Borschberg_Solar_Impulse 001Eric Freymond en compagnie de Bertrand Piccard et André Borschberg

Pour en savoir plus: Ushuaïa Le Mag du 28 novembre à revoir ici. Spécial COP21 avec Bertrand Piccard, André Borschberg, Maud Fontenoy et Jean-Louis Etienne.

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