Anton Alvarez à l’Espace Muraille de Genève

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Designer, sculpteur, céramiste, artisan… Anton Alvarez est un artiste qui revêt bien des casquettes ! Diplômé d’ébénisterie au Royal College of Art de Londres, il se passionne très vite pour les sculptures faites de bois recouvert de fils colorés. Ses œuvres à la croisée de la sculpture et du mobilier sont aussi intéressantes par leur présence que par leurs procédés de création puisqu’Anton Alvarez crée non seulement ses œuvres mais également ses propres outils.

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Dès ses débuts, alors qu’il a en tête de créer une sculpture par jour, Anton Alvarez est attiré par l’efficacité de l’emballage par le fil. Très vite, il se concentre sur l’idée de simplifier et donc d’automatiser son processus de création. Un an plus tard, la « Thread Wrapping Machine » était née. L’engin innovant dont il est à l’origine est composé d’un cylindre tournant qui lui permet de recouvrir toute la surface de ses sculptures de fil enduit de colle.

Installé à l’Espace Muraille de Genève depuis le 12 octobre, Anton Alvarez expose ses productions sous le titre de « Visual vertigo ». Cette exposition qui durera jusqu’au 15 décembre réunit pour la première fois les deux pans du travail d’Anton Alvarez : le bois et la céramique.

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L’artiste suedo-chilien également formé à l’architecture d’intérieur et au design à Konstfack se fait connaître aussi pour ses créations en céramique. Anton Alvarez, expert en la matière, remet ses compétences de concepteur de machines au service de la céramique. Ce dernier a fait le choix de ne pas façonner ses sculptures en terre cuite de ses mains mais plutôt de les faire naître d’une extrudeuse géante.

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De son travail émerge l’idée d’une nouvelle ère de création artistique. Une ère centrée sur l’automatisation des productions. Dans son art, pas de préconception. Dans ces œuvres qui prennent vie au gré de ses manipulations à travers ses drôles d’engins, c’est même l’accident, l’inattendue qui fait le charme.

Quand l’art devient un jeu d’enfant !

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Et si l’art était un jeu d’enfant ? Voilà une réflexion pour laquelle Nathan Sawaya n’a aucun doute.

Ce sculpteur américain de 46 ans a très vite abandonné sa carrière d’avocat en droit des affaires pour faire de sa passion des LEGO©, un art. Un pari certes plutôt risqué mais plus que réussi aujourd’hui pour notre artiste à l’origine de l’exposition mondialement connue, « The art of bricks ».

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Dans ses ateliers, point de céramique, de bois, de bronze ou encore de pierre. Nathan Sawaya a troqué ces matériaux traditionnels contre des petites briques de LEGO©. Ayant commencé à jouer à l’âge de 5 ans, il s’est attaché à ce jouet connu de tous jusqu’à l’emmener dans le monde de l’Art. Nathan Sawaya participe à la fois à une élévation du jeu LEGO© ainsi qu’à une démocratisation de l’art. D’après lui, grâce à ce médium sortant des sentiers battus, tout le monde peut comprendre ses oeuvres. Ses références aux grands classiques tels que La Vénus de Milo, Le penseur de Rodin, Les époux Arnolfini de Jan Van Eyck sont d’ailleurs une manière originale de faire découvrir les grands chefs-d’œuvre aux spectateurs les plus jeunes. Ses expositions réunissent ainsi tous les âges. Petits et grands, de 0 à 99 ans, tous autant captivés par un « remake » de La Joconde que par un Superman grandeur nature.

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Après avoir parcouru les États-Unis, Londres, Rome et dernièrement Paris, « The art of bricks » s’installe à Genève du 4 octobre au 6 janvier 2019. Au programme, grandes œuvres détournées, sculptures magistrales de super-héros mais aussi un petit clin d’œil aux helvètes avec une vraie montre spécialement conçue pour ce passage en Suisse. Au total, pas moins d’un million de briques colorées se retrouveront à Palexpo Genève pour ce rendez-vous d’automne. Un travail de longue haleine pour Nathan Sawaya qui invite à retomber dans l’enfance le temps d’une exposition. Et parce qu’à l’issue d’une telle visite, vous aurez certainement envie de vous adonner à la construction de LEGO©, un espace créatif mettant des milliers de briques colorées à disposition des visiteurs sera installé.

Lorsqu’un village entier se transforme en musée d’art contemporain

C’est en hommage à la rue Campagne-Première du 14ème arrondissement de Paris que cette manifestation tire son nom. Une rue historique où une ribambelle d’artistes d’art se sont succédés pour ainsi dire depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, c’est avec ce nom, Campagne Première, que la commune de Revonnas va célébrer l’art contemporain. Ce petit village de 900 habitants au cœur du Revermont, a accueilli les 7 et 8 juillet 2018 la première édition de ce weekend d’art contemporain.

C’est une habitante du village, Fanny Robin, qui est la directrice artistique du projet. Commissaire des expositions de la fondation Bullukian, place Bellecour à Lyon, Mme Robin est également présidente de l’association 2AR. L’association artistique de Revonnas (2AR) a été créée en janvier 2018 pour permettre l’organisation d’événements culturels (rencontres avec des artistes, expositions d’art, etc) dans la région du Revermont.

Art et Patrimoine n’en sont pas à leur première alliance et ils font toujours aussi bon ménage. Mais c’est une première dans ce petit village de l’Ain. Deux expositions sont mises à l’honneur :  « L’esprit des lieux » et  « Maison Forte ».

La première exposition nous présente notamment des artistes de la région Rhône-Alpes Auvergne qui ont pu renouer avec leur terre natale à travers cette exposition. C’est ainsi qu’au détour d’une ruelle vous pouviez tomber sur un cerf de Joël Paubel, ou encore découvrir une aquarelle florale de Christian Lhopital en entrant dans une ancienne grange, ou un assemblage de Gaëlle Foray. Puis, finir par trouver une pièce des archives du désastre de Jérémy Liron en entrant dans une cave ou aux abords d’un jardin.

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La seconde exposition, quant à elle organisée par Marie-Puck Broodthaers et Alexandre Igor Everard de Harzir, a su regrouper 23 artistes du monde entier. C’est dans la maison Villefranche et sa tour du 15ème siècle que naissait l’émerveillement. Une exposition d’art contemporain, moderne et ancien lors de laquelle se mêlaient sculptures, tirages photos, huiles sur toile ainsi qu’une multitude de techniques utilisées sur des supports très variés. Un méli-mélo d’œuvres signées Serge Anton, Marcel Broodthaers, Lucia Bru, Balthasar Burkhard, Giorgio De Chirico, Mai-Thu Perret, et bien d’autres encore…

Le château de Voltaire à Ferney

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Depuis le 1er juin 2018, l’un des lieux de pèlerinage intellectuel les plus prisés du 18è siècle a rouvert ses portes, après plus de deux ans de rénovation.

 Le chantier colossal a été supervisé par l’un des plus grands talents français actuels : François Chatillon. Et pour cause, la bâtisse et son domaine sont classés monuments historiques depuis 1958. Les entrailles du domaine renferment également les appartements de Madame Denis, nièce et gouvernante du philosophe.

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Une œuvre de rénovation qui prend en compte des générations de propriétaires

 Ces travaux ont permis de raviver son extérieur (des façades à la toiture, en passant par la charpente) comme l’intérieur, qui recèle de trésors, avec près de 460 objets d’époques (dorures, toiles, lustres etc.) qui ont eu, eux aussi, droit à une cure de Jouvence. L’avancée rapide des travaux a principalement été possible grâce à des documents retrouvés à Saint-Pétersbourg en Russie. C’est là-bas que vivait Catherine II de Russie, correspondante du philosophe, et qui, à sa mort, racheta la totalité de ses manuscrits.

 Si Voltaire a occupé pendant près de deux décennies la bâtisse, au fil des siècles, les propriétaires qui s’y sont succédé ont eux aussi ajouté des pages à l’histoire de la demeure. Le Centre des Monuments Nationaux a tenu à conserver les vestiges de ce passé riche en culture… Un parti pris qui permet aux visiteurs de constater l’évolution de la propriété au fil des siècles, et accessoirement, au domaine séculaire de ne pas être violenté par une rénovation qui aurait pu le dénaturer.

 La conservation d’une histoire sociale et culturelle

Selon les niveaux, les méthodes d’intervention ont été différentes. Il a d’abord fallu effectuer un travail important sur l’extérieur du bâtiment, pour en assurer l’étanchéité et la durabilité. A l’intérieur, la tâche fut toute autre : l’expertise de l’équipe de Chatillon, ajoutée aux précieux documents que Catherine II de Russie a fait conserver à Saint-Pétersbourg, a permis de rhabiller les lieux avec un mobilier d’époque, afin de rester fidèle au style intimiste qui définit avec précision l’époque du Ferney de Voltaire.

 Le mobilier d’intérieur et la véranda (elle aussi, rénovée) sont aussi là pour nous rappeler qu’à la fin du 18è siècle, Ferney était un lieu mondain et culturel. Près de deux siècles et demi plus tard, et grâce à cette régénération fidèle, le château de Voltaire conserve ce titre avec justesse, et attend assurément de nombreux visiteurs, pour les années à venir.

MANIFESTA, l’art contemporain itinérant

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Cette année s’est ouverte la douzième édition de la Manifesta à Palerme, en Italie.

La Manifesta est une biennale itinérante d’art contemporain qui se déroule chaque fois dans une ville européenne différente. Ainsi, depuis 1996 et tous les deux ans, l’organisation à but non lucratif hollandaise Manifesta Amsterdam a pour objectif de mettre en place un événement qui a pour ambition de mettre en avant des pratiques et des formes d’art contemporain différents, et ce pour chaque édition. Cette biennale est l’occasion de souligner le travail de jeunes artistes et de spécialistes de l’art issus de quarante pays. En 10 expositions, elle a réuni plus de deux millions et demi de visiteurs ces 20 dernières années.   Cela fait de la Manifesta la principale manifestation d’art mondiale.

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La dernière en date a pris place à Zurich en Suisse, du 11 juin au 18 septembre 2016, et a succédé à une série de villes européennes telles que Rotterdam, Ljubljana, Genk, ou encore Saint Pétersbourg entre autres.

Lors de cette biennale, de nombreux échanges culturels permettent d’explorer l’art européen d’un point de vue psychologique et régional. De cette façon est mise en lumière la particularité de cet événement européen, à savoir une ouverture vers le monde en allant simplement voir pour découvrir et comprendre les différentes visions de l’art contemporain à l’échelle européenne.

Chaque Manifesta est présentée dans différents lieux des villes hôtesses, que ce soient des musées, des galeries d’art ou tout simplement des lieux publics. Cela permet déjà à Manifesta de s’étendre géographiquement, donnant ainsi la possibilité aux différents lieux qui l’accueillent d’avoir le privilège d’être mis en lumière à travers cet événement mondialement reconnu.

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Par ailleurs, les visiteurs ont l’occasion de contempler les œuvres dans des contextes divers et variés, parfois même complètement inattendus, comme par exemple lors de la 11ème édition à Zurich durant laquelle les personnes collaborant avec  les artistes ont pu voir certaines œuvres exposées sur leurs lieux de travail. A cette occasion, les citoyens avaient en effet pu avoir la chance de participer activement à Manifesta 11, en travaillant en collaboration avec des artistes contemporains sur un sujet particulier.

C’est un concept curatorial qui permet de faire découvrir l’art à un public élargi dans la mesure où les habitants viennent interagir avec les artistes autour d’une question de société. Les plus jeunes ont d’ailleurs pu être confrontés à des œuvres historiques ; de quoi susciter chez eux un intérêt. Qu’ils aiment ou non, les questions ne les laissent de façon certaine, pas indifférents.

Une ouverture culturelle indispensable dans un monde où les frontières européennes se font de plus en plus discrètes, mais dans lequel les spécificités régionales en matière d’art ont toujours leur place.La Manifesta a réussi le pari de réunir des personnes d’âges, de cultures et d’horizons vraiment diversifiés dans un domaine aussi subjectif que l’art contemporain.

 

Clip de Jay-Z et Beyoncé: Quand chefs-d’oeuvre d’art classique et musique de culture urbaine se rencontrent!

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Les célèbres Monsieur et Madame Carter, chanteurs américains mondialement connus sous les pseudonymes respectifs de Jay-Z et Beyoncé, ont secrètement investi les murs du plus célèbre musée au monde le temps du tournage de leur nouveau clip « Apeshit ». Depuis la révélation de ce dernier tourné dans l’enceinte même du Louvre, toutes les plumes sont déliées et des centaines d’articles sur le sujet fusent.

Une fois n’est pas coutume ! Cet article porte donc sur un thème peu habituel à ce blog qui a trait à l’univers éclectique de Monsieur Eric Freymond mais difficile de passer à coté de ce sujet qui a envahi la toile cette dernière semaine.

Fan de hip-hop ou non, telle n’est pas la question ! Car si les qualités musicales de « Apeshit » tendent à être remises en question, son clip qui a élu domicile au Louvre est une première dans l’histoire de la musique et ne peut donc pas laisser indifférent. 

Loin des références habituelles présentes dans les clips de rap et de R’n’B, Beyoncé et JayZ déambulent en maîtres des lieux dans les couloirs du  Louvre et se mettent en scène devant les plus grands chefs d’œuvre classiques. Le couple Carter a en effet décidé de prendre appui sur les plus beaux tableaux et les plus belles sculptures du plus grand musée du monde afin d’illustrer les messages qu’il souhaite faire passer.

Ce choix, artistique ou commercial, apparaît presque comme leur revanche sur le monde. En posant devant « Le Radeau de la Méduse » ou « Le Portrait d’une négresse », les Carter appuient leur combat contre l’esclavagisme et le racisme anti-noirs. Telle La muse de Marie-Guillemine Benoist dont elle adopte les attitudes, Beyoncé n’hésite pas à mettre en avant toute la beauté et le charme des femmes noires.

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La Diva et son mari semblent également se réapproprier les tableaux pour conter leur histoire personnelle. Devant Le Sacre de Napoléon Bonaparte mettant en scène l’empereur qui, refusant de se faire couronner par le pape, se couronne lui-même puis couronne son épouse Joséphine, Beyoncé et Jay-Z relatent leur propre histoire : celle d’un couple qui arrive aux sommets par ses propres moyens, celle de deux artistes amoureux qui ne doivent leur succès planétaire qu’à eux-mêmes : l’histoire des self-made people.

Pour clôturer l’effusion d’œuvres d’art classiques dans ce clip de culture urbaine, les deux artistes vont même jusqu’à défier la très célèbre Mona Lisa. Ainsi, telle La Joconde, le couple règne sur le Louvre et se place dans le monde des grandes œuvres artistiques, s’auto proclamant par la même occasion chef-d’œuvre mondial.

Art contemporain et mode

L’art contemporain et la mode. Deux formes d’arts qui n’ont cessé de se mêler au cours du temps, arrivant presque à se confondre. La robe n’est plus simplement une robe mais aussi une œuvre d’art. Une pièce unique, une rareté, ponctuée d’originalité et soulignée par la puissance créatrice.

Nous commençons au début du vingtième siècle avec ces collaborations, remarquablement talentueuses, mais qui restent marginales et exceptionnelles. Picasso avec les rideaux du ballet « Parade » en 1917 ou De Chirico pour ses décors, costumes et rideaux pour les Ballets russes en 1929. De l’art pour de l’art en somme.

Mais la fin du vingtième siècle voit émerger un nouveau mouvement. En 1984, La fondation Cartier pour l’art contemporain est créée. Le joaillier français, qui a créé la maison Cartier en 1847, verra petit à petit son entreprise se développer et s’imposer comme le numéro un grâce à son fils et à ses petits fils.  Aujourd’hui, la maison Cartier conçoit et vend des bijoux, des montres, des lunettes, des parfums, des sacs et des portefeuilles. Une référence de la mode. La fondation Cartier elle, propose un espace d’exposition pour toutes sortes d’artistes et notamment des stylistes comme Macha Makeieff en 1995, Issey Miyake en 1998 ou encore le célèbre Jean-Paul Gaultier en 2004. Débutant avec la mode, le groupe Cartier revient à ses fondamentaux avec cette fondation en alliant son travail et sa passion.

Aujourd’hui, Bernard Arnault et François Pinault, pour ne citer qu’eux, sont propriétaires de deux groupes mondiaux du luxe, mais aussi de maisons de couture, de fabuleux musées, de fondations, de collections d’art et de maisons de vente.

Même le Street Art (activité légale ou non d’intervention urbaine) est réutilisé par des stylistes et d’autres artistes de mode (chez Prada par exemple). Nous assistons à une démocratisation du luxe et de l’art par la même occasion.

Toutes ces collaborations permettent à l’art contemporain de sortir des galeries et d’être plus visible.

Aménager des vitrines, changer d’environnement de travail, faire de nouvelles rencontres, avoir de nouveaux objectifs, avoir accès à des matériaux innovants sont des challenges que de plus en plus d’artistes prennent plaisir à relever. La mode a totalement assimilé l’art.

Et l’inverse se développe aussi de plus en plus à l’instar de Tom Sachs, Luc Waring ou encore Mun-Gi Yang qui intègrent des éléments de mode dans leurs œuvres.

LANIAKEA, une exposition de Manuela Zervudachi à l’Espace Muraille de Genève

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Une nouvelle exposition se prépare déjà à l’Espace Muraille de Genève. A compter du 25 mai, Caroline et Eric Freymond accueilleront la sculptrice Manuela Zervudachi dans leur galerie genevoise.

Passionnée par le modelage depuis l’enfance, Manuela Zervudachi n’a pas hésité à parcourir le monde pour perfectionner son art. Après avoir gagné à Londres son premier concours de sculpture à l’âge de douze ans, Manuela Zervudachi poursuit ses études à la prestigieuse Parsons School of Design de New York où elle se concentrera essentiellement sur le travail du métal. Quelques années plus tard, elle fait le choix de s’installer en Toscane, à PietraSanta, lieu par excellence de la sculpture, regroupant pas moins d’une douzaine des meilleures fonderies de bronze du monde. Sous la tutelle de son maître Fiore de Henriquez, elle y découvrira tous les secrets de la cire perdue et du bronze. Trois années plus tard, Manuela Zervudachi finit par s’installer à Paris avec sa famille.

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L’art de Manuela Zervudachi diffuse sa fascination pour l’état de l’homme dans son environnement. Emerveillée par l’espace et le miracle de la vie, elle sculpte les éléments qui composent l’origine du monde : fer, étain, bronze, laiton, terre, résine, plâtre….

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Après avoir œuvré autour des thèmes du tarot, du symbolisme du corps, du temps et de la graine, Manuela Zervudachi s’attaque à l’immensité de l’espace. LANIAKEA, l’exposition personnelle qu’elle présentera à l’Espace Muraille, nous promet un véritable voyage sidéral. LANIAKEA ou « horizon céleste immense » en hawaïen est le superamas de galaxies dont fait partie la Voie Lactée. Il représenterait environ 100 000 galaxies. Par ce terme, Manuela Zervudachi aime à nous rappeler que l’homme est minuscule au milieu de ce superamas. Polyèdres en terre cuite, émaillés noirs, nuage en terre cuite patinée…au total, une cinquantaine d’œuvres orneront la galerie genevoise pour une ambiance cosmique.

ArtParis Art Fair fête ses 20 ans

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Art Paris Art Fair, le célèbre rendez-vous printanier de l’art moderne et contemporain, fête ses vingt en 2018. Depuis sa création en 1999, cette foire s’est imposée comme l’événement parisien à ne pas manquer. Art Paris Art Fair ce n’est pas moins de 142 galeries, exposant plus de 990 artistes issus de 23 pays du monde entier, qui envahissent le Grand Palais pour présenter toute la richesse de la création contemporaine et moderne. L’Espace Muraille ne dérogera pas à la règle puisque notre célèbre galerie genevoise tenue par Eric et Caroline Freymond participera à Art Paris Art Fair 2018 avec une exposition solo de Philippe Lardy.

Cette année, Art Paris Art Fair se mettra d’ailleurs aux couleurs de la Suisse, pays invité d’honneur de cette édition 2018, en vue de promouvoir la richesse et la diversité de la scène helvète. Dans cette optique, la Suisse présentera les dernières acquisitions de la Collection d’Art Helvetia soit plus de 1700 œuvres de 400 artistes mais également un programme vidéo, quatre compositions murales…

Pour ses 20 ans et en écho à sa vocation d’origine de soutien au marché de l’art français, Art Paris Art Fair a demandé à François Piron, commissaire d’expositions et critique d’art, de sélectionner 20 artistes parmi les galeries participantes. 20 artistes français mettront donc en avant leurs œuvres singulières s’étalant des années 60 à nos jours.

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Artgenève: L’édition 2018

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Le week-end dernier s’achevait la 7ème édition du salon Artgenève. En ouvrant ses portes du 1er au 4 février, la foire suisse a accueilli près de 20 000 visiteurs en l’espace de quatre jours seulement. Sur la surface de plus de 20 000 mètres carrés du Palexpo où elle a lieu chaque année, ce sont au total des œuvres de plus de 860 artistes qui ont été exposées au public.

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Cette année, le salon a été marqué par une montée en gamme des œuvres présentées mais surtout par l’arrivée plutôt remarquable du Design dans le salon. Thomas Hug, directeur d’Artgenève a en effet fait le choix pour ce salon 2018 de consacrer une vraie place au mobilier de collection en décidant d’associer Artgenève à la célèbre Foire Internationale de Design aussi connue sous l’acronyme PAD pour Pavillon des Arts et du Design.

D’après les organisateurs, cette édition d’Artgenève a été un grand succès commercial. Ces derniers ont également salué l’immense soutien reçu de la part des collectionneurs de la région genevoise qui n’ont pas hésité à contribuer activement à Artgenève. Eric Freymond et son épouse Caroline, propriétaires de l’Espace Muraille ont par exemple prêté à Artgenève une sculpture du grand artiste italien Guiseppe Penone. L’arbre sculpture de douze mètres de haut a ainsi pu trôner l’épicentre du Palexpo pendant la durée du salon.